DissertationsEnLigne.com - Dissertations gratuites, mémoires, discours et notes de recherche
Recherche

Les Fenêtres

Compte Rendu : Les Fenêtres. Rechercher de 53 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires
Page 1 sur 4

e me couche" => le présent est ici clairement un présent d'habitude.

C/ Le deuxième élément qui encadre le tableau

Une réflexion, la morale sous la forme d'un dialogue imaginaire ("peut-être") qui implique directement le lecteur ; vouvoiement tutoiement : étrangeté, mysticité du "vous" : vouvoiement de politesse à un seul lecteur, ou "vous" pluriel qui s'adresse à plusieurs lecteurs ? ; question qui permet au poète d'affirmer son lien avec la réalité et le rapport entre la création poétique et sa propre existence.

II - Une réflexion sur la condition humaine du poète ; un art poétique

A/ Une définition de la poésie

- "La poésie est comme une peinture" (Horace) : travail sur les lumières et les contrastes ("ténébreux"/ "chandelle, éclairée" : sorte de clair obscur)

- Une poésie du quotidien et du réel : l'observation est source de création ; un éloge du quotidien (énumération de superlatifs qui aboutissent à un éloge hyperbolique : "rien de plus") mais poétisé (par la "chandelle", plus poétique que l'éclairage au gaz).

- Mais elle dépasse la réalité superficielle : elle est expression d'une sensibilité tournée vers les autres, les pauvres ; poésie de la souffrance, de sublimation de la souffrance.

- La poésie est aussi romanesque : à partir du réel, le poète invente, comme un romancier, Baudelaire écrit une "légende", une fiction et peut faire varier ses personnages : une "vieille femme", un "pauvre vieux homme" ; satisfaction (orgueil ?) de cette faculté qu'il maîtrise, il peut refaire le monde, la vie des hommes "tout aussi aisément".

- La poésie est un dialogue, elle tisse des liens avec le lecteur, "mon frère".

B/ Un poète symboliste

- Valeur symbolique de la fenêtre qui prend une portée philosophique.

- Un moyen de corriger, de modifier notre conception habituelle du monde : fenêtre fermée mieux que fenêtre ouverte.

- Un moyen de passer de l'extérieur de la réalité à une réalité intérieure, celle de la condition humaine, du mystère des êtres.

- Un moyen pour le poète de mieux se connaître, de lutter contre le spleen : cette fenêtre, paradoxalement, ouvre aussi sur le monde intérieur du poète : "sentir [...] ce que je suis".

- Un moyen de prendre conscience de sa propre existence : "sentir que je suis".

C/ Un plaidoyer pour le poème en prose ?

- Une progression proche de celle d'un sonnet, dont on a ici la fragmentation : comme deux quatrains et presque deux tercets avec chute de la dernière interrogation

- Mais un dépouillement, une fluidité qui ne doit rien aux rimes, à la régularité du vers, mais au rythme intérieur de chaque phrase : fréquentes répétitions, énumérations, parallélismes, oppositions ; importance aussi des ruptures : entre le premier et le deuxième paragraphe, dernier paragraphe, changements de mode d'énonciation, de situation, mélange entre généralisation et situation personnelle, dialogue...

Conclusion

Une image du poète moins pessimiste que le poète du spleen, dévasté par le mal de vivre. Ici, au contraire, attentif à la misère des autres, il y trouve un aliment pour sa création, mais aussi une force pour mieux se connaître et pour "vivre",

...

Télécharger au format  txt (5.3 Kb)   pdf (65 Kb)   docx (7.4 Kb)  
Voir 3 pages de plus »
Uniquement disponible sur DissertationsEnLigne.com