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Colloque Du Domicile A L'Habitat

Note de Recherches : Colloque Du Domicile A L'Habitat. Rechercher de 53 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires
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Coordination de la réponse habitat par les Clic Par Agnès Moriset, responsable de CLIC, AMAD, Besançon Une possibilité de financement de l’habitat privé Par Marie Rozat, chargée de mission à la direction technique de l’ANAH (agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) 2ème table ronde : Créer et recréer du lien social à partir et autour du logement Le Label « HABITAT SENIOR SERVICES » Par Francis DEPLACE, Directeur de DELPHIS L'innovation technologique au service du maintien à domicile des personnes âgées Par Jean Giard, rapporteur de « les nouvelles technologies et le maintien à domicile des personnes âgées », Grenoble Synthèse : C’est bien simple tout est compliqué ! Par Florence LEDUC, Directrice générale adjointe de l’Unassad

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Signature de la convention de partenariat entre l’Unassad et la fédération nationale des Pact’Arim 62

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Allocution d’ouverture

Par André Flageul, Président de l’Unassad

« Du domicile à l’habitat », c’est le titre de cette journée nationale afin de s’approprier les questions de l’habitat ouvertes par notre secteur. Mais il nous faudra aussi revenir de l’habitat au domicile afin d’enrichir notre action dans les domiciles. « Elire domicile », « sans domicile », « changement de domicile », toutes ces expressions renvoient à la fois à un projet personnel et à une situation sociale ou sociétale. Les associations et les structures fédérées au sein de l’Unassad sont diverses, tant par les publics qu’elles aident (personnes âgées, personnes handicapées, personnes malades ou familles) que part les activités déployées (aide à la vie quotidienne, portage de repas, accompagnement de fin de vie, hospitalisation à domicile, etc.). Cette diversification nous a placé au cœur du sujet et nous oblige à reconnaître la place importante qu’occupe la question du logement. L’Unassad prend sa part de militance sociale et reconnaît l’importance que revêt pour les publics la question du logement ou de l’habitat. Accompagner le projet de rester, de demeurer au domicile impose de questionner les lieux de vie, les habitats ou les logements. Ceci renvoie à bon nombre d’attentions : le maintien à domicile des personnes âgées et l’aménagement des logements. la réconciliation du handicap et du logement avec la création de logements spécifiques pour répondre au handicap. Et en ce sens, nous suivrons avec intérêt les travaux de l’ACMIL. L’intégration des personnes dans les environnements sociaux et urbains que constituent les logements. Se posent là en particulier les questions de l’isolement et/ou de la ségrégation des familles ou des personnes en situation de précarité. Mais ouvrons là cette journée qui est une première réflexion autour de ces questions. Elle en appelle d’autres afin que nous puissions concentrer notre action, agir pour contribuer à répondre aux attentes et aux besoins des personnes en la matière.

Unassad 108 rue Saint-Maur 75011 Paris T. 01 49 23 82 52 F. 01 43 38 55 33 M. accueil@unassad.net Web : www.unassad.net

I. DE L’HABITER A L’HABITAT

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L’Unassad et la question de l’Habitat

