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SYNTHESE D’HISTOIRE : BERLIN DE 1948 à 1989

Étude de cas : SYNTHESE D’HISTOIRE : BERLIN DE 1948 à 1989. Rechercher de 46 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires

Par   •  15 Février 2016  •  Étude de cas  •  1 999 Mots (8 Pages)  •  754 Vues

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SYNTHESE D’HISTOIRE :  BERLIN DE 1948 à 1989

QUESTIONS :

Première partie: travail préparatoire

  1. Le premier document est une caricature faite par Dick SPENCER et représentant Berlin-Ouest face au blocus soviétique construit de juin 1948 à mai 1949. Ce blocus est caricaturé par un ours dont les bras forme le blocus et dont le képi est orné du symbole soviétique. Au centre de cette encadrement : les trois alliés, représentées par leur drapeau (France, Etats-Unis, Royaume-Uni).

  La situation particulière de Berlin en 1948 c’est qu’elle est divisée en deux « blocs » : d’un coté les    capitalistes à l’Ouest et de l’autre les communistes à l’Est.

Cette ville est un enjeu dans les relations internationales car elle va être la principale cause des premiers affrontements Est-Ouest.

        

 2)  Le deuxième document nous présente un extrait des Mémoires écrit par le président des Etats-Unis, Harry S. TRUMAN, en 1956 qui nous fait part de sa réaction au blocus de Berlin.

  H. TRUMAN explique le blocus de Berlin comme étant une façon, pour la Russie, de faire partir les occidentaux de Berlin. La Russie aurait, selon lui, connut trop d’échecs et pouvoir rendre communiste la zone Ouest de Berlin ne serait pas à négliger. Les Etats-Unis vont alors forcer le blocus en utilisant les voies aériennes pour continuer malgré tout de ravitailler Berlin-Ouest. Dès lors, en 1949, l’Allemagne est divisée en deux Etats : la RFA du côté capitaliste et la RDA du côté soviétique.

  1. Le document 3 est un texte extrait du décret du gouvernement de la RDA, de la nuit du 12 au 13 août 1961. Dans cette prescription, les autorités est-allemande tente de justifier la construction du mur de Berlin.

  Pour justifier la construction du mur de Berlin, le gouvernement de la RDA dénonce très clairement les intentions de l’Allemagne de l’Ouest envers l’Allemagne de l’Est caractérisés de néfaste pour les relation Est-Ouest. Pour le gouvernement de la RDA, l’Allemagne de l’Ouest et Berlin-Ouest propagent un sentiment de vengeance sur « eux », notamment par des comportements et des activités beaucoup trop hostiles et militaristes. En réalité, ce mur a été créée pour empêcher la population allemande d’émigrer de l’Est vers l’Ouest et ainsi sauver, en quelques sortes, le monde communiste.

  1. Le quatrième document est le célèbre discours fait par le président américain J.F.KENNEDY lors de sa visite à Berlin Ouest le 26 juin 1963, à l'occasion du quinzième anniversaire du blocus de Berlin. Son discours sert essentiellement à soutenir moralement les berlinois de l’Ouest et dont la fameuse phrase finale « Ich bine in Berliner » exprime la liberté des berlinois. Pour KENNEDY, la ville de Berlin symbolise la liberté.

  1. Le cinquième document est un dessin fait par PLANTU, le 11 novembre 1989, illustrant l’ouverture de la frontière entre Berlin-Est et Berlin-Ouest.

Lors de la chute du mur de Berlin, les autorités est-allemande restent sceptique, comme nous le montre le dessin avec deux soldats soviétiques perchés le haut d’une tour ne comprenant pas vraiment ce qui se passait et comment ils devaient réagir face à cet acte. Sur le dessin, celui qui détruit le mur est sur un tracteur prononçant les mots du président américain : « Ich bin ein Berliner », signe de liberté. C’est donc dans un climat de joie et d’exaltation que les berlinois de l’Est retrouver leur liberté, représenté sur le dessin par le soleil et la foule heureuse. Berlin enfin réunifié, les berlinois sont libres.

