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la faiblesse de leur structure financière (par rapport à celle des grandes entreprises) et de leur solvabilité, de leur lourde dépendance à l’égard du crédit et de leur recours limité aux marchés financiers.

Les difficultés d’accès au financement restent l’un des principaux obstacles à la création, la survie et la croissance des PME, en particulier des plus innovantes d’entre elles. La crise ne fait qu’amplifier les difficultés dans ce domaine, alors que les PME et les entrepreneurs souffrent d’un double choc : une chute drastique de la demande en termes de biens et de services et un resserrement des conditions de crédits, qui affectent durement leurs flux de trésorerie.

Les entreprises en difficulté ont plus que jamais besoin de financements adaptés et les entreprises encore en bonne santé ont toujours besoin de financement leur permettant de se développer. Mais quels choix de financement s’offrent aux entreprises en période de crise?

La crise a engendré une perte de confiance dans les établissements financiers. Pour retrouver confiance en ces institutions, consommateurs et entrepreneurs demandent du sérieux, des comptes équilibrés, et de l’efficacité. Les pouvoirs publics doivent accroître leur niveau de stabilité, à la fois réglementaire et fiscale. .Quelles options vont êtres choisies pour que cette crise monétaire ne deviennent plus qu’un mauvais souvenir pour tous le monde?

C’est la question que l’on est en droit de se poser aujourd’hui, mais pour avoir les réponses, nous pensons qu’il faudra encore quelques temps pour que ce systèmes qui parait compliqué puisse produire ses premiers effets!

I_L'impact de la crise financière sur l'offre de financement

A)Les restrictions de crédit aux entreprises

Les nuages s’amoncellent sur le secteur bancaire français

Au moment où la crise de la liquidité bancaire se réinstalle et où les doutes sur les banques en France et en Europe montent en flèche, on se dit que les banques recourent peut être encore à des expédients, qui permettent de colmater temporairement une brèche, mais font exploser les risques.

L’ensemble des banques françaises accèdent toujours avec difficulté à la liquidité, ce qui est le signe d’une défiance généralisée, que ne masquent pas la manipulation de leurs résultats.

Les banques françaises sont incitées à renforcer leur fonds propres rapidement pour garder un coussin de sécurité suffisant. Comme pour l’instant il n’y a pas de démarche de recapitalisation au niveau européen, ceci se traduit par une « rétention » de cash dans les bilans.

La crise de 2008 n’avait pas bouleversé le paysage économique mondial, mais finalement nous voyons aujourd’hui sous nos yeux les conséquences de cette crise.

Tout ceci pousse les banques à être plus difficiles dans la distribution de crédit. L’enquête de la Banque de France montre qu’au troisième trimestre 2011, les banques françaises ont fortement resserré les conditions d’accès au crédit pour les entreprises et les collectivités locales. Sur le prochain trimestre, ce mouvement va persister pour les entreprises (cf. graphique ci-dessus).

Toutes les tailles d’entreprises sont touchées, même si les banques semblent être pour le T4 2011 légèrement moins restrictives pour les PME. Les banques réagissent en augmentant les marges mais aussi en diminuant les montants et les durées d’emprunt.

En parallèle, la demande de la part des entreprises recule fortement. La chute est forte mais reste plus modérée qu’en 2008-2009.

B)Les répercussions sur les entreprises

Les entreprises souffrent de cette situation. Or les économistes sont unanimes : de l’étendue des restrictions de crédit aux entreprises dépendra, pour une bonne part, l’ampleur du ralentissement économique.

Les conséquences de la crise financière se font sentir de manière accrue sur les besoins de trésorerie des entreprises mais aussi sur les besoins de financement à moyen et long terme du fait du ralentissement des investissements.

Les banques ont-elles encore les moyens de soutenir les entreprises ?

Les entreprises, notamment les PME, ont continué à bénéficier du financement des banques. Donc, globalement, on ne peut donc pas dire que les banquiers se soient retirés du financement. Simplement, ils y vont moins facilement et moins volontiers. L’actif de leur bilan a été fragilisé par la crise des subprimes et des produits européens équivalents, ainsi que par la crise de la dette publique. En conséquence, se financer devient plus difficile pour les banques : les déposants sont moins confiants, les prêteurs plus prudents ou exigeants. Cela impacte la relation banque-entreprise.

