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Histoire Et Philosophie De l'Éducation

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sur ce qui n’est pas encore, voilà donc la première fonction de la conscience », « sur ce passé dit-il, nous sommes appuyés sur cet avenir nous sommes penchés ; s’appuyer et se pencher ainsi, est le propre d’un être conscient » (Bergson, l’énergie spirituelle). Il conclut : « si conscience signifie mémoire et anticipation, c’est que conscience est synonyme de choix ».Etre enseignant c’est être héritier d’un passé et être un passeur.

I. L’antiquité : le logos

a) Le contexte

Socrate est considéré comme le premier philosophe. Au Vème siècle avant JC, le discours qui prédomine est le mythe (mytho). Il y a une incidence sur la vie des grecques. Discours dominant est le religieux, avec une religion polythéiste ; cette religion décline car ce qui va prédominer c’est le logos.

Le logos est le discours, la parole, la mesure, les sciences. Dans ce contexte, la parole va commencer à se répandre, et on est dans le début de la démocratie. Début également des politiques démocratique. Ce que montre Jean Pierre VERVANT dans mythe et pensées chez les Grecques, ils vont inventer la politique (restreinte), l’art, la philosophie et la réflexion pédagogique. L’éducation, qui est objet de pratiques empiriques, de façon expérimentale, va devenir un enjeu théorique. On va s’intéresser à la manière d’éduquer un enfant.

Comment éducation, formation, transmission de savoirs et de valeurs sont-elles possible ? Pour y répondre nous allons nous référer à Platon dans une œuvre prototype : le Menon de Platon.

b) Une œuvre prototype : le Menon de Platon

On connait Socrate par son disciple le plus célèbre : Platon. Il va se servir de Socrate pour écrire.

Le Menon pose une question, c’est : la vertu peut-elle s’enseigner ? => est-ce qu’on peut apprendre à devenir bon ? Double réflexion sur le contenu, qui est la fois morale et politique. Mais aussi une réflexion sur la forme qui concerne l’enseignement, transmission du savoir => est- ce qu’on peut transmettre ce que l’on sait ? Transmettre implique de savoir. Socrate implique comme tache à l’éducation, la transmission du moral, intellectuelle et politique qui est indissociable. A travers cette œuvre, on comprend que l’éducation a pour but de transmettre un idéal humain.

Ce que nous donne à voir le Menon, ce sont des leçons d’éducation. Au travers d’un système de question/ réponse, Socrate va nous montrer qu’éduquer n’est pas importer des connaissances dans esprit réceptacle vide qu’il s’agirait de remplir. Mais qu’il s’agit au contraire de mettre en œuvre la réflexion de l’élève, de l’inviter à réfléchir. L’élève est à même de savoir, il détient en lui un savoir qu’il faut faire émerger. Socrate est un guide qui va accompagner l’élève à découvrir ce qu’il sait. L’élève a en lui des éléments de principes rationnels, et le pédagogue a pour rôle de lui permettre de trouver par lui-même la solution au problème. Il s’agit d’user de la réminiscence. => se rappeler/ se souvenir.

Socrate ne se présente pas comme un maitre à penser, mais comme bon pédagogue, il va confronter son élève à l’erreur : c’est en prenant conscience de l’erreur qu’on sera à même de les corriger, on va positiver l’erreur, l’apprentissage ne peut pas se faire sans l’erreur. Cette idée se retrouvera sous la plume de Gaston BACHELARD. => Il va mettre l’accent sur les obstacles épistémologiques .

La démarche de Socrate, consiste à faire accoucher son élève : c’est la maillotique Socratique. Ceci rompt complétement avec la routine de la pratique pédagogique, qu’on a dans le monde antique. Il s’agit de faire émerger ce qu’il y a en chacun, ce qui va s’opposer avec la Doxa (l’opinion commune). Contre la doxa, il s’agit de faire émerger le logos, raison qui est présente en chacun.

Pour Socrate, une éducation qui se comprend est de révéler et de déployer la raison qui est en chacun, et ne pas seulement s’imprégner de l’extérieur.

c) Distinction entre deux rapports au savoir

On peut considérer un rapport au savoir sous le signe de l’instruction.

