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Fiche De Lecture "Un Merveilleux Malheur"

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bjectif est d’étudier le développement humain, la complexité des systèmes relationnels, l’influence de l’inconscient sur la biologie et la construction psychologique d’un individu.

A partir des années 1980, Cyrulnik diffuse son savoir à travers ses livres : « Mémoire de singe et paroles d’homme », « Les vilains petits canards », « Un merveilleux malheur »…

Il anime, aujourd’hui, un groupe de recherche en éthologie clinique à l’hôpital de Toulon-la-Seyne, dans le sud-est de la France.

Références de l’ouvrage :

« Un merveilleux malheur », ouvrage de Boris Cyrulnik, est paru en 1999 puis réédité par Odile Jacob dans la collection Poches Odile Jacob en février 2002. Cet essai de 218 pages est organisé en deux chapitres, « l’espoir inattendu » et « Soleils noirs sans mélancolie ».

Résumé de l’ouvrage :

Boris Cyrulnik aborde, dans son écrit, le thème de la résilience : capacité que l’on a à vivre ou survivre en dépit des obstacles, que l’auteur lui-même a dû développer pour surmonter son enfance tragique.

Il nous démontre, à partir de l’étude de cas cliniques, de consultations, de documentations que c’est dans la difficulté que l’être humain se construit. Nous avons en effet une capacité étonnante, la résilience, à nous remettre des traumatismes psychiques les plus violents et à nous sortir des situations les plus désespérés grâce à l’élaboration d’un récit intérieur et de mise en place de facteurs de protection tels que les facteurs individuels, les facteurs familiaux et ceux de soutien.

L’auteur utilise, tout au long de son ouvrage, l’image du tricot et du maillage qui se fait, se défait et qui en gardant des imperfections continue de se construire. L’être humain serait ainsi en construction permanente, chaque rencontre peut être un virage qui influence sa trajectoire intime ou sociale.

Identification des mots clés :

Dans son ouvrage, Un merveilleux malheur, Boris Cyrulnik traite deux concepts, la résilience et l’oxymoron. Selon l’auteur, ces deux mots « organisent la manière d’observer et de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis ».

Explication des mots clés :

Selon l’étymologie, le mot résilience vient du latin et signifie ressauter, rebondir.

A l’origine, en métallurgie, la résilience désigne une qualité des matériaux qui se manifeste par leur capacité à retrouver leur état initial à la suite d’un choc ou d’une pression continue. Selon la définition du dictionnaire, la résilience est un terme de physique qui définit, en mécanique, le degré de résistance d’un matériau soumis à un impact.

Dans le dictionnaire anglo-saxon, le sens est élargi à la robustesse corporelle et à la résistance du caractère.

L’oxymoron désigne une réunion de mots de sens opposé.

Afin de mieux comprendre leur sens, voici comment l’auteur définit ces mots.

La résilience est « la capacité à réussir, à vivre, à se développer positivement de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comportent normalement le risque grave d’une issue négative ».

L’oxymoron est « une figure de rhétorique qui consiste à associer deux termes antinomiques. Cette figure permet d’exprimer une antithèse ».

Selon Boris Cyrulnik, « l’oxymoron fait apparaître le contraste de celui qui recevant un coup s’y adapte en se clivant ».

Les deux forces opposées sont nécessaires à l’équilibre.

II. Raisons de mon choix d’ouvrage :

Le nom de Boris Cyrulnik m’a été présenté et recommandé lors de ma formation au CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) petite enfance par une directrice de crèche. Mais je n’avais, jusqu’à aujourd’hui pris le temps de me pencher sur ses écrits.

Au commencement de ma formation d’éducateur spécialisé, cet auteur nous a été cité par un intervenant de l’axe 1, « l’être humain un sujet en interaction » avec quelques éléments de sa bibliographie.

Le titre « Un merveilleux malheur » m’a immédiatement interpellé, j’étais curieuse de lire comment l’auteur allait argumenter ce titre, qui selon moi est quelque peu risqué.

« Un merveilleux malheur », ces deux mots semblent si contradictoires que le titre de l’ouvrage de Boris Cyrulnik m’a paru presque choquant. « Un merveilleux malheur », c’est utopique…bien sûr, l’auteur ne dit pas qu’un malheur peut être merveilleux, d’ailleurs, il précise dès l’introduction « qu’aucun malheur n’est merveilleux ». Il explique que son intention est de nous faire comprendre que personne ne doit se soumettre à l’épreuve, que chaque individu a des armes pour la combattre, pour ainsi continuer à vivre.

