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ement diminue de 7 % , le PIB de 1 % .

Cette relation est donc vérifiée empiriquement au niveau chronologique . Elle l’est aussi quand on compare des pays pour une même année .

B – UNE ANALYSE TRANSVERSALE

1 – LE CAS DES PDEM

Pour les PDEM , on note que plus l’investissement augmente rapidement , plus la croissance économique est forte . Ainsi , les différents pays s’échelonnent sur une courbe croissante : le Japon dont l’investissement a augmenté de 90 % entre 80 et 2000 a vu son PIB s’élever de 70 % . En revanche l’Italie a connu une hausse de 10 % de son investissement et de 35 % de son PIB ( doc 1 A ) .

2 – LE CAS DES PED

Les mêmes remarques peuvent être opérer pour les PVD et NPI ( doc 1 B ) : plus le taux de croissance annuel du PIB par tête est élevé , plus le taux de croissance de l’investissement est important . Ainsi , en Zambie , l’investissement a diminué de 6 % en moyenne entre 80 et 2000 , le PIB/ tête a lui baissé de 3 % . Mais , avec un investissement augmentant de 10 % par an en moyenne , la Thaïlande et la Corée du Sud ont vu leur PIB / tête augmenter de 7 % par an .

1l y a donc une relation claire entre investissement et croissance : un cercle vertueux existe entre investissement et croissance : la croissance induit de l'investissement. qui , lui-même , génère de la croissance .

II - LA CROISSANCE GENERE DE L'NVESTISSEMENT

A contrario , le ralentissement de la croissance engendre un ralentissement de l’investissement . Ainsi , « les comptes nationaux indiquent que l’investissement a cessé de croître depuis le début de l’année 2001 en France » ( doc 5 ) .Cela peut s’expliquer par le ralentissement de la croissance ( 2 % en 2001 contre 3,5 % en 98 ) . En effet, la croissance génère de l'investissement. car l'augmentation des richesses permet de donner aux entreprises les deux déterminants essentiels de l'investissement : les moyens financiers et la demande ( doc 6 )

A - LES EFFETS DE LA CROISSANCE

La croissance est une augmentation sur le long terme de la quantité de richesses créées . Elle va donc se traduire par une hausse des revenus de toute la population : les profits des entreprises augmentent ; elles peuvent aussi verser des salaires les plus élevés . Comme les revenus de toute la population sont à la hausse , les recettes fiscales augmentent, même avec un taux de prélèvements obligatoires constant . ( doc 6 ) .

Cette hausse générale des revenus permise par la croissance va favoriser l'investissement .

B – L’EFFET DE LA HAUSSE DES PROFITS

La hausse de profits incite les entreprises à investir . car comme l'affirme SCHMIDT « Les profits d’aujourd'hui font les investissements de demain et les emplois d'après-dcmain » . En effet, 1’augmentation des profits pousse les entreprises à mvestir pour 2 raisons : la première est que l'autofinancement est le mode de financement le moins coûteux ; les entreprises n’ont pas besoin d’emprunter pour acquérir leurs biens d’équipement et elles n’ont donc pas besoin de rembourser . Le financement interne permet donc d’effectuer un nombre important de projets qui n’auraient pas été envisageables par ailleurs .

Le second est la motivation de l'investissement : comme en produisant les entreprises font de profit. elles ont intérêt à produire davantage . donc à investir pour faire plus de profit .

Elles sont d'autant plus incitées à investir que la croissance se traduit aussi par une augmentation de la demande .

C – L’AUGMENTATION DE LA DEMANDE

D'après le modèle de l'accélérateur d'Harrod ,le déterminant essentiel de l'investissement est l'augmentation de la demande . En effet, si on pose comme hypothèses que la relation entre stock de capital et production est stable ( il n' y a pas de progrès technique ), qu'il n' y a pas de capacités de production inutilisées et que le pays n'importe pas , on démontre que plus la croissance de la dcmande est forte , plus l'investissement sera élevé . Comme le stock de capital nécessaire dépend de la quantité produite , plus cette production augmente , plus le stock de capital est élevé , plus l’investissement est donc fort .

