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Lutte Contre Le Changement Climatique Dans Les Pays En Développement

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mier programme d’action européen en matière d’environnement. Il faudra cependant attendre l’Acte unique de 1986 pour que le domaine environnemental soit pris en compte par toutes les politiques communautaires. Dans les objectifs soutenus par l’UE se placent également, la protection de l’environnement présent dans le traité de Maastricht (1992), ainsi que la stratégie de développement durable prévu par le Conseil européen de Göteborg (2001).

A- Une démarche environnementale au service du développement durable

Les deux traités fondateurs de la politique énergétique de l’UE (le traité de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier ou CECA, et le traité EURATOM instituant la CEEA ou Communauté Européenne de l’Energie Atomique), après la crise pétrolière de 1973, confirment la prise de conscience de l’UE de la nécessité d’une politique communautaire de l’énergie.

L'Union européenne a créé au total six programmes d'action pour l'environnement depuis 1972. La politique commune de l’environnement de l’UE est alors basée essentiellement sur deux principes : le principe de précaution en cas d’incertitude scientifique et le principe de pollueur-payeur. Le Système Communautaire d’Echange de Quotas d’Emission (SCEQE), instauré en Janvier 2005, constitue la pierre angulaire de la stratégie de l’UE pour combattre le changement climatique. Il s’agit du premier système international d’échange de droits pour les émissions de CO². En tarifant les émissions de carbone de ces installations, le système incite constamment les entreprises participantes à réduire autant que possible leurs émissions.

En outre, les domaines privilégiées par l’UE sont la protection de la nature (conservation des oiseaux sauvages, réseau Natura 2000 notamment), le soutien des économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables, la lutte contre la pollution de l’air et de l’eau (directive nitrates de 1991, lutte contre la pollution marine), la prévention des risques majeurs, le traitement de déchets et de substances toxiques.

B- Une diplomatie environnementale influente

L’Union Européenne fait preuve d’ambition dans ses objectifs de politique communautaire et cherche perpétuellement, avec plus ou moins de succès, à convaincre la Communauté Internationale à prendre des mesures à la hauteur des enjeux qu’augurent les problématiques liées au changement climatique.

Lors de la Convention Cadre des Nations Unies de 1992 ratifiée par 189 pays et le protocole de Kyoto en 1997 sur le changement climatique, l’Union a joué un rôle prépondérant dans les négociations (en parvenant à convaincre la Russie de ratifier le traité) et dans la mise en œuvre des engagements pris par les pays ayant participé à la Convention.

Le Protocole de Carthagène lors du Conseil Européen de Juin 2002, sur la prévention des risques biotechnologiques, fait foi de l’influence de la diplomatie européenne par l’adoption du principe de précaution en cas d’incertitude scientifique.

Afin de favoriser l’efficacité de la gouvernance internationale au niveau de la protection des écosystèmes et de la biodiversité, la Commission Européenne a mis en place en Juin 2006, un ensemble de stratégies visant le soutien financier à la fois global, sectoriel et géographique au niveau de l’aide extérieure de l’UE.

Par ailleurs, en Janvier 2007, la Commission Européenne s’est volontairement engagée à aller au-delà des objectifs de Kyoto. L’UE, responsable de 11% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, s’attache ainsi à réduire, d’ici 2020, les GES de 20 % afin de prévenir le réchauffement de la planète (portée à 30% en cas d’accord international).

Malgré l’échec de l’ « accord de Copenhague » en Décembre 2009, lors de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique (CNUCC), ainsi que le blocage de la feuille de route intitulée « Europe sobre en 2050 » lors du Conseil Environnement de l’UE en Mars dernier, ses représentants les considèrent quand même comme de grands pas vers un traité mondial juridiquement contraignant qui devra succéder au Protocole de Kyoto en 2013, et une forte volonté de l’Union à progresser dans ses ambitions climatiques.

Ainsi, la Conférence de Durban au mois de Décembre 2011 a vu naître une feuille de route pour un accord global en 2015 faisant suite au Protocole de Kyoto qui prendra fin cette année. Grâce à l’Union Européenne qui a joué un rôle important dans les négociations (avec les pays réticents), un compromis a été trouvé avec pour objectif de faire avancer l'ensemble des pays dans la prise d'actions concrètes en faveur du climat et aider les pays les plus vulnérables à réaliser les investissements nécessaires pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

II- Les actions de l’Union Européenne pour la lutte contre le changement climatique dans les Pays En Développement (PED)

La lutte contre le changement climatique de l’UE dans les PED est perceptible à deux niveaux : les inégalités entre pays développés et pays en développement face au réchauffement de la planète, ainsi que les actions engagées par l’Union Européenne en faveur des PED.

A- Inégalités entre pays développés et pays en développement

Dans son «consensus sur le développement», les fondements de la politique de coopération au développement de l’UE sont l’environnement et la biodiversité. Or, l’on est loin d'atteindre les objectifs fixés par Kyoto. En effet, il existe une injustice flagrante entre la pollution engendrée par ces pays favorisés et les conséquences supportées par les pays en développement.

Les Etats-Unis et la Chine, premiers émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde, restent de ceux qui ne veulent pas ratifier les traités internationaux afin de ne pas entraver leurs activités économiques et industrielles. Ils parlent alors de réduction de leur intensité de carbone (CO²)

Les pays en voie de développement, quant à eux, pour ne pas limiter leur croissance économique, ne veulent pas s'engager sur des obligations de résultat mais proposent de réaliser des actions d'atténuation.

Or, contrairement aux pays industrialisés, ces pays plus pauvres comptant deux milliards de personnes dont 450 millions d’individus souffrant de sous-nutrition, paient le plus lourd tribut, notamment ceux d’Afrique subsaharienne. La raison se trouve dans leur faible capacité à s'adapter au changement climatique ou à compenser la baisse de production grâce à des importations de denrées alimentaires en est la raison. Ce qui engendrerait une augmentation des surfaces arides avec des conséquences énormes sur la sécurité alimentaire, la santé humaine, les ressources naturelles, les activités économiques et, plus généralement, sur les progrès dans la lutte contre la pauvreté.

La réduction des gaz à effet de serre par les pays développés ne suffirait donc pas à limiter le réchauffement planétaire. Les pays industrialisés, en partie responsables du réchauffement, doivent donc les aider à s’adapter et à utiliser des technologies moins polluantes qui permettent d’atténuer les effets des changements climatiques en n’altérant pas leur croissance économique et le développement de leurs sociétés.

B- Les actions de l’Union Européenne au niveau des pays en développement

La dévotion de l’Union dans la lutte contre le réchauffement climatique peut probablement s’expliquer par sa volonté de servir d’exemple en matière de diplomatie environnementale face à la communauté internationale.

➢ L’Instrument de financement de la coopération au développement (ICD)

Mis en place en Janvier 2007, le budget alloué à l’Instrument de Financement de la Coopération au Développement (ICD) pour la période 2007-2013 se monte à 16,9 milliards d’euros. Il soutient des programmes géographiques et thématiques (développement durable en milieu rural, gestion durable des ressources naturelles, sécurité alimentaire, migrations…) en faveur des pays en développement d’Amérique latine, d’Asie et d’Asie centrale, et de la région du Golfe. Il augmente ainsi l'efficacité de la coopération au développement menée par l'Union européenne.

➢ Le Programme « LIFE+ »

Enfin, l’UE inclut dans son programme de financement dit « LIFE+ » les pays en développement, en soutenant leurs actions

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