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L'Avenir De La Coopération Nordsud

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le fait que la plupart des pays du Nord ont une situation géographique septentrionale ,tandis que les pays en voie de développement se trouvent au sud des précédents.

- Le problème des relations Nord/Sud est donc le problème entre les pays industrialisés et ceux en voie de développement.

- La coopération N/S est l’ensemble des mesures et dispositions relevant de la politique d’aide économique ,technique et financière entre ces deux ensembles.

La notion de tiers monde est née de la plume de Alfred Sauvy en 1956 ; il faisait allusion au Tiers état de la révolution française qui signifiait initialement la force montante. Ce mot a connu toute une évolution historique ; actuellement ce terme a pris une connotation péjorative et sous - entend les pays les plus pauvres de la planète.

Pour des raisons de commodités, les expressions tiers monde, sud , pays pauvres, pays en voie de développement seront indifféremment utilisées, tout le long de l’exposé, pour désigner la même chose, à savoir le concept Sud. De même, les expressions pays du nord ; nord, pays riches , pays industrialisés signifieront le concept Nord.

Les relations entre ces deux ensembles existent sous une forme ou une autres depuis longtemps. Déjà au 16ème siècle, elles avaient pour objectif l’évangélisation et la soi-disant civilisation des « peuples barbares ». A compter du 19ème siècle les relations changeront de nature et seront régies par les règles de la colonisation . Après les indépendances, on parlera des liens des métropoles avec anciennes colonies. Aujourd’hui, il s’agit de relations entre pays riches et pays pauvres.

Malgré une coopération séculaire et diversifiée, le constat est amer ; la disparité entre le Nord et le Sud est de plus en plus flagrante. les pays riches deviennent de plus en plus nantis tandis que les pays pauvres s’appauvrissent d’avantage.

Ceci suscite des inquiétudes quant à la fiabilité de la politique de coopération actuelle entre le Nord et le Sud et justifie des interrogations sur son avenir.

IDEE MAITRESSE

L’état de la coopération Nord/Sud rapporté au contexte international actuel, devra inciter celle-ci à privilégier à l’avenir un développement plus humain, respectueux de l’environnement et qui tient compte des nouveaux enjeux, à travers un partenariat qui encourage la coopération décentralisée dans un cadre d’intégration régionale.

L’analyse du bilan de la coopération Nord Sud, ses fondements futurs et les formes qu’elles pourrait revêtir constitueront les grands axes de cette étude .

I-BILAN DE LA COOPERATION NORD/SUD :

L’Histoire de la coopération N/S et sa situation actuelle ont montré les limites des politiques de développement entreprises au Sud. De surcroît, les échanges doivent s’adapter au nouveau contexte international caractérisé par la mondialisation et une certaine maturité des sociétés du sud.

11-Evolution de la coopération :

La politique d’aide commerciale, technique et financière mise en oeuvre par le Nord au Sud pendant et après la guerre froide n’a pas atteint les résultats escomptés .

- Sur le plan commercial :

En vue d’encourager l’activité commerciale du Sud, les pays du nord acceptent d’accorder un traitement de faveur aux produits en provenance du sud.

Ceci a été consacré par la CNUCED 2 ( conférence des nations unies pour le commerce et le développement) en 1968.Cette conférence a adopté le principe d’un système généralisé de préférence non réciproque pour les exportations des produits manufacturés et semi - finis des pays en voie de développement. La CEE ( communauté économique européenne) a été le premier groupe à l’époque à mettre en œuvre ce système de préférence qui revêtait deux formes :

- Un régime préférentiel applicable aux états en voie de développement en général,

- Un régime de libre accès spécifique aux produits des pays les moins avancés (PMA).

L’accord intervenu dans le cadre de l’Uruguay - Round consiste à supprimer à terme les barrières douanières qui limitent les exportations textiles des pays du Tiers Monde vers les pays industrialisés.

Aussi, les échanges commerciaux UE / ACP, régis par les conventions de Lomé, bénéficient de système de stabilisation des exportations STABEX et du système minier ( SYSMIN) qui ont atteint 1500 million d’euro dans le cadre de Lomé 4.

