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Portrait d'Acis, analyse linéaire Les Caractères de La Bruyère

Commentaire de texte : Portrait d'Acis, analyse linéaire Les Caractères de La Bruyère. Rechercher de 53 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires

Par   •  9 Juin 2024  •  Commentaire de texte  •  1 687 Mots (7 Pages)  •  25 Vues

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  INTRODUCTION     LA BRUYÈRE  LES CARACTÈRES

La Bruyère, auteur classique du 17e siècle.  Il s’inspirera du grec Théophraste pour écrire et faire le portraits de ses contemporains.

Le classicisme développe un idéal de l’«honnête homme».

L’homme de lettres fut le tuteur de fils de Condé il évolue à la cour de Louis XIV.

La Bruyère est un moraliste, c’est un fin observateur de la nature humaine et porte un regard critique sur son époque.

Dans sa globalité «Les Caractères ou les mœurs de ce siècle»  

              regroupent 16 livres fragmentés en remarques et portraits satiriques.

Le portrait d’Acis est écrit sous forme de dialogue.
Il constitue l’intégralité d’une «remarque» la 7ème du livre V «De la société et de la conversation».
L’auteur met en lumière le rôle de la parole dans la société mondaine. Le personnage d’Acis semble réunir les défauts qui forment le contraire de l’«honnête homme» A travers lui, ce sont les précieux et leur langage ampoulé qu’il critique.

                PROBLEMATIQUE

En quoi La Bruyère souligne-t-il le ridicule des précieux?

                1 - Critique polie du discours précieux d’Acis 

                2 - Critique satirique des précieux

                3 - Mise en scène théâtrale et conseil du moraliste

                                 (lecture)

                         (analyse linéaire)

CONCLUSION

La Bruyère souligne le ridicule d’Acis qui n’aime pas parler simplement, préfère utiliser des tournures de phrases et expressions complexes, quitte à en devenir incompréhensible.

Le moraliste dépasse ensuite le cas particulier d’Acis et généralise «vous et vos semblables, les diseurs de Phoebus» et crée un caractère type : celui des précieux. Il caricature la mode des salons mondains versaillais sous Louis XIV où les courtisans préféraient se faire-valoir à se faire comprendre. Les précieux sont sembla bles à des comédiens jouant un rôle pour paraître intelligents mais ils n’en paraissent que plus sots. Aussi, le moraliste leur donne-t-il un conseil: celui de faire semblant d’avoir de l’esprit en adoptant un langage simple.

Molière 25 ans plutôt avait déjà fait la satire des précieux en les ridiculisant comme La Bruyère avec sa comédie : Les Précieuses ridicules.

1 - Critique polie du discours précieux d’Acis 

»Que dites-vous?… qui ne pourrait pas en dire autant?»

introduction «in mediares» (au milieu des choses) dans un dialogue entre Acis et                                                                                               le narrateur

usage pronom «je/vous»+ formule de politesse 

                indique une conversation entre personnes éduquées

la communication semble impossible

succession de phrases interrogatives courtes+ une phrase négative

«Que dites-vous? Comment? Je n’y suis pas»

Le moraliste demande des éclaircissements

mais avec le paradoxe «encore moins» il dit encore + d’incompréhension

«enfin je devine» > impatience, du latin devinare, il faudrait être un devin pour                                                                          comprendre le discours d’Acis

On ne connaît pas le contenu des propos d’Acis.

paroles d’Acis rapportées au discours indirect

+ champ lexical de la météo >>propos d’Acis trop inintéressants pour être rapportés

opposition entre «vous voulez» phrase affirmative au présent

et tournure interrogative à l’imparfait «que ne disiez-vous»

décalage entre la volonté d’Acis et ce qu’il a fait dans la réalité

Acis: contre-exemple du classicisme prônant la clarté

le narrateur> prof de philo cô Bourgeois gentilhomme Molière

ton didactique + emploi de l’impératif  

«vous voulez: dites… vous me trouvez dites…

LB fait l’éloge de la simplicité idéal classique d’un langage transparent

«ce qui se conçoit bien bien, s’énonce clairement» Boileau hô de lettres 17s

jeu de répétitions sur la météo ou «bon visage»

1ère occurrence: discours d’Acis dans phrase complexe + discours indirect

2ème occurrence: discours direct décrit la réalité sans la déformer «il pleut, il neige»

«dites» verbe à l’impératif

        >règle pour bien vivre ensemble dire les choses simplement

«mais» conjonction de coordination/objection d’Acis

«bien clair» «bien uni» péjoratif ici pour faire la critique de la vanité d’Acis à utiliser des tournures complexes pour dire des choses simples, critique du langage précieux qui consistait davantage à se faire valoir qu’à se faire comprendre.

2 - Critique satirique des précieux «qu’importe...signifient rien.»

 2 questions rhétoriques «Est-ce un si grand mal d’être entendu quand on parle, et de                                         parler comme tout le monde?

la parole sert à être compris de tout le monde

«si grand mal» hyperbole ironique

Acis l’inverse de l’honnête homme classique > énoncer clairement ses idées

«une chose vous manque» mais révélation différée

        avec le prénom d’Acis en incise

        avec «vous et vos semblables les diseurs de Phoebus» dépasse le cas particulier, on passe de l’individuel au collectif avec l’usage du pluriel, LB crée un caractère typique celui des précieux

la périphrase péjorative les diseurs de Phoebus > désigne les précieux.

LB se moque d’eux en utilisant un langage inutilement compliqué semblable au leur.

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