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Explication linéaire acte 1, scène 1 (scène d'exposition) - Tartuffe

Commentaire d'oeuvre : Explication linéaire acte 1, scène 1 (scène d'exposition) - Tartuffe. Rechercher de 47 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires

Par   •  26 Juillet 2020  •  Commentaire d'oeuvre  •  1 721 Mots (7 Pages)  •  22 Vues

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Molière, de son vrai nom Jean Baptiste Poquelin, est né en janvier 1622 et est mort le 17 février 1673 à 51 ans. C'est l'un des dramaturge et comédien les plus connus du 17ème siècle, l'époque du classicisme. Il a écrit environ 30 pièces, en vers où en prose, de types comédie, farces et comédie-ballet.

En 1664, il dénonce les faux-dévots et l’hypocrisie religieuse dans la pièce « le Tartuffe ou l'Imposteur ». Cette pièce en 5 actes a longuement été poursuivi en justice. Censurée, Molière la retravaille en 1665 et elle est jouée en public mais, ceux qui lisaient ou entendaient la pièce était menacés d’excommunication. Jusqu’en 1669 ou elle pourra officiellement être jouée en public.

Nous allons plus précisément analyser l’acte 1, scène 1. Durant toute la scène, comme dans tout le reste de la pièce, Molière a fait des rimes suivies (AABB) ce qui donne un rythme à celle-ci. C’est une scène d’exposition, c’est-à-dire, qu’elle doit présenter toutes les informations nécessaires donc, qui sont les personnages, le contexte, le décor, le(s) lieu(x) ou l’histoire se déroule, aux spectateurs afin qu’ils comprennent la suite. Mais, elle doit aussi les captiver, pour qu’ils ne s’ennuient pas.

Durant la scène, le personnage principal de cette scène qui est Madame Pernelle va s’en prendre à tous les autres et lorsque le nom de Tartuffe va être prononcer, une opposition va se créer entre la vieille dame et le reste des personnages. C’est une scène très énergique et comique de par le nombre de personnages présents et la diversité des caractères de chacun et le comique de mots qui consiste à faire rire le public tout en parlant.

Comment, avec quelles procédés, à travers l’acte 1, scène 1, Molière dénonce-t-il les faux dévots, ceux qui en utilisant la religion manipulent les gens et en quoi cette scène d’exposition est-elle comique?

Tout d’abord, les personnages présents dans cette scène sont : Madame Pernelle, la mère d’Orgon, Flipote, sa servante, Elmire, Marianne, Dorine, Damis et Cléante. Ensuite, cette scène d’exposition débute avec la réplique de Madame Pernelle « Allons, Flipote, allons, que d’eux je me délivre », le public peut donc constater que l’histoire est déjà commencée lors du lever de rideau. Deuxièmement, Madame Pernelle, dès sa première réplique, citée ci-dessus, exprime un besoin de sortir, on appelle ça une fausse sortie puisque la mégère reste en fin de compte rattrapée par Elmire, sa belle-fille ou sa « bru » comme elle le répète 2 fois, « vous marchez d’un tel pas qu’on peine à vous suivre », « mais ma mère, d’où vient que vous sortez si vite ? ».

Cette scène est très vive et originale du fait qu’il y ait 7 personnages, donc quasiment tous, alors que c’est une scène d’explosion et généralement, il n’y a 1 ou 2 personnages afin de présenter l’intrigue. Cependant, on peut remarquer que les 2 personnages principaux de la pièce, Orgon, le père de la famille et le mari d’Elmire et Tartuffe, le faux dévot de l’histoire, le manipulateur et aussi le nom de la pièce de théâtre ne sont pas présents. Orgon entre en scène dès le la scène 3 de l’acte 1. Tartuffe n’arrive seulement qu’à la scène 2 de l’acte 3 ce qui est d’ailleurs étonnant vu qu’il est important dans l’histoire. Du fait qu’il ne soit pas là mais que la scène d’exposition parle de lui, on comprend qu’il est au centre du conflit.

Madame Pernelle parait être une femme vieille, agressive, franche et désagréable. Sa fougue est mise en valeur par le rythme rapide de la pièce, elle est basé sur le comique de la scène. De par son humeur colérique et franche, «je vous parle un peu franc, mais c’est là mon humeur », elle se sert à plusieurs reprise du temps de l’impératif pour exprimer des ordres et son mécontentement :« allons » ;« laissez » ; « ne venez pas » ; « voyez » ; « allez » ; « marchons ». De plus, elle coupe la parole de tous autres personnages essayant de s’exprimer. Ils se succèdent et, au fur et à mesure, chacun réussi à ajouter quelques mots à la réplique de son prédécesseur. Elle est énervée, elle utilise donc un langage familier voir grossier/vulgaire « un peu trop forte en gueule » elle dit à Dorine et « gaupe » à sa servante, cependant le vocabulaire qu’elle utilise nous informe sur sa classe sociale, qui est donc la bourgeoisie. On peut penser qu’elle être entrée dans cette classe sociale il y a peu de temps de par sa façon de parler. Elle se sert aussi de proverbes « comme on dit, pire eau que l’eau qui dort », aussi utilisé dans « Le Morfondu » de Larivey, et d’expressions courantes tels que « doucette », « je ne mâche pas ». Cette scène est comique car il y a une discordance entre l’attitude de la vieille dame et le discours grossier qu’elle a entretenu.

Elle les méprise tous « eux » et ils ont tous droit à une description, qui se rapproche plus du blâme que du louange, franche et négative, et grâce à ce portrait de chacun, le public peut mieux comprendre les causes du conflit. De son point de vue, qu’elle impose en utilisant des verbes de sentiments « je hais fort », Elmire est indisciplinée « on n’y respecte rien » et dépensière « vous êtes dépensière », elle montre le mauvais exemple. Quant à Dorine, elle ne manque pas de lui rappeler qu’elle est une servante « fille suivante » et qu’elle se mêle trop de ce qui ne la regarde pas « vous vous mêlez ». Pour sa part, Damis est considéré comme un fripon « mauvais garnement » et une canaille « sot ». Mariane, c’est une cachotière dévergondée « vous menez sous chape un train». Cléante, lui, devrait arrêter de donner des leçons de vie à la famille « sans cesse vous prêchez des maximes de vivre ». Elle utilise un ton dogmatique, les phrases sont affirmatives, les adjectifs dépréciatif et il y a des verbes d’états. Ce ton irrévocable est accentué avec le présent de vérité générale.

Lorsqu’elle évoque Tartuffe, on constate qu’elle

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