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Anthologie Mort

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On peut voir que Ronsard rend hommage à Marie, un de ses trois femmes qu’il a aimé et qui est décédée. Ici, le lecteur est profondément touché par l’amour que le poète portait à sa femme, car malgré la mort de celle-ci, Ronsard la compare tout au long du poème à une rose. On peut supposer qu’en rédigeant ce poème, l’auteur a dû faire son deuil.

Le Romantisme est aussi une période littéraire importante en ce qui concerne la poésie, puisque plusieurs auteurs se sont intéressés au lyrisme : c’est le cas de Victor Hugo. Celui-ci est l’un des rares auteurs de l’histoire littéraire qui a su s’imposer dans tous les styles d’écritures. Alors qu’il est au sommet de sa gloire, il écrit « Demain dès l’aube… », poème extrait de son recueil Les Contemplations (1856). Ce texte, court, est très émouvant, car Hugo rend hommage à sa fille aînée Léopoldine, décédée accidentellement le 4 Septembre 1843. Ce poème, rédigé un an après sa mort, nous montre que la douleur qu’à ressenti l’auteur est toujours présente, puisqu’on peut s’apercevoir que le souhait de l’écrivain est de rejoindre sa fille. De plus, l’auteur a mis en évidence le vocabulaire de l’affectivité, un des procédés d’écriture du lyrisme.

Guillaume Apollinaire, auteur faisant parti de l’école du Nouveau Roman, à lui aussi rédigé des poèmes lyriques. Ces poèmes, écrits entre Octobre 1914 et Septembre 1915, ont été rédigés à titre posthume en 1956 dans un recueil intitulé Poèmes à Lou. Parmi ceux-ci, « Adieux » est le plus poignant, marquant de tous. Ce poème a été, comme tous ceux destinés à Lou, rédigé alors qu’il combattait au front lors de la première guerre mondiale. Lou qui de son vrai nom est Louise de Coligny-Châtillon, était un des amours d’Apollinaire. Lorsqu’il écrivait ses lettres dans les tranchées, il oubliait ce qu’il vivait au front et tous les moments difficiles auquel il était confronté en permanence. En lisant ce poème on a l’impression que c’est le dernier poème qu’Apollinaire écrira à Lou. Mais pourtant la plupart de ces poèmes présents dans le recueil dégagent cette même impression, émotion. Ces poèmes ont été une manière pour lui de tenir le coup.

Certains expriment leurs sentiments par une chanson comme le « Paradis blanc » de Michel Berger.

Ces six poèmes n’ont pas été rédigés au hasard ou sans raisons : tous ces auteurs, quelque soit le siècle ou ils ont vécu, ont chacun à un moment de leurs vies été confrontés à des épreuves difficiles, parfois douloureuses et on essayait de faire passer leur douleur à travers leurs poèmes.

01. « Sur la mort de Marie »(1578)

Comme on voit sur la branche au mois de Mai la rose

En sa belle jeunesse, en sa première fleur

Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,

Quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose :

La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose,

Embaumant les jardins et les arbres d’odeur :

Mais battue ou de pluie, ou d’excessive ardeur,

Languissante elle meurt feuille à feuille déclose :

Ainsi en ta première et jeune nouveauté,

Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,

La Parque t’a tuée, et cendre tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,

Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,

Afin que vif, et mort, ton corps ne soit que roses.

(C’est un extrait de l’œuvre)

Pierre de Ronsard.

Pierre de Ronsard (né en septembre 1524au manoir de la Possonnière, près du village de Couture-sur-Loir en Vendômois et mort le 28 décembre 1585 au Prieuré de Saint-Cosme en Touraine), est un des poètes français les plus importants du XVI ème siècle.

« Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard, adepte de l’épicurisme, est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, a touché aussi bien la poésie engagée et « officielle » dans le contexte des guerres de religions avec les Hymnes et les Discours (1555-1564), que l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils de Les Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552 ; Les Amours de Marie, 1555 ; Sonnets pour Hélène, 1578).

02. « La Mort et le Bûcheron » (XVIIe)

Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée,

Sous le faix du fagot aussi bien que des ans

Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,

Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.

Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,

Il met bas son fagot, il songe à son malheur.

Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?

En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?

Point de pain quelquefois et jamais de repos.

Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,

Le créancier et la corvée

Lui font d'un malheureux la peinture achevée.

Il appelle la Mort ; elle vient sans tarder,

Lui demande ce qu'il faut faire.

«C'est, dit-il, afin de m'aider

A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.

Le trépas vient tout guérir ;

Mais ne bougeons d'où nous sommes.

Plutôt souffrir que mourir,

C'est la devise des hommes.

Jean de la fontaine

Jean de La Fontaine (8 juillet 1621 à Château-Thierry, 13 avril 1695 à Paris) est un poète français de la période classique dont l'histoire littéraire retient essentiellement les Fables et dans une moindre mesure les contes licencieux. On lui doit cependant des poèmes divers, des pièces de théâtre et des livrets d'opéra qui confirment son ambition de moraliste.

Proche de Nicolas Fouquet, Jean de La Fontaine reste à l'écart de la cour royale mais fréquente les salons comme celui de Madame de La Sablière et malgré des oppositions, il est reçu à l'Académie française en 1684. Mêlé aux débats de l'époque, il se range dans le parti des Anciens dans la fameuse Querelle des Anciens et des Modernes.

C'est en effet en s'inspirant des fabulistes de l'Antiquité gréco-latine et en particulier d'Ésope, qu'il écrit les Fables qui font sa renommée. Le premier recueil qui correspond aux livres I à VI des éditions actuelles est publié en 1668, le deuxième (livres VII à XI) en 1678, et le dernier (livre XII actuel) est daté de 1694. Le brillant maniement des verset la visée morale des textes, parfois plus complexes qu'il n'y paraît à la première lecture, ont déterminé le succès de cette œuvre à part et les Fables de La Fontainesont toujours considérées comme un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature française. Le fabuliste a éclipsé le conteur d'autant que le souci moralisant a mis dans l’ombre les contes licencieux publiés entre 1665 et 1674.

03. « Demain, dès l’aube …» (1856)

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.

J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo, extrait du recueil Les Contemplations

« Demain dès l’aube » de Victor Hugo :

Victor-Marie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuelengagé français, considéré comme

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