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Pan Dieu des bergers et des troupeaux, démon à demi homme et à demi animal à la figure barbue qui exprime la ruse bestiale, avec son front surmonté de deux cornes, ses membres inférieurs d'un bouc, et ses pieds pourvus de sabots fendus. Il est doué d'une activité sexuelle considérable: il poursuit nymphes et jeunes garçons avec une égale passion. En cas d'échec, il se satisfait lui-même. Il est bien accueilli par les dieux de l'Olympe malgré sa laideur. Il fait partie du cortège de Dionysos. Il ressemble aux Satyres. Son nom signifie celui qui réjouit le cœur de tous. Les philosophes voient en lui l'incarnation de l'univers, le Tout. A Rome il est assimilé au dieu Faunus ou au dieu des bocages Sylvain. Il est célébré par Virgile dans Les Géorgiques.

Phébus, le Brillant, épithète et nom latin d'Apollon, ms adultérin de Zeus, il est né à Delos (la brillante), frère d'Artémis. Ses attributs sont la mitre d'or, la lyre et le char de cygnes. A Delphes, sur un trépied la Pythie rend ses oracles. Le Péan = hymne en l'honneur d'Apollon. Beau, grand, aux boucles noires aux reflets bleutés, comme les pétales de la pensée. Nombreuses amours avec nymphes et mortelles. Le culte des Muses est lié au sien, il est le père avec Thalie de démons qui font partie du cortège de Dionysos, les Corybantes, le père d'Orphée avec Uranie ou Calliope. Il apprend l'art de la divination à Cassandre par amour pour elle mais comme elle se refuse à lui il lui retire le don d'inspirer confiance dans ses prédictions. Dieu de la musique et de la poésie sur le Mont Parnasse. Il préside au jeu des Muses. Oracles en formules versifiées. Il inspire les devins et les poètes avec Dionysos, mais son inspiration est plus mesurée. Dieu de la religion orphique. Père de Pythagore, protecteur d'Auguste.

Muses, filles de Mnémosyne et Zeus, fruit de 9 nuits d'amour. Calliope et poésie épique, Clio et histoire, Polhymuie et la pantomime, Euterpe et la flûte, Terpsichore et la poésie légère et la danse, Erato et la lyrique chorale, Melpomène et la tragédie, Thalie et la comédie, Uranie et l'astronomie.

Introduction.

Juste après « Les Phares », le poète aborde le cycle de «comment travailler ». Après avoir chanté le pouvoir qu'a le poète de pénétrer le réel, sa supériorité par rapport au commun des mortels, surtout par rapport au «vulgaire », son appartenance à l'infini, son rachat par le martyre qu'il subit, le poète ouvre, avec « La Muse malade» un cycle à tonalité sarcastique dans lequel la muse, divinité gréco-romaine est rabaissée à une femme malade ou vénale. Il est question alors des difficultés de la création poétique, des terreurs du poète, de ses compromissions, de la panne de l'inspiration. Le poète se montre en train de tenter de la ressusciter par son travail. Ce poème ouvre ce cycle qui se termine à « Le guignon» (XI). Il appartient au cycle des obstacles du réel qui viennent s'opposer aux élans du poète vers l'Idéal. Le poète nous plonge alors dans le Spleen (= rate en anglais. En fait, c'est un mot latin d'origine grecque = rate, hypocondrie. En 1745 =« humeur noire », mot employé par Voltaire

et Diderot. Dans l'ancienne médecine, la rate passait pour secréter «la bile noire », cause d'humeur mélancolique. En fait, elle produit l'hémoglobine, des pigments biliaires et des anticorps. L'adjectif «splénique », datant de 1555 signifie qui appartient à la rate, comme l'artère splénique).

Lecture du poème

Deux quatrains dans les quels le poète interroge sa muse, sur son changement subit, un certain matin « ce matin» (vers 1) et formule des hypothèses.

Deux tercets dans lesquels le poète formule un souhait irréel, irréalisable, celui de la renaissance de l'inspiration poétique rattachée à la chrétienté et à l'antiquité.

Sonnet irrégulier: Les rimes des tercets sont plates ou suivies.

Problématique: Que symbolise la muse malade?

