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Le roman policier

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doit pas être un criminel professionnel ; ne doit pas être le détective ; doit tuer pour des raisons personnelles 3) L’amour n’a pas de place dans le roman policier 4) Le coupable doit jouir d’une certaine importance : a) dans la vie : ne pas être un valet ou une femme de chambre b) dans le livre : être un des personnages principaux. 5) Tout doit s’expliquer d’une façon rationnelle ; le fantastique n’y est pas admis 6) Il n’y a pas de place pour des descriptions ni pour des analyses psychologiques 7) Il faut se conformer à l’homologie suivante, quant aux renseignements sur l’histoire : auteur & lecteur = des observateurs indépendants coupable & détective = tous deux fortement impliqués dans l’histoire du crime 8) Il faut éviter les situations et les solutions banales (Van Dine en énumère dix).

Dossier réalisé par Jeanine Vignon, animatrice pédagogique, CDDP de la Drôme tél 04 75 82 43 46 fax 04 75 82 43 33 - Courriel : jeanine.vignon@ac-grenoble.fr

Dans le récit d’aventures, la narration suit l’ordre des événements. Elle va de l’avant vers l’après, du prologue au dénouement. Le déroulement reproduit la succession des faits : elle adopte le cours du temps. Au contraire, le roman policier semble un film projeté à l’envers. Il prend le temps à rebours et renverse la chronologie. Son point de départ n’est autre que le point d’arrivée du roman d’aventures : le meurtre qui met fin à quelque drame qu’on va reconstituer au lieu de l’avoir exposé d’abord. Dans le roman policier, le récit suit l’ordre de la découverte. 4 Thomas Narcejac, ce professeur de philosophie, (auteur, avec Pierre Boileau de nombreux policiers, série des Sans-Atout, par exemple) qui a rédigé plusieurs ouvrages théoriques consacrés au roman policier a très vite compris qu’un roman policier ne peut exister sans énigme et sans structure organisée : « J’avais découvert que, noir ou classique, le roman policier ne peut se passer d’un mystère, d’enquête, de vrais et de faux témoins. Autrement dit, il ne se conçoit qu’à partir d’une structure qu’on peut assouplir, c’est vrai, mais pas supprimer. »

On peut distinguer trois catégories dans le genre « policier » : 1) Le roman à énigmes

Une structure narrative duelle : 2 histoires dans le roman : l’histoire du crime raconte ce qui s’est effectivement passé et l’histoire de l’enquête explique comment le lecteur ou le narrateur en a pris connaissance 2 séries temporelles : les jours de l’enquête qui commencent au crime et les jours du drame qui mènent à lui Les personnages principaux jouissent d’une immunité, rien ne peut leur arriver.1 Le lecteur s’identifie au héros enquêteur. exemple : Mort sur le Nil / Agatha Christie – Collection Poche, Ed. Hachette, 2003.

2) Le roman noir

Le roman noir, différent dans sa structure et dans ses intentions, inspiré du roman américain des années 30 (hard-boiled scholl : l’école des durs à cuire), diffusé dans la série noire, se veut avant tout roman d’atmosphère et miroir d’une société corrompue et désespérée. « Je décrète que le polar ne signifie nullement roman policier. Polar signifie roman noir violent. Tandis que le roman policier à énigmes de l’école anglaise voit le mal dans la nature humaine, le polar voit le mal dans l’organisation sociale transitoire. Un polar cause d’un monde déséquilibré, donc labile, appelé à tomber et à passer. Le polar est la littérature de la crise. » J. P. Manchette 5 C’est un roman policier qui fusionne les deux histoires, il supprime la première et donne vie à la seconde. Ce n’est plus un crime antérieur au moment du récit qu’on nous relate, le récit coïncide avec l’action Différent dans ses thèmes : de la violence (tabassage, massacre… amour = passion désordonnée, haine sans merci…) Autre caractéristique : le milieu représenté ; différence avec le roman d’aventures qui contient aussi du danger, de la poursuite, du combat ainsi qu’une tendance à la description absente du roman policier. La seconde histoire qui se déroule au présent y tient une place centrale. Dossier réalisé par Jeanine Vignon, animatrice pédagogique, CDDP de la Drôme tél 04 75 82 43 46 fax 04 75 82 43 33 - Courriel : jeanine.vignon@ac-grenoble.fr

Le lecteur doit réfléchir et prendre parti. exemple : Jolies jambes, Nikita / Carlo Lugarelli – Collection Rat Noir, Ed. Syros, 2002.

3) Le roman à suspense ou thriller (du verbe to thrill = trembler – frémir)

Il combine les deux premières catégories : Du roman à énigmes, il garde le mystère et les deux histoires Du roman noir, c’est la seconde histoire qui prend la place centrale Le lecteur est intéressé non seulement par ce qui est arrivé mais aussi par ce qui va arriver plus tard ; les deux types d’intérêt se trouvent réunis ici : il y a la curiosité de savoir comment s’expliquent les événements passés ; il y a aussi le suspense : que va-t-il arriver aux personnages principaux ? c’est le récit d’une traque, d’une souricière, d’une torture morale, ou d’un engrenage fatal (Boileau-Narcejac – Mary Higgins Clark – Patricia Highsmith…). Contrairement au roman à énigmes, ils risquent leur vie sans cesse. Le lecteur connaît mieux que le héros la source du mal, il est le témoin privilégié, mais impuissant, d’une histoire dont l’issue paraît fatale. Le mystère a une fonction différente de celle du roman à énigmes, il est un point de départ, l’intérêt principal venant de la seconde histoire, celle qui se déroule au présent. L’ «histoire du suspect-détective » Dans ce

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