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En Quoi Les Personnages De La Peste Représentent-Ils La Condition Humaine Selon Albert Camus ?

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intitulée ‘’Rapports de Cottard et de la peste’’. Il essaie de le comprendre et non de le juger, car il a définitivement refusé de jouer le rôle de juge et montre une grande indulgence. Pour lui, sa tentative de suicide s'explique par sa crainte de devoir sortir de ses habitudes et par sa peur de la solitude.

Lorsque la peste est vaincue et que les portes de la ville s'ouvrent, ce retour à la normale représente pour Cottard la reprise de l'enquête et la condamnation ; il peut craindre la prison. Il sombre alors quasiment dans la folie, se retranchant dans une maison et tirant sur tout. Il est pris par la police, puis, passé à tabac et enfermé.

Cottard symbolise donc la collaboration : c’est un des rares personnages à qui la peste est profitable, c’est en quelque sorte le « profiteur de la peste ».

Venons-en au pere Paneloux. Dans son premier sermon il commence avec une phrase violente, qui sera l’optique de tout son discours. Il établit ainsi un lien entre la peste et les péchés des Oranais auxquels il reproche leur mollesse, leur manque de foi en matière de spiritualité et leur confiance en la pitié de Dieu. Il explique aux oranais que c’est de leurs fautes si il y a la peste a Oran. Aussi, il explique la présence de la peste en disant que finalement Dieu a détourné son visage de la ville et l'a livrée à la peste car ils sont « inintéressants ».

Il dit que le malheur a toujours frappé les ennemis de Dieu, les orgueilleux et les absurde. Il ne veut pas dire que ceux qui n'ont pas commis de péchés ne peuvent pas attraper la peste, mais qu'ils ne doivent pas craindre la maladie et la mort puisqu’ainsi ils gagneront le salut éternel s’ils ont la foi.Et ils iront ainsi au paradis. Dieu se servant du mal pour conduire au bien, la peste permettra de vaincre la mollesse des Oranais : elle ouvrira leurs yeux, ils comprendront qu'ils ne se sont occupés jusqu'ici que de choses secondaires, qu'ils ont oublié de voir l'essentiel .Ils ne doivent pas désespérer, la seule attitude possible envers Dieu est de l'aimer et d’accepter ses décisions. Il dit meme que les Oranais sortiront grandis de la terrible épreuve. Certes pour lui il ne faut pas tomber dans l'absurde, qui serait d'aimer et de rechercher la peste, il s'agit d'accepter ce que Dieu veut. Voilà la réponse du pere Paneloux à la question angoissante : pourquoi dieu condamne t-il les oranais a la peste? Cet abandon complet à la volonté divine qui soit sauve, soit condamne fera que, lorsqu'il sera lui-même attaqué par la peste, il refusera la visite d'un médecin.

Mais sa foi vacille quand il assiste, impuissant, profondément troublé, à la souffrance et à la mort de l'enfant qu’est le fils du juge Othon, un être qui n’est qu’un enfant innocent n’ayant jamais péché. Elles apportent un démenti définitif à toutes les théories que le père paneloux faisait pour tenter d’expliquer, soit de façon rationnelle, soit par une volonté de dieu la peste.

Or, quand la peste a atteint son pic, il prononce son second sermon.. Sa voix est devenue plus douce, plus hésitante. Il commence par avouer que, dans son premier sermon, il n'était pas conscient de toute la vérité et qu'il a proféré des paroles dures, manquant de charité. Cependant, il ne va pas se contredire, ainsi pour lui tout ce qu'il a dit reste valable, la peste peut être bénéfique pour les habitants d’Oran et le salut de son âme. Il dit que l’on peut expliquer le mal pour les êtres méchant mais il est difficile d'expliquer le mal s'il frappe les innocents, comme dans le cas de l'enfant du juge. La mort de ce pauvre enfant est une idée que paneloux refuse d’accepter. Même l'idée que l'âme de cet enfant connaîtra à coup sur les délices du paradis ce qui pourra presque le soulagé ne suffit pas comme justification.

Ainsi, d'un sermon à l'autre, les conclusions restent identiques : le chrétien doit s'en remettre à l'autorité de dieu, du soin de régler son sort. Il se raccroche à une foi aveugle et désespérée. Donc Albert camus décide que ce personnage doit mourir puisqu’il n’a pas su s’adapter et il est resté bloquer dans son idée que dieu est la cause de tout.

Les différents combattants de la peste sont en réalité Grand, Rambert, Tarrou et Rieux. Ce sont eux qui ont eu le comportement le moins absurde et qui ont le plus su évolué en fonction de la peste.