- Sur le plan financier :

La coopération N /S regroupe l’ensemble des prêts, financements , investissements et dons consentis soit dans un cadre bilatéral, par les Etats, soit dans un cadre multilatéral, par le biais des institutions financières internationales ( Banque mondiale, FMI ) ou régionales ( Banque inter- américaine de développement , Banque européenne de développement) .

Le volume de cette coopération a connu un net progrès au début des années 70 suite aux revendications des pays du Sud, consécutives à la détérioration des termes de l’échange. Dans ce cadre, les pays du Nord ont accepté lors de la CNUCED2 de consacrer 1% de leur PNB pour le développement du Sud. Non seulement ce seuil n’a jamais été atteint, mais aussi l’aide a connu une nette régression. A titre d’exemple, les derniers bouleversements en Europe ont entraîné une diminution substantielle de l’aide accordée par l’UE aux pays du Tiers Monde. En effet, on assiste à une sorte de recentrage de la coopération européenne qui est de plus en plus orientée vers une union européenne dont les contours actuels semblent provisoires. Ce volume d’aide par an et par habitant est de 2,7 Euro pour les pays tiers méditerranéens, 4,7 Euro pour les pays ACP et 6,8 pour les pays d’Europe centrale et orientale). Et tout élargissement futur pourrait également entraîner une révision à la baisse du volume de cette aide.

- Sur le plan technique :

La coopération N/S reste dérisoire. Elle se limite a l’envoi de quelques assistants au sud et à la formation de cadres du Sud . Le transfert technologique tant souhaité et revendiqué par le Sud n’a pas eu lieu .

Du point de vue historique, la coopération N /S a passé par 2 grandes étapes : pendant la guerre froide et après la guerre froide.

Pendant la guerre froide, la coopération N/S était fondée sur des objectifs purement idéologiques . Dans leur lutte acharnée , l’EST et l’OUEST voulaient, chacun, étendre son domaine d’influence idéologique et freiner l’expansion adverse. A titre d’exemple, aucun pays entretenant des relations avec l’EST ou faisant commerce avec Cuba ou le Nord Viêt-nam ne pouvait prétendre à une aide américaine .

Au Chili, les livraison de céréales suspendues pendant les années du gouvernement Allende, reprirent presque immédiatement après le coup d’état de 1973. Cette concurrence a été bénéfique pour les pays pauvres en ce sens qu’ils étaient convoités par deux puissances .Bien qu’elle soit importante, cette aide n’a pas été judicieusement utilisée, et par conséquent n’a pas permis le décollage des pays du sud. Elle a plutôt été subordonnée a l’adoption d’un système politique et non fonction des réalités des pays du sud. Aussi, fut-elle dans la plupart des cas détournée et réinvestie au Nord.

La coopération à cette époque a instauré des mauvaises habitudes ; Dans leurs jeux politiques, les pays du sud essaient de tirer le maximum de profit de part et d’autre sans se soucier de leur développement futur.

L’effondrement du bloc communiste à la fin des années 80 a constitué un tournant décisif dans la coopération N/S. Il a consacré la suprématie du bloc occidental et la pré- éminence de l’économie de marché qui s’impose à tous les pays. Ceci s’est répercuté sur les rapports de coopération qui ne sont plus fondés sur des bases idéologiques mais sur de nouveaux critères dictés par le Nord. Certains idéaux défendus par le Nord et longtemps sacrifiés sur l’autel des divergences idéologiques font leur réapparition, de plus en plus, dans les discours politiques.

IL s’agit notamment de la nécessité de respecter les droits de l’hommes, la démocratie, la bonne gouvernance et la gestion transparente des affaires publiques.

Dès lors, une nouvelle tendance semble se dessiner dans les relations N/S. Elle rend désormais l’aide tributaire du respect par le Sud des critères sus évoqués.

Ceci s’est traduit par la révision à la baisse du volume de coopération avec certains pays. Ainsi, les Etats Unis ont suspendu certains contrats de coopération avec la Chine, à concurrence de 700 million de dollars us, suite aux événements de la Place de TIENANMEN en juin 1989 . D’autres pays ont été simplement mise en quarantaine au motif de non respect de la légalité internationale ou soutien au terrorisme, c’est le cas de l’Irak et de la Libye.

Cette nouvelle donne s’est traduite par un changement des objectifs visés par la coopération.

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