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Les 4 Nobles Vérités

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ses amis étaient en mesure de comprendre les éléments de base de son enseignement.

Aussitôt se rendit-il à Isipatana (Bénarès) au parc des Gazelles où les cinq ascètes poursuivaient leur perfectionnement, et il leur parla des Quatre Nobles Vérités.

Après avoir écouté le Tathagata, les cinq ascètes furent instantanément éclairés sur leurs illusions, suivirent les voies indiquées pour parvenir à l’état d’Éveillé et accédèrent plus tard au degré d’Arhat. Ce furent les premiers disciples du Parfait.

Ce premier sermon, dénommé le Sermon mettant en mouvement la Roue de la Loi : "Dharma Cakrapravartana Sutra" est encore plus connu sous l’appellation de Sermon de Bénarès. Il est le premier pas dans l’Enseignement progressif de la Doctrine.

Depuis cette date, il a ouvert la porte de la Libération à des millions d’adeptes du Tathagata.

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1/ Que signifie l’expression « noble vérité » ?

L’épithète noble suppose l’union intime de beau, de parfait, de merveilleux.

Le substantif « vérité » désigne la réalité vraie, la réalité nettement établie, la réalité éternelle.

Les Quatre Nobles Vérités désignent la réalité vraie de la condition humaine. Leur intérêt est, qu’en même temps qu’elles montrent les aspects dramatiques de cette condition, elles indiquent aussi les moyens de s’en préserver.

Elles constituent les données de base de la philosophie bouddhique : elles représentent même le fondement unique de la doctrine du Petit Véhicule, le Theravada.

Les écoles anciennes, dont la mieux connue est celle du Theravada de tradition pali, sont groupées sous le nom de Hinayana, « moyen inférieur de progression vers le salut », souvent traduit en Europe par « Petit Véhicule », nom qu'elles ne se sont pas donné, mais qui leur a été attribué péjorativement par les écoles réformées plus tardives, qui s'appelaient elles-mêmes celles du Mahayana, « moyen supérieur de progression » ou « Grand Véhicule ».

Les doctrines du Hinayana peuvent s'ordonner sous quatre chefs, les « nobles vérités » que le Buddha lui-même a énoncées dans son premier sermon. Exposées de façon simple et claire par le Tathagata, elles sont faciles à comprendre, même pour les sujets les moins doués intellectuellement, puisque la souffrance physique ou morale est bien connue de tout être humain, et qu’il est parfaitement normal de fuir la souffrance et de rechercher le bonheur et la joie.

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2/ Quelles sont ces quatre nobles vérités ?

La première noble vérité : Dukkha

La première vérité repose sur une simple constatation : la vie est souffrance (dukkha). Cette souffrance vécue par l’homme est l’inévitable conséquence de la vie : la naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance, être uni à ce que l'on n'aime pas est souffrance, être séparé de ce que l'on aime est souffrance - et, finalement, les cinq agrégats d'attachement (à savoir la forme, la sensation, la perception, la volonté et la conscience) sont souffrance. Ce terme de souffrance est aussi traduit par insatisfaction, puisqu'il dépasse le sens de « douleur physique ».

Tout au long de cette existence, la souffrance ne cesse de se manifester sous toutes ses formes, à la moindre occasion elle se manifeste par un acte ou un sentiment de l’homme.

Par exemple l’amour est souffrance quand on perd un être cher ou que l’on en est séparé, la haine est souffrance quand on songe à faire du mal à son ennemi, le désir est souffrance quand on n’obtient pas ce à quoi l’on aspire ou qu’on perd ce à quoi l’on tient le plus.

Mais le terme dukkha représente bien plus qu’une simple souffrance physique ou psychologique. Il comprend également les notions d’imperfection et d’impermanence. Il s’applique donc à toutes les manifestations du monde. L’impermanence est le caractère transitoire de toute chose : une idée surgit puis conduit à une autre ou disparaît, un sentiment positif est remplacé par un sentiment négatif, un être naît, grandit, vieillit et meurt, la matière au contact d’autres éléments se transforme.

La deuxième noble vérité : Samudaya

La deuxième vérité concerne l’origine de la souffrance (samudaya), ou exactement les causes constituantes de la douleur.