        

Deuxième partie: réponse organisé

  Berlin est le symbole par excellence de la Guerre froide en Europe. Le coup de Prague en février 1948 va montrer que les communistes sont prêts à tout pour prendre le pouvoir et ne respectent pas les décisions communes prises à Yalta. A partir de cela, Berlin connaîtra des crises qui, aujourd’hui encore, marquent tous les esprits.

  En quoi les crises de Berlin résument-elles, à elles seules, l’affrontement Est-Ouest ?

  Nous détaillerons en deux parties notre réponse. Dans un premier temps, nous montrerons comment  la première crise de Berlin s’est manifestée; pour ainsi découler sur la deuxième crise, tout en expliquant pourquoi celles-ci schématisent parfaitement l’affrontement Est-Ouest.

  En juillet 1945, à la conférence de Potsdam, les trois dirigeants des principales puissances alliées, Churchill (puis son successeur, le travailliste Attlee), Staline et Truman s’accordent sur le partage de l’Allemagne et de l’Autriche en quatre zones d’occupation : américaine, britannique, française et soviétique. De même, Berlin, l’ancienne capitale du Reich, est divisée en quatre secteurs d’occupation. Enclavée dans la zone soviétique, des voies d’accès aériennes, autoroutières et ferroviaires permettent de la raccorder aux zones occidentales.

Après le coup de Prague, en février 1948, les Occidentaux décident de transformer leurs « trois zones » en un seul et unique État souverain ouest-allemand, lors notamment d’une conférence à Londres en avril-juin 1948. La première phase du processus est la création du Deutsche Mark, qui devient le 20 juin la monnaie commune aux trois zones occidentales. Staline proteste contre cette division de fait de l’Allemagne et, le 23 juin 1948, il profite de l’isolement géographique de Berlin pour bloquer tous les accès des secteurs occidentaux. Plus de deux millions d’habitants et 30 000 soldats alliés se retrouvent pris en otage derrière le rideau de fer.

        

  Le président Harry S. Truman, dans ses Mémoires, publiées en 1956, va expliquer ce blocus comme une « vengeance » de la part des Russes, qui auraient, selon lui, voulu compenser, grâce à ce blocus, leurs nombreux échecs précédents notamment en Italie, en France et en Finlande. Dans un premier temps, les Alliés envisagent de forcer le blocus, selon la proposition du général Clay. Mais ils ne veulent pas prendre le risque de provoquer un conflit armé dont ils auraient pris l’initiative, et ainsi déclencher une guerre. Ils ne peuvent pas non plus ne pas réagir, puisque cela aurait impliqué l’échec de la politique du containment.

Pour sauver la ville de l’asphyxie, Britanniques et Américains décident finalement de mettre en place un pont aérien, c’est-à-dire d’assurer le ravitaillement (vivres, carburant, charbon) par avion. On estime alors, que moins de 5 % des Berlinois de l’Ouest ont préféré se ravitailler auprès des autorités soviétiques. Le 12 mai 1949, conscient de son échec, Staline décide de lever le blocus.

Pendant la crise, les États-Unis déploient trois escadrilles de bombardiers stratégiques B-29 de l’USAF (United States Air Force) au Royaume-Uni pour signifier qu’ils sont prêts à riposter à une éventuelle invasion de l’Europe de l’Ouest. Cependant, ils n’envisagent à aucun moment de recourir à la menace d’un ultimatum atomique pour faire cesser le blocus de Berlin. En effet, l’Europe de l’Ouest est en pleine reconstruction et la puissance militaire du Bloc de l’Est est de loin supérieure à celle des Occidentaux.

        

  C’est alors que le 23 mai 1949, la division de l’Allemagne devient officielle, par la promulgation de la Loi fondamentale (Grundgesetz), acte de naissance de la République fédérale d’Allemagne (RFA). Le 12 octobre, la zone soviétique à son tour se constitue en un État souverain, la République démocratique allemande (RDA). Les deux entités refusent de se reconnaître juridiquement. Désormais, l’Allemagne se trouve au cœur de la guerre froide.

 

  Cette première crise de Berlin a donc été un nouvel échec pour les soviétiques et particulièrement pour Staline, qui pensait que ce blocus répondrait à ses attentes. Malheureusement, l’URSS n’est pas au bout de ses surprises, loin de là… : c’est une deuxième crise de Berlin qui s’annonce.

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