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Le Théatre Élisabethain

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onsidérait comme une langue « utile », se découvre une expressivité poétique et singulière.

De plus, les livres étant rares et chers, le peuple se tourne vers une culture accessible, on vient voir les spectacles pour entendre une poésie mais surtout un message.

A travers les drames historiques (les plus connus son ceux de SHAKESPEARE : « Henry VI » et « Richard III »), le théâtre interprète l'histoire de l'Angleterre ancienne et en délivre un sens civique.

Cependant, la vie des auteurs et acteurs reste difficile et pauvre.

Les compagnies doivent être protégés par un grand personnage de la noblesse pour ne pas être reléguer au rang de vagabond mendiant,

Or, en 1572 deux lois sont promulguées, la première réduit le nombre de domestiques qu'un aristocrate pouvait garder à son service, beaucoup de compagnies perdent alors leur protection, la seconde menace les vagabonds d'être fouetté et brûlé dans les oreilles.

De plus, les hommes qui écrivent ses pièces appartiennent à un milieu modeste, le droit d'auteur n'existant pas à cette époque, l'écrivain ne percevait plus aucun droit lors des représentations ou publication de ses pièces.

La volonté politique de développer le théâtre est certes une volonté civique mais va cependant à l'encontre des idées puritaines qui y voient une école de la débauche et de l'immoralité.

2 - Le combat contre l'église catholique romaine a des conséquences sur l'art.

Les raisons de la liberté d'un théâtre profane sont avant tout des raisons politiques, et entraîneront la fermeture de tout les théâtres dés la victoire des puritains.

En effet, Marie Ire, prédécesseur d'Elysabeth, avait rétabli la communion avec l'église catholique Romaine.

A sa mort, la reine Elysabeth brise à nouveau ce pacte au profit de l'Anglicanisme (confession religieuse propre à l'Angleterre et à ses colonies) se mettant alors à dos le Pape Pie V.

Par réponse, le Pape Pie V, écrivit une bulle publié en 1970, intitulé « Regnans in Excelsis », qui autorise le renversement de la reine, l'accusant d'être au service du crime.

Les puritains, fortement opposés au pouvoir royal, sont hostiles au théâtre , selon eux, les spectacles sont malsains et dépourvus de lois morales.

Plusieurs raisons donnent naissance à cette hostilité :

les femmes n'étant pas autorisées à jouer, les hommes se travestissent en femmes pour interpréter les personnages féminins

les thèmes abordés sont ceux du péché

les scènes sont occupées par l'opposition politique

C'est pourquoi, dés leur victoire en 1642 les puritains s'emparent de Londres et font fermer les théâtres.

De plus, de cette époque, seulement 600 textes nous sont parvenus, la raison probable était que l'écriture n'était jamais fixée car elle ne cessait de bouger lors des représentations en fonction de la réaction du public et de l'humeur de ses interprètes.

La plus probable est que les textes furent perdus car, n'étant pas des œuvres sacrées, ils n'étaient pas voués à l'édition.

Encouragé par la reine Elisabeth, le théâtre Anglais connaît la période la plus significative de son histoire, néanmoins, les conséquences sont nombreuses.

Nous allons analyser par la suite les réalités sociales dans la forme et dans la pratique du théâtre sous le reine d'Elisabeth..

II – INFLUENCE SOCIALE D'UN THEATRE ANARCHIQUE DANS UNE SOCETE INDIVIDUALISTE

Aussi bien d'un point de vue civique que d'un point de vue poétique, le théâtre élisabéthain est un théâtre sanglant qui prône l’anticonformisme.

1 - Marché noir des représentations publiques et localisation géographique des théâtres

Les compagnies sont contraintes de subvenir à leur besoin en donnant des représentations publiques illégales, et les théâtres sont construis, pour la plupart, dans des zones obscures.

En effet, le gouvernement est hostile aux représentations publiques.

Les compagnies donnent des représentations dans la rue en prétendant que ce sont des répétitions préparatoires avant la vraie représentation devant la reine, en réalité, c'est répétitions sont leur principales source de revenu.

De plus, Sur 200 000 habitants, Londres compte 12 000 marginaux vivant du trafic de drogue et du commerce illicite, beaucoup se concentrent dans les banlieues et notamment sur la Rive Sud.

C'est dans ces quartiers même que la reine fait construire les théâtres, au milieu des bordel et autres vices.

Les puritains appellent le théâtre « la maison du diable », pour le bonheur des marginaux qui sont friands de non conformismes, ils s'empressent d'aller voir les spectacles.

Tout le monde va au théâtre, et, à l'approche d'un spectacle, la Rive Sud accueille bourgeois et « mendiants ».

Le drapeau se hisse, les trompettes chantent et le programme est affiché pour ceux qui savent lire.

Les plus riches sont placés à l'abri, confortablement, tandis que les plus pauvres se réunissent dans la fausse, exposés aux intempéries (ce sont des constructions ouvertes sur le ciel).

« Les valets du théâtre crient le vin et la bière (que les ivrognes iront évacuer dans un baquet prés de la porte),les pommes et les noix qui serviront tout à l'heure de projectiles, des filles s'offrent dans des coins d'ombre et se font trousser sous chaque escalier »*

Les auteurs, eux même, mènent une vie passionnée, désordonnée, parfois même dangereuse, la seule véritable croyance semble être « boire, manger, se donner du bon temps tout son soûl et aller au diable » (William Congreve, auteur de plusieurs comédies de mœurs sexuelles ).

Le mouvement grandit et les excès en tous genre deviennent prioritaire, nous allons voir dans cette seconde partie que la raison de cette débauche se trouve principalement dans les thèmes des pièces.

2 – Ue théâtre de la cruauté qui « sonde les reins et le coeur » (Antonin Artaud)

Marqué par le refus des idéologies religieuses et des conventions esthétiques, le théâtre élisabéthain est un théâtre de la liberté.

Alors qu'à la même période notre théâtre classique brille par son extrême codification tant au niveau de son contenu (œuvre) que de sa forme (représentation de l'oeuvre), le théâtre élisabéthain n'est soumis à aucune réglementation (la seule règle peut être celle de l'unité de l'action).

En effet, une esthétique libre, la liberté de genre et d'écriture, donne à ce mouvement un style unique que certains

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