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Pourquoi l'Agriculture Durable Doit-Elle Se Généraliser d'Ici 2050 ?

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pour produire 1 calorie animale (dans le cas du porc ou du cochon) et un rapport de 11 calories végétales pour une animale (dans le cas du mouton et du bœuf), il faudra donc augmenter la production d’aliments pour nourrir les bêtes, notamment le soja, pour assouvir les besoins humains en viande. En moyenne, un homme doit pouvoir disposer de 2500 kcal/jour pour se nourrir correctement. Mais dans certains pays, la population ne dispose pas d’assez de calories ou elle en dispose de trop.

2) Le problème de la sous-nutrition, de la mal nutrition et de la suralimentation

Aujourd’hui, dans le monde, un milliard de personnes souffrent de sous-nutrition chronique, soit un homme sur sept, et deux milliards de personnes sont mal nourries. Les personnes sous-nourries disposent de moins de 2000 kcal/jour, comme à Haïti, où les enfants ne disposent que d’un repas pour toute la journée, ou encore comme au Brésil, par exemple, où la sous-nutrition atteint 6% de la population, c’est-à-dire douze millions de personnes, et où la malnutrition touche un nombre équivalent de personnes. La sous-nutrition ne touche pas que les habitants des campagnes, elle touche aussi les citadins qui vivent dans les bidonvilles des pays du Sud, comme en Inde, où 17% des citadins sont sous-nourris. Paradoxalement, la suralimentation progresse car dans certains pays comme le Maghreb ou le Moyen-Orient, les habitants disposent de plus 3200 kcal/jour et il y a trop d’aliments qui contiennent des graisses animales. Cette situation devient un problème de santé publique. On a parlé à l’instant du Brésil qui comptait de nombreux sous-nourris et mal nourris. Au contraire, le nombre de personnes en surpoids a explosé ces dernières années : en 1998, il y avait 5% de personnes en surpoids, et en 2008, ce chiffre a quasiment triplé. On observe aussi que certains pays en développement, comme le Mexique, détiennent la proportion la plus importante d’obèses dans le monde.

Malgré ces importants problèmes, la croissance démographique continue d’augmenter fortement ce qui accentue les inégalités entre les populations du globe et les populations d’un même pays.

II. Les inégalités d’accès à la nourriture se multiplient

1) Des inégalités sont présentes dans un même pays

Les inégalités d’accès à la nourriture se multiplient de plus en plus entre les populations et surtout au sein d’un même pays. Prenons l’exemple du Brésil. Les 20% les plus pauvres du pays ont un revenu qui est trente fois inférieur aux 20% les plus riches. De plus, les plus pauvres vivent dans les régions du Nord et du Nordeste et possèdent de petites exploitations, qui sont pauvres et précaires. Ces terres sont la plupart situées à l’intérieur du pays, c’est-à-dire loin des plus gros ports d’exportation comme Santos, Paranaguà ou Itajaí. Le manque de terres pour les petits exploitants ralentit leur développement et favorisent l’exode rural. En plus de cela, les axes de communication entre l’intérieur des terres et les ports de commerce ne sont pas nombreux et les paysans du Nord et du Nordeste ne peuvent exporter leurs productions. Les différences entre les catégories sociales sont donc maintenues et cela devient un problème.

2) Les gouvernements mettent en place des plans d’action pour lutter contre la faim

Pour réduire les inégalités, les gouvernements des pays pauvres et des pays en voie de développement mettent en place différents programmes de lutte contre la faim. Au Brésil, le président Lula a mis en place en 2002 le programme « Faim Zéro » qui durera jusqu’en 2010. Ce programme consiste à aider les personnes défavorisées de se nourrir correctement notamment grâce à la « bolsa familia » (bourse familiale) qui est une aide versée aux familles de 55$ par mois. Avec ces 55$ mensuel, les familles peuvent acheter de la nourriture. En contrepartie, pour recevoir cette bourse familiale, il faut obligatoirement scolariser les enfants et ils seront vacciner dans le même temps. En allant à l’école, les enfants bénéficieront d’un repas ou d’un goûter par jour ce qui leur permettra et de manger mieux et de se construire un avenir. Grâce à ce programme de lutte contre la faim, la sous-nutrition et la mal nutrition ont reculé de 30% en huit ans. En Inde aussi, le gouvernement a mis en place des solutions pour lutter contre la faim. Il a construit des centres de nutrition qui accueillent les enfants souffrant de mal nutrition et aident les femmes enceintes. Il pourrait mettre en place un système de distribution publique, soit de la nourriture subventionnée pour tous. Mais cette solution est trop couteuse : elle augmenterait les dépenses de l’Etat de quinze milliards d’euros. Pour éviter les fraudes, le gouvernement pourrait informatiser le système de distribution publique et distribuer des cartes de rationnement électroniques. Seul un état efficace et déterminé peut arriver à vaincre la sous-nutrition et il faut pour cela beaucoup de volonté pour dégager les ressources pour l’aide alimentaire dans les villes.

Il faudra également beaucoup de volonté et pour réduire les inégalités et pour protéger l’environnement.

III. Comment protéger l’environnement tout en augmentant la productivité ?

1) Respecter les ressources

Pour permettre de nourrir les neuf milliards d’humains qui peupleront la Terre d’ici 2050, il existe deux solutions : améliorer les rendements des productions ou accroître les surfaces cultivées. En effet, il n’y a aujourd’hui que 1.5 milliards d’hectares, soit environ 10% des terres émergées, qui sont cultivés. Il pourrait y avoir encore 2.7 milliards d’hectares à cultiver, seulement ces terres, qui sont situées en Amérique Latine et en Afrique Subsaharienne, correspondent à la Forêt Amazonienne et aux savanes. Ces terres jouent un rôle très important dans la lutte contre le réchauffement climatique. La Forêt Amazonienne joue aussi un rôle très important pour la survie de l’espèce humaine car elle fournit en 50% des besoins humains en oxygène. Elle est surnommée le « Poumon de la Terre ». Malheureusement, chaque année, elle perd un peu plus de surface à cause de la déforestation, notamment très importante au Brésil. Pour protéger efficacement la forêt, le président brésilien, Lula, décide de mettre en place un programme de surveillance par satellite et mobilise plus de 1500 hommes pour intervenir en temps réel grâce à des hélicoptères et aux images prises par satellite. Ils peuvent ainsi débusquer les défricheurs illégaux. Le Brésil reconnaît officiellement les terres défrichées et les bucherons ou éleveurs ont désormais un statut : ils doivent s’occuper des parcelles qu’ils ont défrichées et doivent devenir agriculteurs. Le président brésilien a aussi

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