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Philosophie

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Positif

Terme ou détermination en soi première.

(Par exemple, l'être, la pureté, la culture.)

Négatif

Terme opposé au positif.

(Par exemple, le néant, la crasse, l'inculture.)

La négativité du réel consiste en ce que tout ce qui est réel, est en soi le contraire de soi ; autrement dit l'être porte le néant, l'amour porte la haine, et la paix la guerre, etc. La négation d'une réalité est par contre autre chose que sa négativité : elle est son dépassement, par exemple le mode de production capitaliste pour le mode de production féodal.

Déterminée

1° Le fait d'être déterminé. (Exemple : La déterminée de l'État, c'est tout d'abord que l'État est toujours un certain État, l'État français par exemple, la Cité de Platon ou l'Utopie de Moore ; mais c'est surtout plus profondément ce qui fait qu'une certaine réalité est ceci plutôt que cela, un État plutôt qu'autre chose (fourmillère, roue de secours, déterminité, etc.) ; d'où :

2° Le caractère propre, la différence spécifique. (Exemple : la déterminée de l'homme entre tous les animaux, c'est la pensée : l'homme est l'animal pensant ; mais, si tu veux que le propre de l'homme soit le rire ou le social, alors tu devras dire dans ce langage que l'homme est l'animal dont la déterminée est la sociabilité ou le rire.)

Négation posée comme affirmative.

La déterminée est le non-être de l'existence, dont la provenance est mise à l'écart ; elle est le néant devenu, comme l'existence est l'être devenu, et elle n'a plus en elle la trace de son passage dans son opposé.

Une existence est déterminée pour autant que l'être qu'elle est en propre, est allé hors de soi et s'est réfléchi en soi face à ce qui le nie.

Le non-être que cet être a en lui, en est comme exclu, et se retrouve ainsi dans l'extériorité, où ce que l'existence est en soi, n'est pas présent en elle, mais en un tiers, dans la réflexion. C'est ainsi que si la déterminée de l'homme, son propre, est en soi la pensée, parce que c'est par elle qu'il se distingue de ce qui le nie prochainement, du non-être qu'il a en lui mais qui est en lui comme sa négation, une non-existence, à savoir l'animal, cette déterminée vaut en soi sans qu'il soit pris en compte si dans tel ou tel cas l'homme pense effectivement, autrement dit si cette déterminée est réelle en lui.

Indéterminée

1° Négation de la déterminée. (Exemple : je ne veux ni ça ni ça ! - Mais qu'est-ce que tu veux donc ? La chose est indéterminée.)

2° Et primitivement : la privation de déterminée. (Exemple : l'être est indéterminé, parce qu'il n'est pas tel ou tel être, montagne, photon ou langue de vipère.) NB : chez Hegel, et c'est un point peut-être obscur au début, l'indéterminée est une déterminée : dans la Logique, l'être est indéterminé, autrement dit la déterminée de l'être (hégélien) c'est d'être indéterminé.

Détermination

1° Le fait de déterminer. (Par exemple, la détermination de la pensée force l'homme à ne pas se contenter de ce qu'il est et à sortir de lui-même.)

2° Ce qui détermine. (La pensée est une détermination : quand on pense, on pense.)

La détermination est ce qu'une chose est en soi dans son unité avec ce qu'elle est en elle-même ; c'est la déterminée affirmative, c'est ce qu'une chose est en soi pour autant que, bien que confrontée à autre chose, par quoi elle est déterminée, elle reste conforme dans son existence à ce qu'elle est en soi, et reste ainsi égale à soi, ce qu'elle fait valoir dans ce qu'elle est pour l'autre chose (Science de la logique, théorie de l'être, I, 2, B, b).

La pensée est une détermination qui, en tant qu'elle caractérise l'homme abstraitement, est sa déterminée, mais qui n'est sa détermination que s'il pense réellement, en conséquence de quoi la destination de l'homme est de faire sa détermination de sa déterminée.

