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Est-Il Immoral De Faire Souffrir Un Animal ?

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Les films sur la condition animale au sein de notre société ne nous révèle pas grand chose que nous sachions déjà (« Earthlings »). Mais les images violentes et choquantes marquent les esprits, sensibilisent, mais ne touchent pas toujours autant que les réalisateurs ou les principaux défendeurs de cette cause le souhaiteraient.

Plusieurs positions ou écoles philosophique s'affrontent dans ce débat sur la moralité de cette souffrance de l'animal infligé par l'humain. Les romantiques proches de la nature considèrent que celle-ci à des droits et que les humanistes ne les respectent pas, ce qui est considéré comme un crime. Les utilitaristes, eux, déduisent les droits et les devoirs des êtres vivants grâce au seul critère du bien-être et de la souffrance. Et les humaniste donne une place privilégiés à l'homme par rapport à la nature et aux animaux, le pilier de notre civilisation.

Nous verrons donc quels sont les arguments des différents points de vues et comment ils s'opposent à travers deux grandes parties. La première réunira les deux grandes philosophies qui sont le Romantisme et l'Utilitarisme puisqu'elles défendent toutes les deux la nature et les animaux d'une certaine manière puis une deuxième qui traitera de l'école Humaniste et de ses réponses aux Romantiques et aux Utilitaristes.

Le Romantisme est une école qui considère que la vie et la nature sont le centre de tout équilibre. La conception non civilisée ou « barbare » de la nature n'est pas acceptée par les Romantiques qui considèrent que la culture devrait être un moyen de vivre en harmonie avec la nature sans chercher à la dominer ou à en a abuser. Les animaux, même s'ils n'ont pas le même moyen de communication que les humains possèdent également un système nerveux et une sensibilité qui fait passer des messages douloureux au moindre contact violent comme le passage à l'abattoir ou être victime d'une chasse. C'est l'avancée technologique qui éloigne l'humain de son instinct naturel. Il consomme une certaine quantité de nourriture, de viande surtout, de produit comme le port de la fourrure ou du cuir, et d'activité qui ne sont pas nécessaire à sa survie ni à son bien-être à l'image de la corrida ou des zoos qui font souffrir les animaux. Et cette avancée technologique a permit à l'humain de gagner en force et en domination, de profiter de la nature et d'autres espèces d'êtres vivants. D'après les Romantiques, l'homme n'a pas plus de droit que l'animal ou la nature. Russel disait « Nous pouvons détruire les animaux plus facilement qu'ils ne peuvent nous détruire, c'est la seule base solide de notre prétention de supériorité. Nous valorisons l'art, la science et la littérature parce-que ce sont des choses dans lesquelles nous excellons. Mais les baleines pourraient valoriser le faire de souffler et les ânes pourraient considérer qu'un bon braiment est plus exquis que la musique de Bach. Nous ne pouvons le prouver, sauf par l'exercice de notre pouvoir arbitraire. Tous les systèmes éthiques, en dernière analyse, dépendent des armes de guerre. » La place de l'homme sur cette planète, son empire imposé, n'est donc pas justifiée et donc son acte de torturer ou de tuer un animal vaut celui de torturer ou de tuer un homme et est considéré comme un crime. Il faudrait donc établir, comme ceux de l'homme, des droits de la nature au risque d'irriter les Humanistes qui n'ont jamais supporter que la situation animale soit comparée à l'esclavage ou aux déportations de juifs sous le règne nazi.

