Analyse de l'Avare de Molière
Fiche de lecture : Analyse de l'Avare de Molière. Rechercher de 54 000+ Dissertation Gratuites et MémoiresPar Jieyang Liu • 17 Mai 2026 • Fiche de lecture • 1 377 Mots (6 Pages) • 2 Vues
Dans L’Avare, Molière met en scène un personnage devenu symbole de l’avarice : Harpagon. La scène qui nous intéresse est particulièrement importante puisqu’elle oppose trois personnages aux intérêts totalement contradictoires : Harpagon, Valère et Élise. Harpagon impose son mariage à sa fille sans lui demander son avis. Valère tente de protéger Élise, mais il est obligé de passer par la ruse et la flatterie pour ne pas se faire chasser. Cette scène fonctionne à la fois comme un moment comique et comme une critique sociale très forte. Elle dévoile un conflit entre l’amour et l’argent, mais aussi entre autorité et liberté.
Je montrerai d’abord comment Molière produit l’effet comique par le langage, puis la déséquiblre des pouvoirs dans cette scène, puis et enfin comment le metteur en scène place cette scène dans une tonalité sombre.
I. L”effet de comique
a. La répitition.
Sans dot, on remarque que Harpagon répète naïvement certaines phrases. C’est un langage enfantin.
b. La défaite de flatterie
Il est intéressant de voir comment Valère essaie en vain de défendre ses positions face à Harpagon.
b. Le mensonge et l’ironie
i. . “Ici, Valère. Nous t’avons élu pour nous dire qui a raison, de ma fille ou de moi. – C’est vous, Monsieur, sans contredit. – Sais-tu bien de quoi nous parlons ?”
ii. Valère fait semblant d’accepter les idées du père et les pousse même à l’exagération. Il se met à défendre l’avarice en déclarant que « l’argent est plus précieux que toutes choses » ou que « sans dot tient lieu de tout ». Ce retournement crée une ironie dramatique : le spectateur comprend parfaitement la ruse, mais Harpagon ne s’en rend pas compte. Valère utilise donc le langage du père pour mieux le piéger. La dernière réplique est particulièrement ironique. Harpagon reste seul sur scène et s’exclame : « Voilà parlé comme un oracle. Heureux qui peut avoir un domestique de la sorte.» alors qu’on s’est ouvertement moqué de lui. Le spectateur rit parce qu’Harpagon ne connait pas la moquerie, ni le fait que son domestique loyal est en réalitél’amant de sa fille.
Mais crest
II. La déséquilibre de pouvoir
a. La parole de Valère
i. La soumission “absolu” de Valère. “Ici, Valère. Nous t’avons élu pour nous dire qui a raison, de ma fille ou de moi. – C’est vous, Monsieur, sans contredit. – Sais-tu bien de quoi nous parlons ?”. C’est pas son caractère, mais une perfermance sous le pouvoir déquilibre. Valère tente d’intervenir, mais il ne peut pas contredire Harpagon directement. Il doit passer par un langage de soumission et de prudence, jour le rôle de parfait servant, pour gagner le coeur de Harpagon.
ii. Quand il connaît que Harpagon vais marier Élise à Anselm, le rôle de servant et le rôle d’amant se conflicte. Valère ne peut exprimer ses réel pensées, et défendre Élise que par emploie des flatteries, comme « Vous êtes toute raison » ou « vous ne sauriez avoir tort ». Il utilise également la concession, un procédé qui consiste à admettre d’abord la position de son interlocuteur avant d’exprimer un avis contraire. Il dit par exemple : « Cela est vrai, mais… », ou « Je suis de votre sentiment ; mais aussi n’a-t-elle pas tort tout à fait ».
b. L’absence d’Élise au premier partie de cette scène
i. Dès l’entrée de Valère, Harpagon annonce le mariage d’Élise comme s’il n’avait pas besoin de la consulter. Élise est physiquement présente, mais elle est totalement effacée du dialogue de Harpagon et Valère. Harpagon décide à sa place, sans écouter ses besoins ni ses sentiments. Cette absence de prise de parole traduit une domination patriarcale où la femme n’a ni droit à l’expression personnelle ni droit au choix amoureux. Si l’on pense que cette choix est parce que avant cette scène c’est Élise qui se confronte Harpagon, cette fois c’est le tour de Valère, donc c’est pas nécessaire d’aller assez loin. Je ne peux pas nier cette possibilité, mais le metteur en scène clairement choisit de l’interpreter comme une scène de la domination patriarcale. Dans la mise en scène, Valère et Harpagon se trouvent sur scène tandis qu’Élise descend vers le public, marchant de droit à gauche devant la première rangée. La lumière principale éclaire Valère et Harpagon, laissant Élise dans l’ombre sous la forme d’un simple silhouette silencieuse. Ce choix scénique traduit son effacement face à l’autorité paternelle et visuellement le rôle réduit que la société lui impose : elle est présente mais niée, exactement comme dans le texte. Le spectateur perçoit immédiatement le déséquilibre des pouvoirs : Harpagon domine la scène tandis qu’Élise n’existe que comme ombre.
c. L’amour face à la tyrannie paternelle
i. Le ménace du pouvoir paternel quand il est mélangé avec l’avarice.
Harpagon repète sans cesse “sans dot” comme cette une seul vérité, une raison incontournable du marriage. La répétition de ‘sans dot’est comique, mais de l’autre côté, elle montre la hardiesse du caractère d’Harpagon. Si on écoute bien ses répliques, on remarque facilement le vocabulaire économique:
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