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Suffit il d'être soi pour être libre

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sée à la crise d'adolescence, se traduit par un besoin de se detacher de ce qui, jusqu'alors, avait traduit nos faits et gestes. Je m'explique, car il y a toujours, et sans hasard aucun car nous nous formons d'abord sur nos proches, un « moi privé » et un « moi social », un « être » et un « paraître », il est difficile de gagner de l'independance face aux pensées, idéalismes et autre qui nous ont construit. Et pourtant, c'est un besoin viscéral, car nous dependont des autres, nous avons besoin d'eux pour nous reconnaître, nous avons la sensation d'être enfermé, emprisoné, de vivre uniquement sur leurs dos, au profit de notre liberté. Nous avons besoin d'être nous même, pour être libre.

La première forme de liberté, et aussi surement la plus exigée, est la liberté politique. Pour pouvoir esperer changer un regime autoritaire, un regime de contraintes et d'obligations, il faut tout d'abord penser interieurement que ce regime n'est pas fait pour nous, et de par la responsabilité, repondre de nos pensées, peut être même faire une révolution, gagner la liberté.

Prenons pour exemple les femmes des années 70, réclamant le droit à l'avortement, la liberté de disposer de leurs corps comme elles le souhaitent, et non plus d'être considerées comme sous la tutelle de leurs maris ou sous l'obligeance d'une organisation intégriste et religieuse. Être soi même paraît alors comme la toute première liberté, le permier pas vers l'independance.

Enfin, être libre c'est, selon Spinoza et les Stoïciens, connaître sa nature et celle qui nous entoure et se soumettre volontairement à leurs lois. C'est donc reconnaître les contraintes naturelles (un homme ne peut voler, par exemple) mais aussi connaître sa propre nature.

Mais le fameux cogito cartésien, « je pense, donc je suis », n'enferme t-il pas l'être dans ce qui semble être une forme fixe, doté d'une conscience que rien, jamais rien ne changerais ? L'être n'est-il pas plutôt en constante evolution ? Et si être libre ne depend que du fait d'être soi, pouvons nous un jour atteindre la liberté ?

Beaucoup d'elements ne dependent pas de notre nature profonde, de notre personnalité, et si, non pas La liberté mais plusieurs forme de liberté en faisaient parti ? Prennons par exemple la liberté physique, a t'on reellement besoin de faire intervenir une personnalité fixe, acquise, pour souhaiter d'être liberé des chaînes qui nous entravent ? Un enfant, dès le plus jeune age, exprime le derangement causé par sa liberté de mouvement qu'il voit comme fatalement réduite, sans pour autant avoir developpé sa personnalité au plus haut terme.

Sartre nous fait alors egalement reconnaître que l'exigence d'être libre, demande avant tout le fait d'exister ; or, exister veut litteralement dire « sortir de soi ». Il nous faudrait donc une capacité consistant à nous decentrer, à se projetter dans autrui pour acquerir toute forme de liberté. Cela veut dire que nous n'avons nullement besoin d'être nous même pour exiger la liberté, mais bien de pouvoir sortir de nous même.

Selon la Declaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » (bien que de tels droits ne soient respectés qu'au petit bonheur la chance) nous sommes né libre, pourquoi chercher des conditions à le devenir ?

De plus, si nous sommes en continuel changement, car nous apprenons toute notre vie de nouvelles choses, qui plus tard serrons parties intégrantes de notre être, la liberté qui serait, comme on l'a admit plus haut, dependante à cela, ne pourrais jamais être atteinte, quite à être une utopie, je suppose que je ne suis pas la seule à preferer voir la liberté comme independante à notre personnalité profonde.

Nous sommes sans arret, durant toute notre vie, contraint de tel ou tel chose et bien peu s'en écartent. Par exemple, respecter une certaine hygiene de vie, travailler pour avoir un revenu, dormir la nuit, être actif le jour. Ces petite contraintes ne font pas appel à notre être. La routine est même, selon moi, contraire à la personnalité : elle ne nous defini pas quand elle se traduit par des contraintes (contrairement au loisirs qui, eux, nous definissent), et selon les revolutionnaires de mai 68 qui pense le travail comme la routine par exellence, contraire à la liberté : « Les gens qui travaillent s'ennuient quand ils ne travaillent pas. Les gens qui ne travaillent pas ne s'ennuient jamais ».

Et inversement, si être nous même nous mene à la liberté, alors que dire des soldats qui, durant les deux guerres mondiales, se sont opposés à l'autorité militaire pour defendre leurs convictions, leurs être, et se sont fait abattre sauvagement ? Il semble donc que l'affirmation juste serait qu'il y a une certaine independance entre « être soi » et « être libre ».

Mais être soi même est une certaine satisfaction, un but à atteindre, aussi idéal soit-il. Que ces deux notion d'être et de liberté soient ou non des relations de cause à effet, cela ne voudrait-il pas dire que l'on ai besoin de l'un pour accomplir l'autre, sans pour autant que cela soit necessaire ?

Spinoza stipule ainsi « Nous nous croyons libre uniquement parce que nous sommes conscients de nos actions alors que ignorons les determinismes qui nous font agir. » Il est dur d'être impartial au sujet de la force qui nous pousse à agir : Conscience ? Inconscience ? Or, bien que l'inconscience n'aide pas la responsabilité, elle n'est pas incompatible à la liberté. Beaucoup de notions forgent notre souhait de la liberté, parfois même l'acomplissement de ce souhait.

L'opinion commune pourrait en être une, d'où le celebre tableau « La liberté guidant le peuple » du tout aussi celebre Eugène Delacroix. Car nous ne vivons pas seul, mais bien en collectivité, c'est aussi plusieurs êtres accomplis ou non qui peuvent se permettre d'exiger la liberté.

Il est aussi dit que l'ignorance est contraire à la liberté, la connaissance serait donc un synonyme de celle ci. Par la connaissance, par notre propre culture, on acquier une liberté, nous sommes delivré de l'ignorance, et par cela même du coformisme. Je me permet ainsi de faire le lien avec les hommes de pensé, philosophes et hommes de lettres ou de science : Quelqu'un qui se questionne est quelqu'un de libre, quelqu'un qui cherche par la supposé objectivité des medias et faits historiques, sa propre subjectivité est quelqu'un qui s'offre lui même sa liberté, sa liberté de penser.

« Arbeit macht frei » , inscription que l'on peut encore lire à

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