I Le poète

1) a) Désarroi : Il est malheureux, il soupire «hélas !». Il montre

même son exaspération avec le « donc » d'insistance dans le 1er vers.

b) Il interroge: Une question ouverte dans le premier vers. Attente d'une réponse longue. Deux questions fermées où la réponse attendue est oui, non, je ne sais pas, peut-être …

2) Il déchiffre ce qu'il voit « Et je vois tour à tour » Il interprète les signes de la stérilité

3) Il formule des souhaits a) Une longue phrase complexe qui s'étend sur deux tercets, 6 vers, phrase qui commence par « Je voudrais »

b) Il se montre tourné vers un passé syncrétique, conciliateur: « sang chrétien », « syllabes antiques » et évocation de Phoebus et de Pan.

II La Muse

Etre traditionnel depuis la poésie antique. Le poète renouerait-il avec

les poètes de la pléiade, les poètes baroques, voire même les poètes classiques ?

1) Une femme malade et égarée par la peur, une folle qui ne délire même pas, qui est muette. Les signes d'une mauvaise nuit due à de mauvais rêves dont l'action destructrice se lit sur le visage de la femme au réveil dès le 2ème vers «tes yeux creux ». Elle a une apparence inhabituelle, son visage est abîmé. Elle semble avoir subi un traumatisme, un choc nocturne. Son teint n'est pour le moment pas décrit. Le poète essaie de lire en elle et fait des hypothèses. Il nous met en présence d'une femme folle et horrifiée de ce qu'elle aurait vu la nuit «visions nocturnes ». Les rêves nocturnes exercent une action maléfique sur cette femme, ce qui est traditionnellement admis. En effet, les rêves révèlent des désirs coupables. En ce sens, ils sont condamnables. Dans le deuxième quatrain il est question de « cauchemar» que le poète personnifie: il en fait un homme agressif, peut être un violeur, un meurtrier. La muse apparaît comme une victime qui subit «les visions nocturnes », les démons, le cauchemar. Le pronom personnel se référant à la muse est toujours complément « ont-ils versé» sur toi. « T'a-t-il noyée ». La muse a subi des agressions. On assiste même à sa mort, une mort à la fois violente due au « coup de poing » et lente avec la noyade dans des marais.

2) La muse idéale, une femme en pleine santé, rassurante, renfermant en elle de «pensers forts », terme archaïque et littéraire signifiant faculté de penser, esprit, imagination, façon de penser, quelque chose de virile en elle; une femme pieuse avec «un sang chrétien », la vierge Marie, peut-être, une femme musicienne, (une sorte de Sapho (650 à 580 à Lesbos, strophes brèves, vers très courts), ce qui est le contraire de la vierge Marie), une femme habitée par le Christ, et les deux divinités grecques contradictoires ou complémentaires de la poésie. Une terre nourricière d'abord par son sein qui suggère le lait maternel, et la présence en elle de Pan « le seigneur des moissons », Une femme comblée par l'homme? Une muse virile? Une mère?

III Allégorie : Dédoublement du poète?

1) Stérilité de l'inspiration

Un temps qui n'est plus: l'antiquité et la chrétienté,

Un monde meurtri, des êtres abîmés par une maladie qui vient de l'intérieur.

2) Apparition d'un autre être, un être masculin meurtri, La muse représente alors le poète lui-même qui se dédouble.

Elle est comparée implicitement à Marius, général romain, vaincu et réfugié dans les marais du Minturnes, Elle est victime d'une lutte virile dont elle sort vaincue,

3) Recherche dans la poésie d'autrefois, la poésie à ses origines et le christianisme, Image bucolique, Une pastorale. Ironie? «pensers forts », pensées viriles, une muse prête à combattre pour révéler le monde, Une muse habitée par des divinités masculines.

Le poète fait un parallélisme entre la création naturelle et la création poétique ou plutôt il annonce la mort de ce parallélisme. La poésie se situe hors de la vie et de la jouissance, elle ne peut que traduire l'angoisse, la perte, le manque, le vide.

Conclusion.

La création est de l'ordre du vœu et de l'irréel, alors que le présent n'est composé que de maladies, de folie, de peurs, de cauchemars et d'horreur. Baudelaire évoque deux muses, Ce poème s'insère donc dans un diptyque: l'autre muse, la muse vénale est assimilée à une femme misérable qui, pour mettre fin à sa pauvreté, doit se transformer en imposteur, ou en saltimbanque de façon à satisfaire «la rate du vulgaire », c'est-à-dire la mélancolie de ses contemporains, assimilée à une fleur par le verbe« épanouir ».

Le thème de la stérilité poétique et l'instauration d'un dialogue avec la muse par le poète ne sont pas nouveaux.

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