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Répétition

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onc exprimer les pensées du sujet par le même mot qui a des sens opposés mais exprimant la même signification du désir.

Freud souligne les choses ainsi :

« Dans la concordance que nous avons soulignée d’emblée entre la particularité du rêve et la pratique des langues les plus anciennes mise enjeu par la linguistique, nous sommes autorisés à apercevoir une confirmation de notre conception du caractère régressif et archaïque de la pensée dans les rêves, et à nous s’impose comme une présomption impossible à écarter l’idée que nous comprendrions mieux et que nous traduirions plus aisément la langue du rêve si nous en savions plus sur l’évolution de la langue. »

Lacan proclame un grand intérêt pour la linguistique sous sa forme post-saussurienne dans sa version structuraliste.

Lacan s’il proclame un grand intérêt pour la linguistique sous sa forme post saussurienne dans sa version structuraliste, il n’utilise pas ses méthodes propres : commutations, paires minimales, traits distinctifs etc. Il s’intéresse seulement au fait général que le langage a des propriétés établies par la linguistique et il s’en sert.

Pour autant que puisqu’il est démontré qu’un langage a des propriétés de structure, l’inconscient a les mêmes propriétés.

C’est ce que signifie l’axiome lacanien « L’inconscient est structuré comme un langage ».

Il faut souligner que si ces propriétés structurales du langage n’étaient pas spécifiques, il n’y aurait aucun intérêt à caractériser l’inconscient de cette façon.

Je suis parti de « La Troisième » pour montrer quel virage cette intervention représentait dans l’enseignement de Lacan.

Je suis parti de La Troisième pour montrer quel virage cette intervention représentait dans l’enseignement de Lacan, compte tenu que la structure ternaire constituée par le nouage borroméen du Réel, de l’Imaginaire et du Symbolique qui va au-delà des propriétés stricto sensu du langage.

La notion de discours représente un extrême dans l’usage de la structure qui peut se déduire de la logique du signifiant.

J’ai consacré aussi quelques séances à la notion de discours qui représentent un extrême dans l’usage de la structure qui peut se déduire de la logique du signifiant.

Ce qui justifie Lacan à introduire son axiome « l’inconscient est structuré comme un langage » pour relire le texte de Freud avec cet éclairage.

Il me faut revenir encore en arrière, pour montrer ce qui justifie Lacan à introduire son axiome l’inconscient est structuré comme un langage pour relire le texte de Freud avec cet éclairage.

J’aurai pu passer par d’autres voies, mais j’ai choisi de partir de ce qui m’en a semblé le plus éloigné, la théorie des pulsions. L’étude suivante se fera sous l’intitulé :

Du mythe de la pulsion au réel de la jouissance.

Le terme de pulsion (Trieb en allemand) a un long passé non seulement en psychologie, mais aussi en physiologie et en physique.

Lorsque Freud le reprendra (car il utilise rarement l’autre mot qui a une racine latine instink) il va le spécifier d’une telle façon qu’il appartient désormais à la psychanalyse.

Les significations du terme de pulsion dans les autres domaines en seront effacées.

Ses significations dans les autres domaines en seront effacées. Pour nous, en 2010, ce terme de pulsion a tellement été recouvert de griffonnages diversement extravagants, tant dans la littérature analytique que dans le discours courant, que l’on n’arrive plus très bien à en retrouver le sens originel chez Freud, où sa définition est déjà difficile à cerner.

On en vient le plus souvent à confondre la pulsion avec une vague poussée libidineuse, plus ou moins glauque, saisissant l’individu et le conduisant à commettre des actes incontrôlés à coloration sexuelle. C’est même au point que devant les tribunaux, si la défense arrive a étayer l’idée que l’inculpé à commis son forfait sous l’emprise d’une pulsion immaîtrisable, surgie des profondeurs de son archaïsme animal, il pourra à l’occasion parfois bénéficier de certaines circonstances atténuantes.

La pulsion chez Freud :

Freud précise au départ que son expérience est indépendante de toute recherche biologique, cependant il espère pouvoir y intervenir, jusqu’à devoir y renoncer. C’est un point qui doit attirer notre attention, parce que Freud entend concevoir la théorie analytique sur le modèle de la formalisation scientifique de son temps. Autrement dit, darwinien affirmé, il souhaite pouvoir intégrer la psychanalyse dans le champ sinon biologique, au moins en corrélation avec l’évolutionnisme.

