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Antarctique

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larité géographique française)) qui a contribué à forger la représentation de ce territoire de hautes latitudes (le Grand Nord) et des sociétés autochtones : l’apprentissage du Nord a été occidental, le savoir demeure autochtone (légitimité écologique).

* comme enjeu planétaire dans différents domaines (environnemental, économique, stratégique, humain,…).

1. Définition de l’espace considéré : la « région de l’ours »

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|Le nom Arctique vient du grec ancien ἄρκτος (árktos) qui signifie| |

|ours en référence à l'ours polaire, dont la présence dans cette | |

|région était déjà connue des géographes de la Grèce antique. Les | |

|noms des constellations de la Grande Ourse et de la Petite Ourse,| |

|situées près du pôle nord céleste y font également référence. | |

Région située au nord de la Terre, à l’intérieur et aux abords du cercle polaire arctique (66°34’ de latitude nord). Cela comprend :

- l’océan arctique (le plus petit océan du globe) dont une partie est gelée en permanence : 13 millions de km2

- le nord des terres qui l’entourent. La limite peut alors être discutée : cercle polaire, limite des arbres ou celle du pergélisol ? Le plus couramment admis est la ligne de Köppen (température inférieure à 10°C durant le mois le plus chaud, juillet), en gros celle du passage de la taïga à la toundra

En tout, l’Arctique s’étend donc sur 21 à 24 millions de km2 dont 17 d’océan

(Atlas des pôles, p. 14)

Toutefois, ces limites sont fluctuantes car soumises à des conditions climatiques qui évoluent, dans un contexte de réchauffement climatique : la ligne de Köppen peut se déplacer vers le nord, comme la limite du pergélisol, ce qui réduirait donc la superficie des mondes arctiques. Les limites de l’Arctique seront donc, à terme, à redéfinir

(s’appuyer sur la carte de l’Atlas des pôles p. 26)

C’est donc un espace particulier, comme la Méditerranée, formé d’une « mer intérieure » et de territoires riverains appartenant à des pays différents (EU, Russie, Norvège, Islande, Danemark via le Groenland et Canada).

Les limites de l’Arctique seront donc, à terme, à redéfinir.

2. Difficultés du sujet

. vocabulaire (cf géopolitique, géophysique,…) , lieux, espaces peu ou mal connus des élèves.

. complexité des enjeux, des peuples,… (difficulté à relier espaces et problèmes lointains à l’espace vécu, aux conséquences (prévues) sur l’espace vécu).

. position des médias avec une frénésie d’annonces sur l’explosion du trafic maritime présentant les mondes arctiques comme un espace facilement accessible, information erronée. Nombreuses hypothèses sur les ressources, les trafics,…(dimension prospective non négligeable)

. peu d’ouvrages de synthèse.

3. La question des « mondes arctiques » est une nouveauté des programmes de la classe de Seconde applicable à la rentrée 2010. Il est une des trois questions au choix pour traiter le thème 4 : « Gérer les espaces terrestres ».

Quelles particularités comporte-t-il et pourquoi choisir ce thème plutôt que les autres ?

La question est au pluriel : On insiste donc sur

- la diversité de cet espace

• variations dues aux différences d’emprise du froid (les marges, le centre…)

• variété des paysages (toundra, banquise…)

• appartenance à des pays différents et donc gestions différentes

• diversité des peuples et des occupations humaines

(carte Atlas des pôles p. 19)

- la pluralité des regards et les variations de territoires (« mondes »)

• mer/terre puisque le froid fabrique une continentalité provisoire et fluctuante : les paysages mais aussi les usages sont saisonniers en partie

• des différences de mode de vie, d’usages, de regard porté sur cet espace (c’est accentué par l’emploi du mot « mondes » et non « territoires » ou « espaces » qui évoque l’idée de quelque chose à part et d’encore méconnu mais fascinant et à explorer ou à intégrer (« nouveau monde »…) : donc mythifié. Dans l’intitulé du programme, c’est une orientation forte puisque on précise « nouvelle frontière sur la planète », se référant ainsi à l’idée de front pionnier, d’exploration et de mise en valeur à faire.

• Il y a aussi différentes parties : monde de la faune, monde des autochtones, monde des pays riverains, monde des industriels, monde sous-marin…

Au total, l’emploi du pluriel résume bien l’idée de la complexité de cet espace, à la fois riche et singulier (expression employée dans l’Atlas des pôles, p. 17).

Le lieu considéré (l’Arctique) est un nouvel objet géographique

On peut insister sur les idées suivantes :

- une volonté de mieux connaître (pour comprendre des problèmes dont l’échelle est mondiale) et mieux intégrer cet espace au reste du monde. C’est bien l’idée de « frontière » à repousser. Les études sont encore limitées car les contraintes climatiques ont freiné l’intérêt que le monde portait à ce lieu. On peut peut-être ici rappeler (ou mentionner) que le pôle Nord n’a été atteint qu’en 1909 (Peary) même si des voyages d’exploration ont débuté au XVIe siècle. Ces voyages d’exploration peuvent être classés en trois phases :

• jusqu’au milieu du XXe siècle, c’est une exploration traditionnelle, pour reconnaître les lieux, les cartographier, atteindre le pôle (exploit…) c’est l’exploration géographique et « sportive », technique. PHASE DE DECOUVERTE

• entre 1945 et la fin des années 1980, l’exploration devient plutôt scientifique, avec la volonté d’observer, de comprendre les écosystèmes et les modes de vie (Paul-Emile Victor, Charcot…). Cela s’accompagne d’une forte médiatisation pour lever les fonds nécessaires. PHASE DE COLLECTE D’INFORMATIONS, d’OBSERVATION

• depuis la fin des années 1980, les nouveaux explorateurs (Jean-Louis Etienne, Nicolas Vannier) ont aussi un objectif pédagogique (genre Nicolas Hulot) de sensibilisation du grand public aux enjeux liés à la préservation de la biodiversité. PHASE DE SENSIBILISATION et d’INTEGRATION

2007 a été une année polaire et l’occasion de nombreuses publications et recherches. Cela a permis de mettre en avant à la fois la singularité du lieu, son importance pour le reste de la planète et son rôle d’observatoire pour des enjeux planétaires, en particulier en ce qui concerne les enjeux environnementaux (d’où la pertinence de traiter ce thème pour bien traiter le programme de géographie)

- L’exploration et la conquête de l’Arctique ont aussi été différentes de celles des autres régions du monde. Elles ont d’abord été marginales et l’intérêt porté à ces régions est récent et lié à d’importantes mutations. La conquête territoriale n’a pas donné lieu à une emprise très forte des Etats sur les territoires pendant longtemps, ni à une véritable colonisation. De ce fait, les populations autochtones ont pu conserver une grande partie de leur mode de vie. Ces régions ont été perçues parfois sans intérêt (donc vendues, cédées…), voire comme une contrainte. Ce n’est réellement que depuis 60 à 70 ans que ces régions ont été perçues comme utiles ou même indispensables et qu’elles sont devenues des espaces convoités :

• La guerre froide en fait un glacis de la bipolarisation entre URSS et Amérique du Nord et un lieu de positionnement des bases militaires et des sous-marins nucléaires des deux puissances

(carte p. 35 de l’Atlas des pôles)

• Les progrès techniques, notamment l’apparition des navires brise-glace en fait un

lieu

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