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Le Monde, Manuel De Géopolitique Et De Géoéconomie

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olonies. Flux intracontinentaux : canadiens et mexicains vers USA, diaspora chinoise dans l’Asie du sud-est. Ils sont dus à des facteurs politiques (persécutions), démographique (forte croissance des populations), économique et sociale (misère) ; au regard des perspectives offertes par la colonisation et le peuplement des pays neufs et les législations peu restrictives des pays d’accueil. Le transport maritime est alors abordable pour les plus pauvres.

- Les flux financiers illustrent aussi une forme de « globalisation financière » - Recherche de placements à l’étranger beaucoup plus rémunérateurs que les investissements dans les économies nationales. Ces flux restent très polarisés et consacrent la suprématie européenne : GB (40%) et FR (20%) des capitaux mondiaux placés à l’étranger, en Europe (>1/4) et aux USA ( 2,1 (haut) Amérique Latine, Afrique, Moyen Orient, Asie centrale et du sud-est ; ~ 2,1 : Chine, France (1er pays européen avec ~ 2), GB, Amérique du Nord, Australie ; < 1,5 (bas) : Japon, Europe de l’Est, Russie. Aujourd’hui on observe un ralentissement de la croissance démographique mais elle reste forte dans certaines régions du monde. Cette baisse (< 2,1) débouche sur le non-renouvellement des générations par l’accroissement naturel. Elle s’explique par la possibilité (contraception) et la volonté d’avoir moins d’enfants (charge).

2 Les aléas de la croissance démographique expliquent les variations des politiques démographiques

Les Etats ont très tôt mené des politiques démographiques, et ceci pour assurer leur survie, leur identité et leur puissance.

De nombreux pays ont pratiqué l’eugénisme (« bonne naissance ») dans la 1ère moitié du siècle pour éliminer les indésirables (stérilisation forcée des criminels et faibles d’esprit aux USA).

Les politiques natalistes sont courantes. Elles sont pratiquées par des dictatures expansionnistes (Allemagne d’Hitler qui vers des allocations familiales, punit l’avortement). Mais aussi en France (crise démographique aggravée par la 1ère GM) où la politique est toujours en vigueur (réduction d’impôts proportionnel au nombre d’enfants) et qui combine deux sortes de stratégies : familiale traditionnelle (aide financière qui permet à la femme de rester au foyer, congé parental) et une plus moderne qui permet de combiner maternité et emploi (crèches,). Cette politique se heurte à diverses critiques : injuste socialement (ne dépend pas du revenu), véhicule plus le modèle social traditionnel, allocations familiales peu attrayantes.

3 Dans le Sud, les politiques visent à maîtriser la croissance démographique

La croissance démographique menace-t-elle le développement ? On craint la « bombe D », une croissance incontrôlable qui rendrait impossible le développement du Sud et provoquerait une catastrophe mondiale par épuisement des ressources et la multiplication des conflits. En fait, la production agricole mondiale a augmenté plus vite que la population.

Le vrai problème est l’arbitrage entre investissements productifs (usines) et démographiques (logements). L’idée s’impose : freiner l’augmentation de la population, c’est alléger le coût des investissements démographiques et rendre possible la croissance économique. Pourtant, certains pays du Sud ont d’abord refusé les politiques antinatalistes car ils y voient un moyen de mettre en valeur et de contrôler l’espace (ex : Zaïre) et car ils y voient aussi une volonté de castration par le Nord. Ils proclament alors : « le meilleur contraceptif, c’est le développement ».

L’Asie mène, elle, une politique antinataliste menée de manière coercitive par les Etats qui peinent à la faire comprendre à leur population qui voit en leurs fils une aide au travail dans les champs. La Chine communiste, sous Deng Xiao Ping, impose la politique de l’enfant unique. Celle-ci pousse certains de pratiquer l’avortement sélectif ou à émigrer. Quant à l’Inde, elle abandonne une campagne de stérilisation forcée puis toute politique contraignante et devrait passer pays le plus peuplé au monde au cours de ce siècle. La croissance démographique n’est pourtant pas incompatible avec le développement économique (Corée du Sud, Taïwan) tant qu’on sait mobiliser une main d’œuvre nombreuse.

2 Population et puissance

Qu’est ce qui compte le plus : le nombre ou l’efficacité ?

1 Les Etats s’efforcent de contrôler leur population

Il faut un ciment qui donne à la communauté son identité, que ce soit par la contrainte, l’argent ou la séduction. Mais comment gérer la diversité ?