Freud publie en 1905 « Les trois essais sur la théorie de la sexualité ».

Ce livre princeps sera réédité à plusieurs fois sur une période de près de 20 ans, la dernière édition datant de 1924. Comme à son habitude, Freud apportera à son ouvrage des corrections nombreuses à l’édition première, en y intégrant des notes pour tenir compte des modifications nécessitées par L’introduction au narcissisme (1914), La métapsychologie (1915), L’au-delà du principe de plaisir (1920), La seconde topique (1923) et enfin Le problème économique du masochisme (1924).

Il commence d’abord par prendre l’opinion la plus couramment répandue et reconnue de son temps sur les questions qu’il traite, pour les soumettre à l’épreuve des faits de son expérience clinique :

La tendance sexuelle, la pulsion sexuelle, telle qu’elle se manifeste chez les humains permet de définir deux pôles où s’exerce son activité.

— D’une part son objet, c’est-à-dire le partenaire sexuel exerçant son attrait sur l’individu. A l’époque l’objet sexuel c’est la femme, la qualifier d’objet n’avait pas la connotation péjorative que ce terme a aujourd’hui, depuis les premières décennies du 20° siècle.

— D’autre part son but qui doit aboutir à l’acte sexuel, c’est-à-dire normalement à la conjonction des organes génitaux dans le coït.

Or Freud rend compte qu’aussi bien chez les sujets dits normaux, que chez les pervers, on constate qu’au-delà de son but proprement biologique dans la reproduction, la sexualité humaine présente toutes sortes de fantaisies dans sa pratique courante.

Quant au but sexuel même, toutes les déviations sont possibles pour parvenir à la satisfaction.

L’objet sexuel n’est pas spécifique et de plus il est interchangeable, ce qui le distingue de l’objet d’amour. Quant au but sexuel même, toutes les déviations sont possibles pour parvenir à la satisfaction.

Freud élimine toute dégénérescence organiques congénitales ou acquises dans la causalité de ce qu’il appelle les déviations quant à l’objet et au but.

Freud est dans l’embarras pour définir la perversion.

Ce polymorphisme extraordinaire des manifestations de la sexualité chez l’homme, comme le fait qu’on peut les rencontrer chez tout le monde, le mettent dans l’embarras pour définir la perversion.

Il finit par conclure qu’au-delà de certaines manifestations à considérer comme pathologiques, la nécrophilie par exemple, on ne peut distinguer la perversion de la norme, que parce que chez le pervers, il y a une fixation prévalente, voire exclusive quant à l’objet et au but, par rapport au primat du génital.

Il va même jusqu’à préciser que même dans les manifestations les plus « répugnantes » de la sexualité (il cite la coprophagie et la nécrophilie) l’amour peut s’y révéler dans ses formes les plus exaltantes. Preuve supplémentaire qu’il s’agit aussi dans ces cas d’un mode de vie psychiques.

Freud écarte la tarte à la crème des déviances dégénératives congénitales ou acquise, comme la syphilis qu’on associait pratiquement à toute « bizarreries » en son temps.

Cela dit afin d’écarter la tarte à la crème des déviances dégénératives congénitales ou acquise, comme la syphilis qu’on associait pratiquement à toute « bizarreries » en son temps.

Cela amène Freud à conclure que la pulsion sexuelle n’est pas une donnée simple.

On voit donc chez lui moins émerger la conception d’une maturation linéaire et unitaire de la sexualité sous le primat du génital que l’idée d’un polymorphisme de la sexualité par dissociation de ce qu’il désigne déjà du terme de pulsion partielle.

Au fond le premier scandale soulevé par ce livre n’est pas tant ce polymorphisme des manifestations sexuelles révélées par la psychanalyse, on s’en doutait quand même depuis longtemps chez les gens un peu ouverts, malgré les efforts conjugués de la science et de la religion.

Plus dérangeante est la thèse que les psychonévroses s’origineraient dans les troubles de la sexualité.

Le véritable scandale, celui que l’on ne pardonne pas à Freud c’est d’affirmer que tout un chacun, normal ou névrosé est toujours en difficulté avec sa sexualité.

Mais le véritable scandale, celui que l’on ne pardonne pas à Freud c’est

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