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L'Inconscient

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cience est ce par quoi il peut y avoir un sujet qui se représente et un objet représenté. Par elle s’opère la scission Sujet/ Objet. Le sujet doué de conscience se pose comme un sujet, un Je, en face d’objets. Il n’est pas dans le monde (chose parmi les choses) il fait face au monde et tout ce qui constitue ce monde : moi, autrui, les choses se met à exister comme un objet de représentation.

Il s’ensuit que :

l’immédiat échappe à l’expérience humaine. Dès lors que s’opère la scission sujet-objet, la chose est à distance et médiatisée par une représentation. Elle est visée par la conscience qui essaie de se l’approprier symboliquement à travers des signes. La faculté symbolique est substantiellement liée au fait de conscience.

la temporalisation est une dimension fondamentale de notre expérience. A chaque instant présent j’ai conscience de moi-même mais la division que la conscience introduit en moi fait retomber au passé tout ce que je ne suis déjà plus et projette dans l’avenir ce que je ne suis pas encore. La conscience est mémoire et projet.

le monde est jugé. Se représenter ne consiste jamais à se donner de manière neutre le spectacle de quoi que ce soit. Avec la conscience il y a toujours une reprise critique de ce qui est. Le monde est dévoilé en fonction de valeurs esthétiques, morales, intellectuelles etc. J’ai conscience de ce que j’écris et je juge que c’est vrai ou c’est faux, j’ai conscience de ta présence en face de moi, et je me dis que tu es beau aujourd’hui, j’ai conscience de la décision qui vient d’être prise politiquement et je juge que c’est juste ou injuste. « La conscience est toujours implicitement morale. Et l’immoralité consiste toujours à ne point vouloir penser qu’on pense et à ajourner le jugement intérieur » Alain Définitions.

Avouons qu’il y a dans le fait de conscience un mystère. Comment ce morceau de matière que je suis peut-il sortir de lui, se tenir à distance d’une réalité qu’il est aussi, pour se mettre à exister dans le double statut de sujet de la représentation et d’objet représenté ?

Méditer le fait de conscience revient ainsi à méditer notre expérience la plus familière et pourtant la plus étonnante.

Les questions que je vais affronter dans ce chapitre sont les suivantes :

De toute évidence, la conscience confère à l’existence humaine des caractéristiques spécifiques. Lesquelles ?

Comment rendre intelligible le fait de conscience ? La conscience est-elle un être, une substance comme l’analyse Descartes ou bien est-elle un acte, une intentionnalité comme la décrivent les phénoménologues ? (Husserl, Merleau-Ponty)

Comment penser l’expérience humaine du corps ? Faut-il dire que j’ai un corps ou que je suis mon corps, que le corps est un corps sujet ou un corps objet ? Est-il possible de sortir de l’ambiguïté qui fait que je suis mon corps tout en l’ayant ?

La conscience est-elle transparente à elle-même comme l’analyse Descartes ou bien faut-il avec Freud soupçonner qu’il y a dans notre expérience psychique, une part d’ombre récusant le projet moral d’une souveraineté exigible de la conscience ?

Dire Je, Moi, revient à présupposer une unité et une identité personnelle. Qu’en est-il de cette prétention ? Qu’est-ce que l’identité ? Une donnée ou une construction ? Une réalité ou une fiction ? Un être ou un devoir-être ?

BIBLIOGRAPHIE:

Descartes: Discours de la méthode.

Méditations métaphysiques.

Nietzsche: Le gai savoir.

Bergson: L’énergie spirituelle.

Freud: Essais de psychanalyse.

Nouvelles conférences de psychanalyse.

Métapsychologie.

Alain: Eléments de philosophie.

Sartre: L’Etre et le Néant.

Merleau-Ponty: Sens et non-sens.

L’oeil et l’esprit

Autour de ce Sujet :

Admettre l'hypothèse de l'inconscient psychique est-ce rendre vain tout effort de lucidité à l'égard de soi-même?

Freud ou l’hypothèse d’un inconscient psychique.

Admettre l'hypothèse d'un inconscient psychique est-ce dénier à l'homme toute responsabilité?

Présentation du chapitre III. Autrui.

Présentation du chapitre XVII: matière, vie, esprit.

Marqueurs:conscience, division, dualisme âme corps, inconscient, intentionnalité, représentation, scission sujet objet, séparation, substance pensante

Posté dans Chapitre II - Conscience. Inconscient. Sujet., Présentation des chapitres

50 Réponses à “Présentation du chapitre II: Conscience. Inconscient. Sujet.”

senga50 dit :

6 octobre 2007 à 21 h 26 min

Merci Simone pour cette première leçon de philo, j’en avais grand besoin et ai lu ce billet avec attention… Je vais tous les jours en lire un petit peu… Je reconnais en toi la clarté et la magie du verbe… La pensée aussi et la démarche toute philosophique et tellement intéressante… Je te donne mon blog d’histoire géo avec seulement conseils, devoirs et propositions de correction… histgeotriomphe.canalblog.com Je mets aussi un lien sur mes blogs vers le tien !! bises Agnès

Claire Duchateau dit :

19 février 2008 à 16 h 49 min

Bonjour,

J’ai depuis quelques jours un problème que je n’arrive pas à résoudre.

Observant mon chat dormir pendant je travaillais, cette interrogation s’est imposée à moi :

puisque l’animal est sur le mode de la chose, qu’il n’a pas de pouvoir de représentation, est ce que cela veut dire qu’il ne differencie pas l’instant où il est éveillé de celui où il dort ? Si j’ai bien compris, l’homme endormi n’a pas conscience de dormir pourtant il sait qu’il a dormi au moment du reveil. Mais alors, qu’en est il de l’animal ? N’y a t-il vraiment aucune difference pour lui entre l’état éveillé de celui d’endormi ? Je serai ravie de comprendre…

Merci et bonnes vacances !

Claire

Simone MANON dit :

22 février 2008 à 10 h 35 min

Claire, il faut être plus rigoureuse dans l’usage des concepts. Le chat est sur le mode de l’en soi. (opposable au pour soi). La chose s’oppose à la personne. Etre sur le mode de l’en soi ne signifie pas absence de capacité de représentation. Pensez-vous que la souris, l’oiseau ou votre présence à côté de votre chat n’ont aucune existence pour lui? Ce qui lui manque c’est la conscience de soi, la conscience réflexive, (ou conscience au second degré puisque c’est la conscience de la conscience). Celle-ci requiert la capacité de se séparer d’avec soi-même et d’avec le monde pour être comme un spectateur de soi-même et du monde. En ce sens, le chat ne peut pas avoir la conscience du temps. Sa conscience est une conscience engluée dans l’immédiat. Il est au présent, un présent étroitement limité en avant et en arrière.

Bonnes vacances à vous aussi.

Marie H dit :

1 mai 2008 à 18 h 46 min

Bonjour Madame,

Elève en terminale S à Orléans, je découvre avec plaisir votre blog que je trouve très clair et particulièrement aidant.

Je souhaiterais avoir une précision, concernant la distinction conceptuelle que l’on peut faire entre la conscience (en tant que conscience réfléchie) et la pensée. Qu’est ce qui différencie ces deux termes ?

Merci de vos précisions et bonne continuation!

Simone MANON dit :

2 mai 2008 à 7 h 26 min

Merci pour votre aimable appréciation. J’espère qu’en complément de votre cours ce blog vous aidera à passer le bac dans de bonnes conditions.

La conscience (ou l’esprit) est une faculté humaine. On distingue la conscience spontanée et la conscience réfléchie. L’une est conscience immédiate

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