Par Jean-Baptiste Delcourt, chargé de communication à l’Unassad

Il y aurait comme un paradoxe à dire que la question de « l’habitat » est pour l’Unassad une thématique nouvelle, une préoccupation récente, quand on sait que notre métier, votre métier, a pour objet et matière principale, des hommes en situation de fragilité dans leur milieu « naturel » : leur domicile. Naturel, le mot est peut-être bien vite lancé quand on découvre combien « habiter » est une question culturelle. En d’autres termes, comment serait-il possible d’aider et d’accompagner des personnes à leur domicile sans prendre en compte cette forme d’excroissance spatiale du sujet humain qu’est le domicile, la maison, le logement, le nid, mais aussi parfois ce qui relève davantage de la turne (prison en alsacien) ou de la cambuse ? Si, la question est nouvelle pour l’Unassad, c’est peut-être dans son traitement et son extension technique, dans les différentes solutions d’aménagement, d’adaptation possible, mais non quant au sens de l’habiter. Prenons garde alors de ne pas limiter la question de l’habitat à son déploiement technique. Cette journée est en effet une première pour notre réseau, l’idée est pourtant ancienne, mais il lui a fallu un peu de temps pour mûrir et éclore enfin. Le contexte n’y est pas pour rien. La loi sur le handicap mettant en avant 2 concepts opératoires distincts celui d’adaptabilité caractérisant l’ensemble des ressources permettant l’amélioration de l’espace de vie de la personne et celui d’accessibilité comme droit pour tous et liberté de se déplacer, mais aussi les travaux sur l’évaluation des besoins et plus particulièrement sur la démarche DESIR et la volonté de l’Unassad de travailler l’offre de réponses dans tous les domaines, en particulier celui de l’habitat, ou encore la volonté clairement affichée dans notre dernier rapport d’orientation d’approfondir le concept de domicile et ses différentes extensions, ont contribué à revisiter cette question constitutive de notre action. Pourquoi constitutive ? Je souhaiterais pour l’expliquer revenir rapidement au titre de cette première partie de journée : « De l’habiter à l’habitat » qui signifie en substance qu’habiter est une action, c’est peut-être d’ailleurs l’action qui caractérise notre mode d’être dans ce monde. Le philosophe Martin Heidegger a écrit que « le langage est la maison de l’Être », je serais tenté de retourner la formule et de dire que « la maison est le langage de l’Être, de notre Être ». Ceci pour dire en fait qu’habiter, c’est être et que l’habitation est coextensive de l’essence même de l’être humain. Dans notre domaine d’activité, cela revêt une importance majeure, permettre à autrui de continuer d’habiter, c’est lui permettre pour parler comme les philosophes de persévérer dans son être. N’est-ce pas le sens même de notre mission ? Un petit détour par le berceau de la culture occidentale peut nous aider à penser la question de l’habiter dans cette direction. En effet, la langue grecque nous donne à réfléchir sur cette question, puisqu’il y a, nous disent les linguistes, synonymie entre les formes du verbe habiter oiken, naien, demein et le verbe être ou tout au moins une commutation possible. De même, le mot ethos (que l’on traduit par éthique) avant de devenir manière d’être, essence, puis éthique a signifié le « séjour habituel, l’habitation ». La manière d’être habituelle de quelqu’un apparaît alors comme réflexe de ce séjour habituel, du mode d’habitation. En d’autres termes, le mode d’être devient une empreinte de l’habitation, de même que toute habitation porte en elle la présence résiduelle de l’être qu’elle abrite (J. Bogdan St John Perse).

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C’est ainsi que l’on peut rétorquer à ceux qui seraient tentés de réduire l’aide à domicile à l’aide ménagère, qu’en prenant soin du logis, c’est aussi de l’être de la personne et de son identité (dignité) que l’on prend soin. Au regard de ce jeu des mots, l’habiter a directement à voir avec l’éthique. Et l’on pourrait dire qu’une éthique originaire ne serait pas par conséquent une science du caractère et des mœurs, mais une science de l’habitation. Peut-être faut-il alors oser nous positionner, nous acteurs du domicile, comme ces savants ou ces sachants de l’habitation ! Et c’est bien là l’objet de cette journée !

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« Opportunité et développement des services »

Par Pierre Demortière, responsable Développement à l’Unassad

La question de l’habitat (ou les questions de l’habiter), oblige à prendre la mesure du positionnement des services d’aide et de soins à domicile sur ces questions. Comment s’emparer de la question de l’habitat pour un service d’aide ou de soins, la faire sienne tout en restant soi ? Quelle logique de développement pourrait-on mettre en avant afin d’intégrer la prise en compte des questions de l’habitat, de son amélioration dans le travail des services d’aide et de soins ? Je souhaite partager avec vous quelques réflexions ou remarques. La première est d’éviter un contresens : la question de l’habitat –sa transformation et son amélioration- (nous pourrions dire la même chose des aides techniques) ne remplace pas celle de l’aide humaine. L’amélioration de l’habitat (lieu de vie des personnes) ne saurait être un substitut de l’intervention

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