Tout le monde connaît ou a connu des problèmes, des obstacles, des malheurs au cours de sa vie : des deuils, des souffrances, des maltraitances, des chocs affectifs… Et quand le malheur survient, quand le deuil frappe, on se sent anéanti, on a l’impression que la vie ne peut pas continuer. Que faire ? Nous soumettre à cette épreuve ou la combattre ?

N’échappant pas aux aléas de la vie, j’ai moi-même essuyé des traumatismes importants, en particulier un. J’ai été victime d’agressions sexuelles répétées pendant mon enfance par un proche de ma famille. Boris Cyrulnik présente ce traumatisme, l’inceste, comme étant laborieux à surmonter, il écrit : « (…) Mais quand l’agression vient de ceux qu’on aime, le travail de métamorphose est bien plus difficile. » Cette épreuve, je l’ai surmonté, pas sans difficulté, mais le temps, les mots racontés, les poèmes écrits m’ont aidé à extérioriser ma douleur et de me reconstruire.

Sans le savoir, j’ai développé de la résilience et cette résilience m’a aidé à me développer. Je possède une personnalité forte qui me permet d’appréhender la vie avec plus d’optimisme. En effet, je connais ma possibilité à sauter un obstacle et le surmonter.

« Je suis une combattante. Ce qui m’est arrivé (l’inceste) m’a rendue pas comme les autres. Je suis obligée de devenir plus sage et plus forte. » Ces propos, délivrés par une jeune femme à Boris Cyrulnik, sont également les miens.

Chaque épreuve surmontée nous rend obligatoirement plus fort, car cela devient une arme pour affronter les futurs tourments. Une citation célèbre de Nietzsche résume bien la notion de résilience : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». J’affectionne particulièrement cette expression qui m’a permis de garder la tête hors de l’eau même dans les situations les plus délicates.

A chaque difficulté, lorsque j’ai envie de baisser les bras, je me remémore cette phrase jusqu’à le franchissement de l’obstacle. Une fois la complication dominée, je ressens une certaine fierté, fière d’être toujours debout, fière d’avoir vaincu ce malheur. Les résilients, moi-même, connaissons notre capacité à dépasser les défis et par conséquent nous pouvons appréhender les méandres de la vie avec plus de sérénité.

Ce livre renvoie en mots ce que j’ai vécu, ce que j’ai surmonté et ce que je vis et pense aujourd’hui, mais il reflète également la vie de nombreux individus ayant des problématiques que je pourrais rencontrer au cours de ma formation.

De plus, cet ouvrage diffuse l’idée pour laquelle je souhaite devenir éducatrice spécialisée en présentant notre métier comme ayant un rôle a joué dans la construction future des personnes en difficulté. En effet, j’ai envie de me rendre utile, d’aider comme on m’a aidé. Je n’ai pas la prétention de vouloir changer le monde mais rendre le sourire, permettre aux personnes d’aborder la vie avec plus de confiance, plus d’optimisme me paraît réalisable.

Boris Cyrulnik pense également que les institutions, et les personnes qui y travaillent sont importantes dans l’accompagnement et le suivi d’un individu qui pourrait connaître une vie délicate, douloureuse.

III. Questionnements et centres d’intérêt qui découlent de cette lecture :

Après la lecture d’ « Un merveilleux malheur », je pense réaliser davantage le besoin d’étayage, de soutien nécessaire et indispensable aux victimes. Les victimes peuvent être effondrées, désorientées et comme nous le précise Boris Cyrulnik « Qu’un seul point d’appui soit offert et la construction reprendra ». Pour moi, c’est un pouvoir que les travailleurs sociaux possèdent, le pouvoir d’aider un individu à se relever, simplement par une écoute attentive, un geste, une parole.

Boris Cyrulnik développe, dans le premier chapitre, les mécanismes de défenses que possèdent les personnes résilientes dont celui de l’altruisme. L’altruisme est l’ensemble des actes d’un individu qui aide et favorise la survie d’autres individus sans que cela ne lui apporte un quelconque avantage. « Le dévouement à autrui permet d’échapper au conflit intérieur et permet de se faire aimer

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