Déterminée et détermination

La pensée est la déterminée de l'homme (son propre), et ça en soi (abstraitement) ; mais pour que l'homme pense (pour qu'il devienne réellement ou par soi ce qu'il est en soi), encore faut-il que sa déterminée devienne sa détermination (il ne suffit pas que son propre soit son propre, mais il faut qu'il soit ce qui domine dans son existence réelle.) Autre exemple, macabre mais clair : La main coupée d'Aristote est bien une main comme la tienne (elles ont la même déterminée), mais elle ne permet pas de serrer des pognes ni de couper des oignons (on ne peut pas s'en servir, elle ne peut pas remplir sa fonction, ou encore : le fait d'être main est bien la déterminée mais non la détermination de la chose au sol qu'on appelle main coupée). Et c'est pourquoi Aristote dit qu'il s'agit de choses homonymes mais en fait complètement différentes.

En soi

Groupe prépositionnel indiquant qu'une chose est considérée selon la logique de son concept par opposition à l'immédiateté de ce qu'elle est actuellement (et non par opposition à ce qu'elle est en elle-même, voire à part soi) ; que cette immédiateté soit à son tour immédiate ou qu'elle soit le résultat d'une médiation de soi par soi.

Que l'être et le néant soit la même chose, c'est une proposition qui se contredit en elle-même ; le devenir n'en n'est qu'en soi le résultat, mais pas expressément.

Exercice. Sachant qu'** est la limite d'*, remplacez * et ** au moins cinq fois (pareil pour ** négation d'*) ; vous y gagnerez deux choses : vous saurez à peu près vous servir de la catégorie en soi, vous saurez par expérience qu'il y a aussi beaucoup de formalisme possible dans un raisonnement dialectique orthodoxe.

La chose qui *, est en soi **, parce qu'il n'y a rien en elle, ou qui soit posé en elle, qui puisse l'empêcher de *, et de * toujours plus. Toutefois, comme ce qu'elle est en soi, a aussi en soi, ou inclut, le moment d'être pour autre chose, et tout d'abord, parmi d'autres choses, qui ont une influence réelle sur ce qu'elle devient : il suit que le ** qu'elle est en soi, n'est pas pour elle une fatalité, parce que les circonstances extérieures peuvent lui être (dé)favorables en lui fournissant les moyens et les raisons de se détourner de ce que par soi elle est en soi, ou en l'y obligeant. (Il n'est donné aucune chose dont le concept puisse être en soi et par soi adépendant, ce qui n'est pas être indépendant, autonome, ou libre.)

Par soi, pour soi

Cf. en soi.

Par soi, ou pris à part, ou à part soi (altération de par soi), dit positivement ce qu'à l'écart ou séparément du reste, dit négativement.

Pour soi c'est la même chose que par soi mais avec la dimension de la conscience de soi.

Deux choses :

Il est absolument nécessaire de ne pas confondre la catégorie hégélienne en soi avec le sens normal qu'elle a en français, en latin (ou même en allemand), ou dans la notion d'Idée en soi, de Beau en soi, comme on trouve dans les traductions de Platon ; si on veut exprimer dans le langage hégélien que « le Beau existe en soi » (Platon), on devra absolument dire : le Beau existe par soi.

Ensuite, on ne confondra pas la catégorie pour soi avec la catégorie par soi. Par exemple, dans la Logique, l'être est par soi l'indéterminé, mais en soi il est la même chose que le néant (qui lui aussi est par soi indéterminé) ; mais je demande, que viendrait foutre ici la catégorie pour soi, qu'est-ce que c'est le néant pour soi, pour lui-même ? Par contre, un bébé doit devenir pour soi ce qu'il est en soi, un être humain, un être libre et intelligent : ça il doit l'être par soi (c'est en lui-même que doit se trouver le fondement de sa liberté), et pour lui-même (car il est de sa nature d'être conscient de lui-même : être réellement par soi, pour l'être humain, c'est être pour lui-même ce qu'il est).

Dans les Leçons sur l'histoire de la philosophie (introd. A 2 a), on trouve au sujet du concept de développement des rapports peu systématiques mais éclairants : « Pour comprendre

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