DissertationsEnLigne.com - Dissertations gratuites, mémoires, discours et notes de recherche
Recherche

Onche

Mémoire : Onche. Rechercher de 53 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires
Page 1 sur 17

, impérialisme, colonialisme et racisme. • Représenté par trois régimes qui ne sont pas sans présenter des spécificités propres, le totalitarisme peut toutefois s’analyser comme l’expression de la pratique autoritaire adaptée aux aspects nouveaux des sociétés de la période précédent la Seconde Guerre mondiale. Problématique • Comment expliquer l’adhésion massive des populations aux régimes totalitaires ? • En quoi le totalitarisme nazi se distingue-t-il fondamentalement du communisme soviétique et du fascisme italien ?

I. La mise en place du totalitarisme

• Elle s’opère de façon bien différente selon qu’il existe ou non antérieurement, dans le pays concerné, un régime de démocratie libérale. • L’accent doit être mis sur le rôle décisif de la 1ère Guerre mondiale qui a bouleversé toutes les sociétés européennes. En ayant accoutumé les sociétés à la violence, la guerre provoque une « brutalisation » de la vie politique.

© S. Dallot

1

A. En Union soviétique : la conséquence de l’instauration de la dictature du prolétariat. • Cette phase du processus révolutionnaire, considérée comme provisoire, sans que sa durée soit cependant précisée, va s’avérer fondamentale, puisqu’elle débouche sur une prise en main autoritaire de la vie politique et des rouages de l’économie qui va marquer durablement le régime. • Dès l’époque du communisme de guerre, l’appareil répressif est en place et contribue à frapper les adversaires des bolcheviks.. • Dès le début des années 20, le totalitarisme est donc en place en Union soviétique et succède pratiquement sans transition à l’autoritarisme tsariste. • On est ici en présence d’un Etat qui s’efforce de modeler l’immense Russie sur les principes de l’idéologie marxiste. Afin d’y parvenir un large usage est fait, au nom du principe de la dictature du prolétariat de la contrainte et des moyens de coercition politique et économique que donne la direction de l’Etat. Enfin, l’instrument de la transformation réside dans les cadres du parti bolchevik. Pays sans tradition culturelle libérale et dont les structures se prêtent mal à l’instauration d’une démocratie, la Russie passe donc d’une dictature autoritaire archaïque à une dictature totalitaire qui se veut moderne. B. La montée du fascisme • L’Italie et l’Allemagne ont connu des régimes totalitaires de droite qui peuvent être considérés, l’un et l’autre, comme des fascismes (au sens générique du terme), même s’ils présentent des différences caractéristiques. 1. Le fascisme : un phénomène complexe Il existe des variantes et des étapes dans le fascisme, ce qui implique deux critères de distinction : un critère spatial : il n’y a pas un fascisme, mais des fascismes. Il y a éclosion de mouvements politiques, d’obédience fasciste, au lendemain de la Première Guerre mondiale et après la crise de 1929 (spécificités selon les pays). un critère temporel : on peut admettre dans cette perspective qu’il existe des étapes dans l’évolution du phénomène fasciste : il est possible d’en distinguer quatre : • le stade du « premier fascisme » voit se développer, dans un contexte de crise, des mouvements extrémistes issus principalement de la classe moyenne et menant à la fois le combat contre le capitalisme et contre les forces révolutionnaires de l’extrême gauche. • le « second fascisme » se caractérise au contraire par l’alliance, plus ou moins explicitement exprimée, de grands intérêts industriels et financiers et de diverses fractions de la petite et moyenne bourgeoisie, en vue de la conquête ou de la reconquête du pouvoir. • le troisième stade est celui du fascisme au pouvoir. • Enfin, il existe au moins théoriquement, une quatrième phase qui correspond à l’établissement du totalitarisme intégral (n’a existé qu’en Allemagne pendant la guerre)

