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Les Figures D'altérité dans L'Etranger & L'Influence d'un Livre

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Par   •  3 Décembre 2015  •  Dissertation  •  1 447 Mots (6 Pages)  •  1 093 Vues

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        Une figure d’altérité est une ressemblance entre deux aspects. Dans ce cas, nous examinons les figures d’altérité entre deux romans: L’influence d’un livre par Philippe Aubert De Gaspé, et L’étranger d’Albert Camus. Les représentations de l’homme étranger, l’homme violent et l’anti-héros seront clairement démontrées ci-dessous.

        Tout d’abord, nous allons examiner la représentation de l’homme étranger parmi les deux romans. La figure de l’étranger peut représenter quelqu’un qui vient d’ailleurs, qui est inconnu dans une certaine région. Dans L’influence d’un livre, la figure de l’étranger est clairement identifiée par l’incarnation du diable dans le personnage inconnu de la légende de Rose Latulipe. C’est un « homme » qui arrive chez les Latulipe à l’improviste, sans que personne ne le connaisse. Par contre, il y avait quelque chose de bizarre au sujet de cet homme. « [L]e monsieur était entré[.] Il ôta cependant un superbe capot de chat sauvage et parut habillé en velours noir et galonné sur tous les sens. Il garda ses gants dans ses mains[.] »[1] Au fil de la soirée, les gens commencent à s’apercevoir que cet homme n’est certainement pas un homme ordinaire, et ils viennent à se demander pourquoi est-il réellement venu ici. Une vieille dame glisse discrètement un mot à Rose au sujet de cet étranger. « Écoute, ma fille; c’est bien mal à toi d’abandonner le bon Gabriel, ton fiancé, pour ce monsieur[.] [C]haque fois que je prononce les saints noms de Jésus et de Marie, il jette sur moi des regards de fureur ».[2] Un peu plus tard dans la soirée, l’homme offre un collier de perles à Rose, et lui demande de retirer son collier de croix. Il se préparait à la posséder, lorsque le curé est arrivé. « [L]’inconnu en tirant sur le fil du collier l’avait rompu, et se préparait à saisir la pauvre Rose ».[3] Cependant, la figure de celui qui vient d’ailleurs n’est pas la seule figure de l’étranger examinée ici.

        En deuxième lieu, dans le roman L’étranger de Camus, la figure de l’étranger est représentée principalement par le personnage de Meursault, mais aussi par le personnage de l’Arabe. Commençons par le personnage de Meursault; il ne vient pas d’ailleurs, donc ce n’est définitivement pas de cette sorte d’étrangeté dont il s’agit. Contrairement au personnage du diable dans L’influence d’un livre, Meursault est étranger par rapport à la vie en générale. Pour être plus spécifique, il est étranger face aux femmes, mais aussi face à lui-même. Il vit une certaine « incertitude identitaire ».[4] Lorsque son patron lui offre un poste à Paris, Meursault semble être indifférent; il n’a pas d’ambitions quelconques. « J’ai dit que oui mais que dans le fond cela m’était égal. (…) J’ai répondu qu’on ne changeait jamais de vie, qu’en tout cas toutes se valaient et que la mienne ici ne me déplaisait pas du tout ».[5] Par la suite, Marie demande à Meursault s’il veut l’épouser et, encore une fois, il semble ne pas avoir d’opinion. Il semble ne pas être trop certain de ce qu’il veut dans la vie. « Je lui ai expliqué que cela n’avait aucune importance et que si elle le désirait, nous pouvions nous marier ».[6] Comme mentionné ci-haut, le personnage de l’Arabe est aussi perçu comme un étranger; « [l ’Arabe constitue un personnage anonyme, puisqu’il n’a pas de nom ou quoi que ce soit] ».[7] 

        Par la suite, nous allons parcourir la représentation de la figure de l’homme violent, l’homme qui passe par l’altéricide. L’altéricide est la mise à mort de l’autre. Dans L’étranger, cette figure est représentée par le personnage de l’Arabe. Tout d’abord, il est perçu comme un homme violent lorsqu’il sort son couteau durant une bagarre et injure Raymond, l’ami de Meursault. « Je lui ai crié: ‘Attention, il a un couteau!’ Mais déjà Raymond avait le bras ouvert et la bouche tailladée ».[8] Ensuite, l’Arabe ressort son couteau lors de sa deuxième rencontre avec Meursault, ce qui prouve qu’il est violent. « Mais j’ai fait un pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans se soulever, l’Arabe a tiré son couteau qu’il m’a présenté dans le soleil ».[9] Cependant, le personnage de Meursault est aussi perçu comme un homme violent, puisqu’il a tué l’Arabe. « Alors, j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût ».[10]

        D’autre part, dans le roman L’influence d’un livre, le personnage de Lepage constitue la figure de l’homme violent. Il offre à un voyageur de passer la nuit dans sa demeure, pour qu’il n’ait pas besoin de voyager pendant la nuit. Cependant, l’homme ne pouvait imaginer ce qui l’attendait cette nuit là. « Après avoir pris quelques verres de vin qui contenaient un fort narcotique que Lepage y avait jeté à son insu, il manifesta il manifesta le désir de se reposer, et se jeta sur un petit lit où il ne tarda pas à s’endormir ».[11] Par la suite, le drame commence. Lepage prépare son crime discrètement. « Il se leva de nouveau, s’avança près d’une armoire et en sortir un marteau qu’il contempla avec un sourire de l’enfer ».[12] Enfin vint le temps où Lepage devait exécuter son meurtre tant attendu. « Il resserra involontairement le marteau, écarta la chemise du malheureux étendu devant lui, et d’un seul coup de l’instrument terrible qu’il tenait à la main, il coupa l’artère jugulaire de sa victime ».[13]

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