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Place de l'Europe depuis le 16ème Siècle

Cours : Place de l'Europe depuis le 16ème Siècle. Rechercher de 47 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires

Par   •  31 Octobre 2015  •  Cours  •  25 333 Mots (102 Pages)  •  503 Vues

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La place de l’Europe dans le Monde depuis le 16ème siècle


Introduction :        2

Chapitre I : Réforme et contre réforme        7

Chapitre II : L’Europe de Westphalie :          10

Chapitre III : Grandes découvertes et Grands Empires        22

Chapitre IV : l’Europe des Lumières.        28

Chapitre V: La révolution française.         35

Références :         42


Introduction :

Le nom Europe vient de l’antiquité Grec. Déesse Grecque → caractère symbolique. La Crète était le berceau de la civilisation Européenne au 2ème millénaire. Au Moyen-Age on l’appelait la république chrétienne mais jamais l’Europe. A cette époque on avait une unité civilisationnelle, juridique (bcp + qu'ajd). L'unité civilisationnelle et spirituelle perdurait au delà du déclin des cités.

Pape et Empereur se disputaient le pouvoir. Chacun se considérant comme l'héritier de la Rome Antique. Au 13ème siècle, le corpus Juris Civis redécouvre le droit romain ainsi que les notions de la souveraineté. La France est alors un pays très puissant revendiquant son indépendance sur le Pape et le Saint Empereur Germanique romain.  Le Roi de France devient le + puissant de la chrétienté (Philippe II Auguste)

Ainsi, à Bouvines, le dimanche 27 Juillet 1214 Philippe II affronte le Saint Empereur Germanique qui attaque par le Nord tandis que l’Angleterre attaquais par le sud à Angers ! Après il y eu 8 jours et 8 nuits de fête à Paris.

  • C’est la 1ère manifestation du sentiment national en France. Tout le monde est derrière le Roi !
  • De plus, le Roi de France a vaincu l’Empereur ! Il est plus puissant. Il a quadruplé le domaine Français, d’où l’adage « Le Roi de France est empereur en son royaume ». On le surnomme Philippe II “Auguste“. Le pouvoir universel n’existe plus.

Plus tard Louis IX (Saint Louis) et son petit fils Philippe IV s’illustreront aussi dans les croisades, le second dans sa lutte pour l’affirmation du pouvoir contre le Pape.

        

        Le terme Europe n’arrive qu’au 15ème avec la redécouverte de la pensée hellénistique grâce à la chute de Constantinople 1453 etc... Qui nous font redécouvrir les manuscrits. Mais au Moyen-Age on se demande ce que l'on doit faire des manuscrits païens ?

Dans la 2ème moitié du 15ème on a de nombreuses invasions turques dans les Balkans : Hongrie etc… Les gens sont chrétiens mais sous autorité Turque.

Vient le temps des grandes découvertes Européennes. Les Portugais sont les premiers explorateurs : Inde, Afrique… Colomb découvre plus tard les Antilles, la route des Indes. Les routes maritimes deviennent un enjeu pour les relations internationales :

  • Enjeux politiques
  • Enjeux missionnaires
  • Enjeux commerciaux

Le 1er partage du monde est fait en 1794 entre les Portugais et les Espagnols par le Pape. Viendront ensuite les Français dans l’Amérique du Nord. Le jeu politique devient

mondial et cette dilatation offre de nouvelles perspectives (évangélisations, marché, commerce) L’évangélisation de l’Amérique du Nord commence avec Charlemagne. La maîtrise des mers, des routes maritime et des comptoirs devient un enjeu majeur pour l’empire britannique, hollandais, Français et Portugais.

Ces puissances acquièrent une position prépondérante. Apparition de la notion de puissance mondiale dont la première fut l’Espagne de Charles Quint dont les grands pères étaient le saint empereur et le Roi d’Aragon et les grands-mères de Castille et de Bourgogne autrement dit les 4 puissance majeures d’occident. Ajouté à cela l’audace exploratrice et cela donne la puissance de Charles Quint.

Mais le 18 Mai 1643 la France bat l’Espagne et devient la plus puissante et elle gardera ce titre jusqu'à la défaite de Waterloo. L’Angleterre donne ainsi le ton jusqu'à la 1ère guerre mondiale. Mais le déclin Européen commençait déjà à s'entamer au cours du M-A.

Dans l’histoire d’une prépondérance il y a toujours 2 étapes :

  •               -     Une époque conquérante : invincible.
  • Puis un essoufflement : une contestation apparaît.

Une prépondérance qui se qualifie par des ressources, des gouvernements efficaces, des moyens efficaces, une volonté de puissance, une puissance financière mais aussi le règne du Gouverneur ainsi que le rayonnement des pensées, de la culture, de l’art.