C'est la soif et l'ignorance qui engendrent les trois racines du mal : la convoitise, la haine et l'erreur ; tout acte (de l'esprit, du corps ou de la parole), bon ou mauvais produit un fruit (phala) positif ou négatif pour son auteur.

Le bouddhisme insiste sur le fait que la souffrance n’est pas le résultat d’une quelconque fatalité, ni l’expression d’un être supérieure. Il y a dukkha quand il y a manque, quand il y a volonté d’obtenir, quand on n’obtient pas ce que l’on veut.

La notion d’attachement est importante, car elle montre bien le lien et la dépendance d’une chose sur une autre. Il suffit, pour une raison ou pour une autre, que ce lien ne s’établisse pas, ou qu’il s’interrompe ou que l’une ou l’autre des choses liées disparaisse, pour qu’il y ait dukkha. Cet attachement concerne aussi bien le désir des sens, les éléments matériels que les idées ou les croyances.

Cette vérité est en quelque sorte le diagnostic du médecin, déterminant les germes de la maladie et prévoyant le processus de leur action.

La troisième noble vérité : Nirodha

La troisième vérité est celle de la cessation de la souffrance (nirodha). Elle énonce qu'il y a une cessation de la soif. Cette fin des peines est appelée extinction ou libération finale (nirvana). En contraste avec la Première Vérité sur la Souffrance, l’extinction de la souffrance est un tableau bien reposant de l’état du malade quand il sera définitivement guéri.

Il ne s’agit pas de rompre l’attachement aux choses et aux idées. Il ne s’agit pas de renoncer ou d’abandonner le monde pour s’enfermer dans un monde pur. La cessation de dukkha ne peut être durablement obtenue que par l’identification et la compréhension des processus de causalité. Il s’agit d’un travail de connaissance du

monde, mais surtout de connaissance de soi. Il ne s’agit pas d’être coupé du monde, mais au contraire de disséquer et intimement comprendre ce processus de causalité.

Cette vérité montre en quelque sorte la nature véritable de l’esprit humain, après qu’il se soit débarrassé de tous les voiles d’illusions qui l’entravent et le font souffrir inutilement.

Il existe donc un nirvana accessible en ce monde, extinction du désir des passions formatrices d'attachement à l'existence, réalisée chez le saint qui achève d'épuiser les conséquences des acquisitions antérieures. Dans le nirvana total (parinirvana) la liquidation de tout acquis est achevée et la mort a eu lieu par l'épuisement de la construction organique active qui entretient la vie corporelle.

La quatrième noble vérité : Marga

La quatrième vérité est celle du chemin menant à la cessation de la souffrance (marga), elle contient l’ensemble des moyens permettant d’anéantir les causes mêmes de la souffrance avant qu’elles ne se manifestent.

La voie du bouddhisme prône la connaissance de ce processus de causalité. Si elle est appelée voie du milieu, c’est parce qu’elle se situe entre-deux extrêmes, constitués d’un côté par l’unique jouissance des sens physiques et de l’autre côté par l’abstinence de toute forme de plaisirs.

Ayant compris la source et l’objectif de nos sentiments, attirances ou répulsions, l’homme agit de manière à contrôler, orienter les effets de son action et de ce fait parvient à éviter la souffrance.

C’est la thérapeutique permettant la guérison définitive de toutes les maladies du corps et de l’esprit, c’est le chemin conduisant au Nirvana.

On l’appelle « noble octuple sentier » ou bien « sainte voie aux huit membres ».

Ces huit préceptes sont les suivants :

- croire aux quatre nobles vérités afin de ne pas s’égarer sur le chemin tracé par l’Eveillé ;

- maîtriser sa volonté pour éloigner tout désir sensuel, toute haine, toute malice ;

- rejeter le mensonge et les propos blessants afin que la parole anticipe à l’effort de détachement ;

- adopter un comportement moral excluant le meurtre, le viol et l’adultère ;

- éviter les métiers qui entraînent la mort d’êtres vivants (soldat, boucher, marchand de vin…) ;

- rechercher une discipline tendant vers le bien ;

- exclure les impulsions et les désirs de sa pensée ;

- privilégier la méditation pour obtenir

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