Les politiques d’extermination systématiques conduisent aux génocides : Indiens (Amérique du Sud, USA) ; Ukrainiens (révoltés contre la collectivisation forcée sous Staline), Juifs (ghetto de Varsovie, « solution finale »), Arméniens (par le Turcs en 1915), au Rwanda (1994). Dans d’autres cas, la raison est politique ou sociale : Vendéens (révolution française), goulags, Cambodgiens (par les Khmers rouges entre 1975 et 1979).

Les déplacements forcés des populations sont un autre moyen brutal pour supprimer la diversité. Il s’agit alors de vider un territoire pour y installer ses propres ressortissants (Allemands d’Europe orientale) ou pour renforcer le contrôle (en Sibérie pour les collaborateurs des nazis).

On oppose les démocraties qui se méfient de la diversité (la France marque une différence entre sphère privée et sphère civile où l’individu est avant tout citoyen = intégration républicaine) et celles qui la promeuvent (les USA cultivent le multiculturalisme et un enrichissement de la société = immigration choisie – ex : intégration de la langue espagnole dans certains Etats). Toutefois, les WASP tiennent à conserver les rênes du pouvoir et à marquer les autres communautés de leurs valeurs ; l’idée d’une politique plus restrictive monte avec la peur du « choc des civilisations ».

2 La force de travail fonde la puissance des nations

La 1ère richesse d’un Etat est le travail de ses hommes. L’emploi (travail rémunéré) dans un pays dépend de l’âge de la population, du taux d’activité et du chômage. Le ratio emploi/population en âge de travailler est élevé dans les pays scandinaves et anglo-saxons alors qu’il est des plus faibles en France et en Italie (dernières du G7 dans ce domaine). En effet, la France montre une faible activité des plus de 50 ans et des moins de 25 ans. Les pays où le rapport emploi/population en âge de travailler est élevé sont aussi les pays où le nombre d’heures travaillées par salarié est important (remise en cause des 35h). Le défi pour les émergents est de créer des emplois en nombre suffisant. Les pays du Nord conservent, quant à eux, une forte productivité du travail, c.-à-d. la production par travailleur ou par heure de travail (en mesurant par heure, l’ordre mondial est : Norvège, USA puis France).

Le XXe s. a vu une augmentation de l’emploi : le travail manque là où le capital manque (l’Inde ne peut tenir sa promesse électorale de fournir 100 jours de travail par an à tous ses ouvriers agricoles) et le sous-emploi devient par la suite chômage urbain et est le 1er responsable des migrations internationales. Les Etats-stratèges luttent pour attirer et conserver les capitaux.

Une augmentation de la productivité du travail : un pays développé est un pays où la productivité de travail est élevée. Les progrès sont spectaculaires, les machines remplacent les hommes et, en même temps, se créent de nouvelles activités et donc de nouveaux emplois, souvent qualifiés. Les gains de productivité augmentent les salaires et améliorent les conditions de travail. Dans les pays en développement, on constate un dualisme entre « emplois techno » (qualifiés à forte productivité) et « emplois Mac Do » très répandus.

Son corollaire, un déversement des actifs du primaire (extrait les ressources du sol – ex : agriculture) vers le secondaire (transforme les ressources en produit manufacturé – ex : industries) et, de plus en plus, vers le tertiaire (ne produit pas de biens mais des services). Malgré un pourcentage de paysans diminue et l’exode rural, leur nombre augmente ou se maintient à cause de la forte croissance démographique.

La population active s’est également transformée : disparition du travail des enfants et des vieillards dans les pays développés ; élévation incessante de l’âge de l’entrée sur le marché du travail et/car augmentation du niveau de qualification ; diminution de l’âge de sortie (régime de retraite), toutefois des pays reviennent sur ce dernier point.

Le chômage apparaît comme une perte de puissance. Dans le Sud, le « sous emploi » dans les campagnes engendre l’exode rural qui peut aggraver le chômage en ville (ex : le Mexique doit créer 1 million d’emploi par an dans les villes). Ces nouveaux citadins font alors pression à la baisse d’où un maintient des coûts salariaux attractifs pour les emplois de base dans le Sud. Dans les pays du Nord, les gouvernements sont jugés sur leurs résultats face au chômage et il augmente depuis 1970 (~10% aux USA et Europe). Mais il est difficile de s’appuyer sur les chiffres : pour être comptabilisé

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