Commençons par Rambert .Du fait de la séquestration imposée par les autorités, Rambert est séparé de son amie. Mais il en souffre, pour lui, on ne doit pas vivre dans le sacrifice perpétuel, et ça ne le gêne pas de placer avant tout les joies de l’amour. Aussi Rieux voit en lui un des derniers individualistes face à une société qui sombre dans les habitudes, l'abstraction et l'indifférence. On assiste à ses tentatives, sans cesse renouvelées mais toujours infructueuses, de rejoindre sa compagne. Il use de tous les moyens, fait toutes les démarches pour sortir de la ville, subit des échecs, reprend espoir. Toute autre voie s’étant révélée impraticable, il recourt à une mystérieuse filière clandestine indiquée par Cottard ; mais il attend des semaines qu’elle lui fasse quitter Oran, et échoue amèrement quand il croit toucher au but.

Il se confie à Rieux et à Tarrou dont la sympathie exerce sur lui une réel influence car il prend conscience du travail qu’ils font avec leurs formations sanitaires. D’ailleurs a un moment il a la possibilité de s’échapper mais il fait preuve de solidarité car il se désiste finalement, et refuse l’idée de s’enfuir, parcequ’il a réalisé que l’homme ne peut pas se sauver seul, qu’il ne peut pas atteindre le bonheur en se désolidarisant de ses semblables. Donc il décide de rester dans la ville, et il entre même dans les formations sanitaires.

Lorsqu’en hiver la peste s'arrête, essoufflée, lorsque les portes de la ville s'ouvrent et que les amants séparés se retrouvent, il peut enfin serrer dans ses bras celle qu'il a si passionnément attendue. Ainsi, longtemps partagé entre les deux légitimités de l'évasion et de l'engagement, Rambert a fini par concilier son goût amoureux du bonheur (en ayant voir celle qu’il aime) et les exigences de la fraternité (en restant aidé les pestiféré).

Poursuivons par Tarrou. D’après les confidences qu’il fait à Rieux, nous savons que Tarrou avait un père qui était juge d’instruction , sa vie a donc était marqué par le tribunal où il a vu son père, demander parfois la tête d'un criminel. Il s’est demandé de quel droit la société ou un juge peuvent décider de la vie d'un être humain. Certes, la société trouve mille raisons pour expliquer que l'exécution de tel criminel est indispensable, mais Tarrou n’est pas daccord. De ce fait il s’intéressa avec horreur à la justice, aux condamnations à mort, il quitta la maison paternelle avec la volonté d'agir. Il était convaincu qu'aucune action n'est justifiable si elle entraîne la violence et la mort.

À Oran, ville qui n’est pas la sienne, il observe ce qui l’entoure, et tient des carnets qui, très différents de la chronique de Rieux, en sont une sorte de complément : alors que Rieux suit les grandes lignes de l'évolution de la peste, lui s'arrête surtout sur les petits détails de la vie oranaise, accorde une grande importance à tout ce qui est bizarre, étrange.Il s'engage activement dans les formations sanitaires il apprécie tout ce qu'il entreprend avec celle-ci pour combattre la peste puisque que cela ne peut qu'aider à sauver des vies ou à alléger des souffrances.

Or, vers la fin de la peste, il est atteint. Il demande alors à Rieux de l'informer exactement de son état, ce que celui-ci fait car l’amitié des deux hommes est fondée sur la sincérité, l’authenticité. Et c’est parce que, pour lui, la peste était l’occasion de devenir un « saint sans Dieu », alors qu’après cela lui aurait était plus difficile, que Camus le fait mourir au moment même où la tourmente prend fin. Sa mort lui permet finalement de réaliser son vœu le plus cher. Lors de sa mort il confie a rieux qu’il ne veut pas mourir mais que pour lui la partie est finie et qu’il la perdu.

Tarrou est sans doute un personnage d’une grande importance pour Camus car il a fait de lui le porteur de sa protestation contre la peine de mort, de son interrogation sur le problème des rapports entre la justice et la liberté. L'alliance en lui de la passion et d'un désespoir lucide en fait un homme de l'absurde.

Continuons par Rieux qui est le narrateur, il est médecin lui aussi est un homme marié séparé de sa femme par la peste. C’est à la fin, au moment de la joie, que Rieux, apprend la mort de sa femme.

Le médecin partage avec le fonctionnaire scrupuleux et l’écrivain attaché aux sens du devoir, le souci de l'honnêteté face aux idées de Paneloux. De plus il répète qu'il est essentiel de poursuivre une action humble, de soulager la souffrance des malades et de freiner la propagation de la peste avec les moyens dont chacun dispose.

Il souligne que le rôle du médecin (et finalement de tout humain pour camus) est d'agir et non pas de réfléchir sur l'hypothétique valeur morale ou pas de l'épidémie. Pour lui, les phrases sont impuissantes devant la peste, elle exige l'action, simple, sans victoires éclatantes, mais indispensable, en conservant

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