Ce modèle semble bien vérifié : on remarque que le ralentissement de la croissance de la demande se traduit par un ralentissement de la croissance de l’investissement ( doc 5 ) . Ainsi , en 98 , face à une augmentation de la demande intérieure forte ( 3,5 % ) , les entreprises sont obligées d’accroître leur stock de capital ( l’investissement augmente de 1,1 % ) . Cela explique l’augmentation de l’investissement en 99-2000 d’après l’OFCE : « La consommation a été une courroie de transmission de l’embellie économique . Les créations d’emplois ont contribué à la croissance de la masse salariale reçue par les ménages . Ce revenu supplémentaire a soutenu la consommation , alimentant ainsi le dynamique de croissance ( doc 5 ) .En revanche en 2002 , la hausse plus faible de la demande ( 2,4 % ) se traduit par un stock de capital quasi constant ( l’investissement n’augmente que de 0,3 % ) « l’activité se contracte , justifiant une réduction supplémentaire de l’investissement » ( doc 5 )

Ainsi. la croissance engendre de l'investissement , car elle permet de remplir les deux conditions essentielles de l'investissement : des moyens pour financer l'investissement. des raisons pour investir grâce aux débouchés . La logique de l'offre développée par les libéraux et celle de la demande présentée par les keynésiens sont donc assurées en même temps grâce à la croissance . En effet, il n’y a pas de conflit autour du partage de la valeur ajoutée : la croissance permet à la fois l'augmentation des profits et des salaires . Cette situation a été celle des 30 Glorieuses : la croissance a été forte sur une longue période du fait de la constitution d’un cercle vertueux . En revanche , dès que la croissance ralentit comme dans les années 80 , les problèmes autour du partage de la valeur ajoutée apparaissent . Tous les acteurs ne peuvent alors connaître d’augmentation simultanée de leur revenu : soit les salariés sont favorisés ( fin des années 70 ) , la demande augmente bien , mais les entreprises ne veulent pas investir car leurs profits sont trop faibles ; soit les entreprises sont privilégiées ( fin des années 80 ) , les entreprises font certes des bénéfices , mais ne voient pas l’intérêt d’investir du fait de la faiblesse des débouchés .

La croissance a donc un rôle essentiel sur l’investissement , d’autant plus qu’en retour l’investissement génère de la croissance .

III - L'INVESTISSEMENT ENGENDRE DE LA CROISSANCE

Ainsi à la question « Quels facteurs ont contribué à la croissance française , dans la dernière décennie , et quels facteurs ont contribué à la croissance américaine ? Les services de la Commission européenne ont apporté des éléments de réponse à ces questions dans une études très éclairante publiée en 2004 . Il ressort de ces travaux que la croissance plus forte observée aux EU , comparée à la croissance européenne et française , a été la résultante de deux phénomènes concomitants : une plus forte mobilisation du facteur travail , et une augmentation sensible , à partir de 1995 , des gains de productivité . » . Or , « le second facteur de croissance économique entretient des liens étroits avec l’investissement » ( doc 4 )

A -LES EFFETS SUR L'OFFRE

L’investissement permet d’assurer à la fois une croissance extensive et une croissance intensive

1 – L’INVESTISSEMENT GENERE UNE CROISSANCE EXTENSIVE

Le premier moyen pour accroître l’augmentation des richesses produites est d’utiliser plus de facteurs de production . Une augmentation du stock de capital , c’est-à-dire , de l’investissement permet ainsi de relancer la croissance . Ainsi , les périodes connaissant une augmentation rapide du stock de capital sont aussi celles où le PIB a une croissance forte ( doc 3 ). Aux EU , dans la période 1820-1873 ,le PIB a une croissance rapide ( 4 % par an en moyenne ) et le stock de capital augmente de 5,5 % par an en moyenne . La situation est identique pour le Japon dans la période 1950-1973 : le stock de capital a augmenté de 9,18 % par an , ce qui a généré une croissance de de 9,25 % par an en moyenne .

Cette augmentation du stock de capital était avant tout , pour les EU , un investissement de capacité , c’est-à-dire un investissement permettant de produire davantage . Car , dans la période 1820-1870 , la productivité des facteurs a peu augmenté : de 0,33 % entre 1870-1913 .

Or , la limite de la croissance extensive est de buter sur des goulets d’étranglement : la quantité de facteurs de production disponible est restreinte . Pour connaître une aussi forte croissance économique depuis deux siècles , les PDEM

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