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Litterature Francais

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uté de droit divin lui assure le soutien de Malesherbes, Montesquieu, Voltaire et Mme de Pompadour. Dès lors, le succès est européen (Suisse, Italie, Angleterre, Russie…). En février 1752, le tome II fait scandale et les Jésuites font pression pour que le Conseil d’État interdît la vente et l’achat des deux premiers volumes parus de l’Encyclopédie. La publication est suspendue. Voltaire propose de continuer l'entreprise à Berlin, mais Diderot refuse et choisit de se cacher. Malesherbes, directeur de la librairie, chargé de la censure, mais défenseur du projet encyclopédique autorise la reprise de la publication.

En 1753, le troisième tome parait et subit une nouvelle condamnation du Conseil du Roi. En 1754, 1755 et 1756 paraissent les tomes IV, V et VI. Après la tentative d’assassinat de Robert François Damiens contre Louis XV, le parti dévot parvient à donner l’impression que l’Encyclopédie est entrain d’ébranler le gouvernement et la religion en France. A la suite de De l’Esprit d’Helvétius, le pape condamne l’Encyclopédie. D’Alembert abandonne le projet. En septembre 1759, Malesherbes obtient la permission de publier des volumes de planches. La rédaction et la publication du texte se poursuit clandestinement. En 1765, Diderot découvre que son éditeur, Le Breton, avait censuré les textes de l’Encyclopédie à partir du tome VIII avant de les publier. En 1766 parurent les dix derniers volumes de textes, et en 1772, un dernier volume de planches.

2. La stratégie éditoriale

L’article « Encyclopédie » écrit par Diderot et placé en tête du premier volume après le Discours préliminaire de d'Alembert définit le programme d'ensemble de l'ouvrage. L'Encyclopédie doit rassembler toutes les connaissances acquises par l'humanité et faire la synthèse des acquis humains. Pour justifier son ambition, Diderot utilise l’image de l'arbre : des premières racines aux branches, la connaissance porte ses fruits. L’homme a besoin de connaître et de savoir pour atteindre le bonheur. D’ailleurs, Diderot fait dans cet ouvrage une apologie de la raison et de la liberté d'esprit. Le progrès de l’homme va de pair avec le progrès du savoir.

Diderot espère avec son Encyclopédie contrecarrer le Dictionnaire de Trévoux des jésuites et favoriser la diffusion de la philosophie des Lumières. Pour lui, « il faut tout examiner, tout remuer sans exception et sans ménagement ». Diderot veut provoquer la réflexion. Ses articles sont mis en ordre de façon rationnel et alphabétique. Des renvois » font circuler le lecteur à travers l’ouvrage et permettent de confirmer ou réfuter une théorie : ils représentent toute la stratégie éditoriale de Diderot. Les mythologies sont analysées de telle sorte à faire douter de la religion chrétienne et l'histoire ancienne des pays lointains est étudiée de façon à ce que notre politique et nos mœurs paraissent ridicules. Les auteurs utilisent souvent le ton polémique. Ils examinent scientifiquement leurs sources pour mieux les remettre en question. Les chapitres sur les techniques artisanales et les métiers permettent de cacher la vocation philosophique antireligieuse de l’ouvrage. De plus, la multitude des annotations historiques décourageait la censure.

3. Les valeurs

Tout au long de l’Encyclopédie, Diderot défend de nombreuses valeurs qui lui tiennent à cœur. Pour lui, la nature détermine le devenir de l’homme et le bonheur terrestre est un but. Le bonheur est basé sur l’amour de la science, la tolérance et le bonheur matériel. Il s’oppose à la monarchie absolue ou de la religion.

Une autre valeur chère à Diderot est l’esprit critique. Il s’exerce principalement contre les institutions. Le modèle anglais de la monarchie constitutionnelle devient une référence par rapport à la monarchie absolue française. La critique des textes sacrés la religion chrétienne, et plus particulièrement le pouvoir des clercs. Les philosophes proposent alors le déisme, courant qui admet l’existence d’un dieu sans reconnaître aucune église. Ils critiquent également la persécution des Huguenots par la monarchie française.

Les

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