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Mémoire Seconde Guerre Mondiale

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son discours, De Gaulle met en valeur l’unité nationale de la résistance française de manières différentes.

On peut noter que De Gaulle utilise un certain nombre de procédés stylistiques dans son discours. « Qu’elle combattit comme elle pouvait, à Bruneval ou à Bir Hakeim, aux Glières ou en Tunisie, au Vercors ou en Italie ». En effet ici, lorsque De Gaulle énonce les différentes sortes de résistances, il introduit un rythme binaire, très répétitif, tout en mélangeant et en établissant une correspondance entre ces deux résistances, dans le but de montrer qu’elles forment un seul et même ensemble.

Lorsque de Gaulle parle d’une résistance « une et indivisible », il cherche à mettre en valeur l’unité nationale en gommant les clivages idéologiques à l’intérieur de la résistance même. (On sait qu’il y avait des résistant français communistes, dont l’idéologie diffère des résistants adhérant à De Gaulle). De même que De Gaulle tend à convaincre son public que la résistance française était présente en masse. « Elle s'est peu à peu embrasée, à partir de là, à mesure des espérances et des possibilités, jusqu'à s'étendre au peuple tout entier » Or cela ne correspond pas à la réalité, puisqu’il y avait de nombreux Vichystes, un réseau résistant faible.

Par ailleurs Charles De Gaulle fait ici l’impasse sur le fait qu’une majeure partie la France ait adhérée au régime de Vichy. « Elle a eu ses hauts et ses bas, ses erreurs et ses grandeurs, ses défaillances et ses triomphes. » En effet, on peut dire que ce discours, sur le thème de l’unité nationale, rappelle le projet de mémoire Gaulliste, avec un régime de Vichy qui est considéré comme une parenthèse, un événement « insignifiant » de l’histoire de la France dans la seconde guerre mondiale.

Question 03 :

De Gaulle fait une allusion plus que distincte à la résistance française communiste, ce qui pose et révèle l’existence d’une rivalité entre les mémoires Gaullistes et Communistes de la seconde guerre mondiale.

Lorsque De Gaulle dit « Telles ambitions et surenchères partisanes qui prétendent se l’attribuer en tout ou en partie sont vulgairement sacrilèges », il fait clairement référence à la résistance du parti communiste français, qui, lors que de la seconde guerre mondiale s’est affirmé comme la plus brave. On peut relier ceci à la fusillade de Château Briant, après lequel le parti communiste s’est proclamé comme le parti des « 75000 fusillés », ce qui montre une volonté de dire que ce sont eux qui ont pris le plus de risques dans leurs manœuvres.

De même qu' ici, à l’inverse de l’image d’unité nationale dans la résistance que donne Le Général de Gaulle en montrant qu’il existe plusieurs formes de résistance, les communistes, dans leur vision des mémoires de la guerre, tendent à survaloriser la résistance intérieure, propre au parti communiste.

Cependant on peut noter qu’il ne va pas au bout de son propos, il ne brise pas un tabou de la mémoire communiste, celle qui dit que les communistes sont des résistants de la première heure.

Question 04 :

Ce discours du général De Gaulle, récit sur la résistance française, va être la mémoire de la résistance la plus présente dans la société française jusqu’aux années 80.

En effet, dans ce discours, De Gaulle déclare que la France Libre qui par ailleurs, est la résistance qu’il a lancée, s’est étendue à tout le peuple. Ainsi, De Gaulle installe et forge le mythe d’une France résistante dans son ensemble. Pour confirmer l’ancrage de cette mémoire, on peut voir que pendant près de 30 ans après la seconde guerre mondiale, c’est la mémoire Gaulliste qui domine. En effet ce récit est prolongé lors de la panthéonisation

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