Cela va avoir des répercussions sur les emprunteurs…

C’est un fait. Car ce n’est pas simple pour une banque d’augmenter son capital propre : il faut qu’elle bénéficie de la confiance des investisseurs, ce qui n’est pas le cas en ce moment, comme en témoigne la baisse de leurs cours en bourse. Or, si les investisseurs n’achètent pas ces titres, les capitaux coûteront plus cher aux banques qui répercuteront ce surcoût sur la clientèle. Les entreprises les plus fragiles seront d’autant plus exclues du crédit. Cela étant dit, les entreprises sont elles-mêmes moins demandeuses de crédits, dans un contexte de faible croissance.

Peut-on donc parler de frilosité des entreprises face aux marchés ?

Quand il y a un risque systémique, tout le monde retire ses billes.

Et cette vision à court terme a tendance à s’affirmer. Les perspectives de développement des entrepreneurs se font un peu plus au jour le jour, ils diffèrent davantage leurs investissements. Les financements apportés par les banques aux entreprises correspondent, de fait, très souvent, à des dépenses courantes plus qu’à des investissements sur le long terme.

Les entreprises qui sont entrées dans une politique de réduction des coûts freinent elles-mêmes leurs investissements, à la fois pour préserver leurs marges mais, aussi, pour être capables de faire face aux remboursements et aux dettes à venir.

Pourquoi les entreprises dépendent-elles tant des banques ?

Les banques permettent avant tout de financer des projets de développement. Cette dépendance dépend de la taille de l’entreprise. Si l’entreprise est importante et qu’elle a réalisé dans le passé des bénéfices qu’elle garde en réserve, elle n’utilise bien souvent qu’une partie de ces fonds pour l’investissement. Afin de garder une épargne de précaution, ces grandes entreprises font appel aux banques et aux marchés obligataires, sur lesquels elles obtiennent facilement des financements. Quant aux grands groupes internationaux, ils peuvent, eux, se financer à l’extérieur de l’Europe.

Mais pour les petites entreprises ?

Elles possèdent, en général, moins de trésorerie d’avance et il leur est plus difficile d’autofinancer leurs investissements. Souvent trop petites pour accéder directement aux marchés, elles se tournent vers les banques.

Or, si la banque est elle-même prise dans une réglementation plus contraignante, elle prêtera moins et plus cher. C’est donc très dur pour les entreprises qui ont des projets. Une voie de desserrement de l’étau pour le financement de ces PME serait de leur favoriser l’accès aux marchés obligataires.

C)Modifier les coûts de production

Quelles sont les entreprises qui accusent le plus les contrecoups de la crise ?

Il y a de tout. Dans un même univers économique, vous aurez toujours des gagnants et des perdants. Certains acteurs subissent largement la crise, d’autres y trouvent leur compte. Quand le coût des matières premières augmente, ceux qui les produisent en profitent et ceux qui les achètent en subissent la hausse. Néanmoins, beaucoup d’entreprises arrivent à concevoir des produits moins gourmands en matières premières onéreuses : cela fait partie de leur créativité et il faut leur faire confiance. L’utilisation d’une norme peut même devenir un argument marketing, comme le bio, par exemple.

II_L'impact de la crise financière sur la demande de financement

A)Sur les PME/PMI

Selon une étude réalisée par l'Ifop pour le cabinet d'audit KPMG, 53% des dirigeants de petites et moyennes entreprises craignent que les banques soient désormais plus réticentes à leur accorder les financements nécessaires à leut croissance. Ils sembleraient qu'ils ne soient pas les seuls. Le gouvernement a fait le déblocage exceptionnel d'une enveloppe d'environ 22 milliards d'euros, destinée à éviter l'assèchement des crédit aus PME.

Le coût budgétaire de l'opération devrait être neutre pour l'Etat. Le plan consiste en effet à réaffecter de fonds qui existent déjà. Pour constituer l'enveloppe, une part plus importante des ressources collectées

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