L’Europe donne le ton et influence le reste du monde pour le meilleur et pour le pire ! Les mœurs Européenne se propagent dans le monde entier.

On aperçoit alors trois ruptures dans la chrétienté médiévale, entraînant une mutation des mentalités :

  • Le nominalisme
  • La redécouvertes des pensées hellénistiques (stoïcisme, épicurienne, et sceptique)
  • L’affirmation d’une nouvelle conception de l’État : la souveraineté

Le nominalisme (Roscelin) est une doctrine d'après laquelle les idées générales ou les concepts n'ont d'existence que dans les mots servant à les exprimer. Une doctrine qui nie le genre humain. Par exemple il n’y a pas de maladie mais des malades. La nation, la famille, ne sont que des sommes arithmétiques, rien de naturel. Avant on voyait l’homme comme un animal politique en société. Avec le nominalisme, il n’y a que des individus donc pas de bien commun ; tout au plus un intérêt commun. C’est en quelque sorte l’ancêtre de l’individualisme en désaccord complet et total avec la pensée chrétienne.  

Elle porte aussi les germes de la philosophie moderne notamment l’individualisme, positivisme juridique et subjectivisme. On y voit un rejet de l’ordre naturel et du droit naturel. Saint Thomas d’Aquin (1225-1274) réfute ce mode de pensée ainsi que Guillaume d’Occam (1285-1329). Il n’y a pour d’Occam, pas de paternité juste un père et un fils.

Les agencements d’individus ne sont que des conventions. Il sépare la philosophie et la foi, et rejette les preuves rationnelles de l’existence de Dieu. Le nominalisme à des échos croissant auprès des universités au 14ème et 15ème siècles mais reste assez timoré. Il y a une forte opposition entre d’Occam et d’Aquin. Cette opposition se retrouve dans la philosophie du droit :

hiérarchie dont dieu est le plus haut représentant : Le droit est le fruit de celui qui peut commander. L’Empereur, le Pape et puis Dieu. → Positivisme juridique.

Ordre et droit naturel, imposant la justice naturelle (St Thomas d'Aquin)

Le subjectivisme : dans Controverse contre le Pape est en opposition à la pensée romaine : donner à chacun une part de droit qui lui revient, le pouvoir d’un sujet sur une chose. Pour Guillaume d’Occam l’individu est au centre de toute chose. 3 siècles plus tard la pensée de d’Occam se diffuse. Le droit naturel ne dépend plus de l’ordre du cosmos mais devient le droit de quelqu’un sur quelque chose → les droits de l’Homme.

Le nominalisme a trouvé un écho dans le Protestantisme et dans le contrat social de Hobbes, Locke et Rousseau.  L'apogée du nominalisme en France c’est 1789.

L’individualisme est nécessairement favorable a l’homme, mais Hobbes démontre qu’il peut aussi être pessimiste. « Lupus homini lupus » →  il suffit de regarder les conséquences de la révolution française. Après cela on recherche une solution → Napoléon ?

Le résultat après le traumatisme de la terreur → répréhension au moindre manquement a la loi. Ce climat est représenter dans les misérables. St Thomas d’Aquin affirme que la survie de l'homme est légitime, un pain volé pour survivre n'est pas un crime.  On réprime un homme qui vole un pain !!! Le mariage du pessimisme et de l’individualisme devient horrible…

Un individualisme optimiste accroît la dignité de l’homme. On observe que plus l’homme est exalté comme individus, plus il diminue en tant qu’homme; les qualités affectives et sociales étant mises à part.

Les humanistes de la Renaissance redécouvrent la pensée helléniste. Ils veulent revenir aux sources, au contexte, à la langue, etc. On ne se satisfait plus des simples citations. L’invention de l’imprimerie facilite la tâche.

Dans ce contexte :

  • La scolastique (commentaire de commentaire) de Aristote est discréditée, car vu comme l’autorité absolue. Discrédité parce que ses propos ont été déformés d'une part et car la pensée d'Aristote était dépassée dans certain domaine (la physique). On assiste à un rejet complet d’Aristote et c’est Descartes qui lui portera le coup de grâce.
  • La redécouverte des manuscrits a engagé le soucis de trouver des réponses dans les sources, les conduisant a apprendre l’hébreu, le grec. On s’intéresse bcp aux pensées hellénistiques Cicéron, Lucres et Sénèque sont à la mode.

         Cela amène à un repli sur soi, un désordre politique accentué par les guerres de religion.  On méprise le travail manuel au profit de l’intellectuel. Ce qui entraîne la ré-acclimatation de l’esclavage ( mais on reste égaux en dignité ... !).

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