 La finalité est d’acquérir des connaissances et de les accroitre. On va prévaloir la quantité sur la qualité. A l’époque de Socrate, des individus sont dans l’optique de ce rapport au savoir : les sophistes . Pour eux ce qui importent ce sont plutôt les réponses aux questions, la forme au contenu. Penser d’une certaine manière, cette peser sur la réflexion de l’autre => bien parler permet de dominer, celui qui sait est celui qui a le pouvoir, la reconnaissance.

C’est contre les sophistes que la philosophie va s’ériger, et va mettre le rapport au savoir sous le signe de l’éducation.

 La finalité de l’éducation est de rendre meilleur. On va privilégier la qualité que la quantité. On va privilégier l’acquisition du bien (kaloskagathos => bien, vrai, beau). Le savoir est au service de cet idéal. On va privilégier les questions aux réponses, et chaque réponse sont susceptibles d’être questionnées à nouveau. Socrate va dire : « je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ». Pour lui philosopher et éduquer c’est la même chose. Cette idée ne tient pas lui uniquement dans le cadre d’un enseignement scolaire, mais aussi à l’égard de ses compatriotes . Tout le monde est éducable et personne ne détient la vérité, car la vérité s’élabore à plusieurs. Chez Platon, ce qui prime est le dialogue et le mouvement dialectique. C’est dans la confrontation à l’autre que peuvent évoluer et progresser les choses.

« Allégorie de la caverne» Manière symbolique d’évoquer la condition humaine. Prisonniers qui sont attachés dans une caverne et qui voient le bout de la caverne des ombres à l’extérieur. L’éducation, c’est de sortir le « prisonnier » de la « caverne » et l’habituer progressivement à la connaissance => chacun ne va pas avoir le même rythme. L’éducation va amener progressivement à sortir de l’ignorance pour amener l’élève à la connaissance . But de Socrate n’est pas d’inculquer un savoir, mais d’amener quelqu’un par le dialogue et la discussion au savoir dont il est porteur. Socrate, comme conscient de son ignorance, accepte d’activer sa réflexion.

d) Deux principes essentiels de confrontation au avoir

 Les mathématiques vont représenter un modèle, un paradigme du savoir rigoureux. Avec cette idée que le logos est mathématique, une raison qui fonctionne bien, dans la rigueur, dans la démonstration. Exemple de la reproduction du carré dans le Menon. Platon a fondé une école : l’académie, avec écrit sur le fronton : nul n’entre ici s’il est géomètre.

 La raison, son exercice, suppose une logique discursive. Pour faire preuve de raison on doit faire appel au discours, qui est basé sur certains principes (la règle d’identité), qui sont la condition du dialogue ou de l’échange euristique . La dialectique est une logique d’argumentation qui suppose une réflexion sur le langage.

On est dans deux modes de pensée qui s’opposent et se rejoignent.

Ceci est à l’origine de la double définition de l’enseignement que l’on va retrouver au moyen-âge : le quatrium médiéval.

Renvoi aux 4 piliers de l’enseignement :

• Géométrie

• Arithmétique

• Musique

• Astronomie

L’autre aspect de l’enseignement c’est le trivium :

• grammaire

• rhétorique

• dialectique

C’est ce qu’on appellera la vérité classique.

D’un côté ceux qui savent parler, et de l’autre ceux qui savent avoir un raisonnement logique. Ce double contenu caractérise l’honnête homme, une tête bien faite.

La question morale (pourquoi éduquer ? Dans quel but ?) va être objet de polémique, et renvoi à des positions philosophiques différentes.

e) L’opposition conceptuelle majeure entre la phusis (= nature) et la nomos (= loi)

Cette opposition va être illustrée par différents personnages, dont ceux qui se soustraient à loi : les sophistes dont Protagoras .

Pour les sophistes, les valeurs politiques, morales et juridiques, ne sont que des conventions posées par la cité. Cette idée va aboutir à la méthode positiviste. Renvoi au droit tel qu’il est institué et diffère de la position relativiste. Dans ce cadre, l’éducation va consister à faire intégrer à un individu les valeurs du groupe, dans le but de le conformer à ce groupe et à ces valeurs, mais il n’y a pas d’idéal universel. Ces valeurs sont contestables, car donnée par ce qui ce fait, elles viennent d’une société donnée et n’est pas universel. On se conforme à l’usage, à ce qui se fait.

La norme est la phusis, illustrés par Caliclés dans le Gorgias. Ici on se réfère au droit naturel qui se réfère

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