En France, les animaux domestiques s'accumulent au nombre de 35 millions. Mais le fait d'apprécier les animaux ou de se rapprocher d'eux représente une forme de « spécisme », un attachement à sa propre espèce, pour les Romantiques. Ce qui est aussi grave que le racisme ou le sexisme. Le rapprochement de l'homme envers l'animal domestique est la preuve d'un éloignement avec la nature. L'animal de compagnie est totalement dépendant de l'humain qui devient automatiquement son maitre, ce qui représente une dévalorisation de l'animal qui n'est plus considéré comme libre, l'homme qui impose la soumission à une vie qui n'a pas toujours de moyen d'exprimer son mécontentement ou sa souffrance. L'humain s'identifie à son animal et prend des décisions pour son animal de compagnie comme s'il les prenait pour sa propre personne. C'est pour cela que l'humain hésite longuement avant de stériliser son chien par exemple. Ce qui représente la principale raison d'un excès d'animaux errants dans les rues qui terminent, la plupart du temps, euthanasiés ou plus vulgairement tués. Singer a constaté que « Pour les animaux, c'est Treblinka tous les jours. » . C'est un scandale perpétuel que l'humaniste fait subir aux espèces animales. Et des adeptes peuvent avoir une opinion très radicale qui ne prend pas en compte le bien-être humain afin d'affirmer les droits de la nature. Cette opinion passe également par des caractères violents en s'inspirant des guerres contre le nazisme ou les colonisation, sans attendre une quelconque réaction des gouvernements afin d'établir une « émancipation » de la nature contre la violence humaine et destructrice. Les plus radicaux considèrent qu'il faudrait être entre 100 et 500 millions d'humain pour préserver la planète en prenant compte des besoins de chaque êtres-vivants alors qu'aujourd'hui, la population mondiale vient d'atteindre les 7 milliards d'hommes. Pour ces 7 milliards d'êtres humains, il est difficile de comprendre le point de vue d'Aiken qui expliquait « qu'une mortalité humaine massive serait une bonne chose. Il est de notre devoir de la provoquer. C'est le devoir de notre espèce, vis-à-vis de notre milieu, d'éliminer 90% de nos effectifs. » Qui voudrait bien se sacrifier pour une cause considérée comme bonne pour les Romantiques ? Sûrement pas 90% de la population. Le système capitaliste présent dans la majorité des pays du monde et la société de sur-consommation qui va avec est à l'origine de cette extermination de la nature qui sert toujours à produire et à vendre plus pour faire du profit. Il faudrait trouver un autre moyen de vivre pour les Romantique afin de respecter la vie animale et la nature qui nous apporte toutes les matières premières dont nous avons besoin pour vivre. Mais clairement, les solutions de cette école philosophique pose problème à toute une avancée humaniste.

L'utilitarisme, une autre école philosophique, ne s'intéresse pas aux droits mais seulement à la notion de bien-être et de souffrance grâce à une sorte de calcul pour définir le bien et le mal. Par exemple, si une action dites utile procure plus de souffrance que de bien être, l'action est définie comme étant mauvaise. Si elle procure beaucoup de bien-être et peu de mal, elle est définie comme étant bonne. Un mouton tué pour nourrir toute une famille pendant un mois procure plus de bien-être que de souffrance, plusieurs animaux tués pour la création d'un manteau en fourrure procure plus de souffrance que de bien-être. L'utilitarisme n'est qu'une question de calcul. L'utilitarisme prend également l'humanisme au pied de la lettre. La nature de l'individu ne doit pas être un critère de discrimination, que ce soit le sexe, l'âge ou les origines et donc encore moins l'espèce. Et donc la mise à mort d'un animal est considérée comme mauvaise seulement si elle procure plus de mal que de bien dans le monde. Mais comment comparer la souffrance d'un animal à celle d'un humain ? Comment prendre en compte toutes les choses qui influeront le bien-être ou la souffrance que cela engendrera ? On suppose que les proches d'un humain risqueraient de souffrir suite à sa mort et qu'il pourrait comprendre et anticiper cette souffrance. On suppose qu'un animal ne mériterait pas d'être mis à mort car il est innocent et qu'il subit la domination humaine. Le calcul utilitariste est difficile car de nombreux éléments sont à prendre en compte ou à prévoir. Prenons l'exemple du tremblement de terre à Lisbonne en 1755, on estime le nombre de victimes entre 50 et 100 milles, mais si ce tremblement de terre n'avait pas eu lieu que ce serait-il passé ailleurs sur la planète ? En utilisant le système de calcul utilitariste, la mort de 100 000 personnes étaient donc nécessaire pour éviter un effet papillon et donc la souffrance de plusieurs autres êtres vivants.

A ces deux philosophies, une seule ose s'y opposer en apportant des réponses aux accusations faites aux humains. On appelle cette école l'humanisme.

D'après l'Humaniste, l'animal n'a pas le même droit qu'un homme car il n'a pas de conscience, ce qui permet de porter une réflexion sur son existence ou celle du monde extérieur dans l'immédiat. Sans conscience il ne sait pas qu'il existe, il n'y a pas non plus de souffrance. L'animal n'est qu'un exemplaire de son espèce, une chose vivante, rien de plus. Il n'hérite donc pas de droit en particulier. Ce point de vu s'oppose radicalement à ceux du Romantisme, qui pense que les animaux devraient bénéficier d'autant de droit que ceux des humain, et de l'Utilitarisme, qui ne prennent en compte que la souffrance et le bien-être

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