© S. Dallot

2

2. un phénomène inscrit dans son époque • Le fascisme n’apparaît pas à n’importe quel moment de l’Histoire, mais correspond à un stade bien particulier de l’évolution des société industrielles. • L’ampleur et la rapidité des transformations économiques et technologiques ont ébranlé le corps social et posé aux classes dirigeantes le problème de l’intégration politiques des masses, particulièrement celles nées de la révolution industrielle (venant des campagnes). • L’accélération des progrès techniques et scientifiques n’est pas sans plonger l’homme dans un désarroi profond. En même temps, de nouveaux moyens de communications tendent à rétrécir les distances et accélérer les rythmes de vie. Ainsi, il existe dès la fin du XIX°s. un terrain qui est fait à la fois de désarroi devant un monde qui change, de révolte contre les modes de vivre et de penser imposés par la classe dirigeante et d’aspiration à une stabilité. il se constitue ainsi un outillage idéologique sur lequel la génération de la Grande guerre n’aura qu’à puiser pour tenter de résoudre les problèmes posés par le conflit et par la poussée révolutionnaire qui accompagne celui-ci. 3. un phénomène dont la naissance et le développement impliquent un certain nombre de conditions • Les expériences fascistes s’inscrivent dans le cadre des économies avancées et correspondent à un certain stade de développement des économies capitalistes (concentration et fusion). • D’autres facteurs jouent cependant un rôle essentiel : l’existence, dans des pays comme l’Allemagne et l’Italie qui ont connu une industrialisation rapide, de masses, composée d’individus coupés des structures d’encadrement de la société traditionnelle (famille, paroisse, corporation ,etc.) et isolés. ils sont des proies faciles à qui les partis fascistes proposent une intégration que n’ont pas su réaliser les élites traditionnelles. la présence de classes moyennes en situation de crise. Menacée de prolétarisation, la petite bourgeoisie se radicalise et choisit le camp des adversaires du socialisme. la défaillance des élites traditionnelles devant les difficultés croissantes du système libéral. Incapables de faire face à la crise et de conjurer la menace révolutionnaire, les classes dirigeantes laissent le champ libre à une « élite de remplacement » qui a été forgée par la Grande Guerre. Ainsi se constituent les bandes armées (rassemblement d’anciens combattants déçus dans un premier temps, de marginaux, de chômeurs, etc.) Exemple : Squadre en Italie, SA et SS en Allemagne Le fascisme doit également bénéficier des subsides fournis par les grands propriétaires fonciers et par certains représentants de la grande industrie. Il doit pouvoir également compter sur la complicité des tenants de l’appareil d’Etat (militaires, hauts fonctionnaires, etc.) ! Les milieux d’affaires, hésitants dans un premier à soutenir les mouvements fascistes (qui proclament leur haine du capitalisme), les appuient financièrement parce qu’ils voient dans leur action un moyen de diviser la classe ouvrière. Pour que leur appui se transforme en soutien massif, il faut qu’interviennent certaines conditions :

© S. Dallot

3

une crise profonde du système libéral. Le « grand capital » se rallie à la solution fasciste et accepte de sacrifier son pouvoir politique pour conserver sa puissance économique. Une situation économique catastrophique Une menace révolutionnaire L’alliance des grands intérêts et de la petite bourgeoisie représente la base socio-économique du fascisme au pouvoir. Reposant sur des groupes aux intérêts divergents, le fascisme présente les caractères suivants : - les classes économiquement dominantes (bourgeoisie industrielle, milieux d’affaires, etc.) continuent d’exercer une forte influence au sein du pouvoir. Afin de maintenir leur pouvoir socio-économique, elles sacrifient en partie leur domination politique au profit du parti fasciste. En échange de quoi elles bénéficient d’une situation qui favorise leurs tendances monopolistiques et les débarrasse de la pression exercée par les organisations ouvrières. Mais en même temps le fascisme au pouvoir ne peut renier complètement ses origines petitesbourgeoises. D’où la nécessité ressentie par les dirigeants fascistes de donner des compensations à la petite bourgeoisie. D’une part, par la politique de grandeur et de prestige menée par les Etats fascistes et d’autre part, par la possibilité de promotion sociale offerte par le parti et les organismes qui en dépendent. Ce sont, en effet, les membres des classes moyennes qui constituent, tant en Italie qu’en Allemagne, les cadres du parti unique.

- Enfin le totalitarisme fasciste se distingue des autres autoritarismes par son souci d’intégrer les masses au nouveau système. Ceci implique des concessions et des avantages accordés aux classes populaires, dans le but de les rallier au régime sans porter atteinte aux intérêts majeurs du capitalisme. Mais aussi l’enrégimentement des masses dans des organisations corporatistes et paramilitaires, ainsi que leur encadrement par le parti unique. En fin de compte, on aboutit à la mise en place d’un système totalitaire pur, dans lequel le parti et le chef national charismatique (Mussolini et Hitler) finissent par imposer leur action autonome aux forces socioéconomiques qui ont facilité leur venue au pouvoir. La conquête du pouvoir

...

Télécharger au format  txt (26.8 Kb)   pdf (202.3 Kb)   docx (16.3 Kb)  
Voir 16 pages de plus »
Uniquement disponible sur DissertationsEnLigne.com