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Economie Marocaine

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ciaux 2.5. Les impasses du PAS : où l’ajustement n’induit pas la croissance et où la croissance ne garantit pas le développement humain

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Chapitre 3: L’économie marocaine début de siècle :

une macroéconomie entre ajustement et régulation

3.1. Une macroéconomie entre ajustement et régulation 3.2. Un régime de croissance sans industrialisation 3.3. L’hypothèque agricole 3.4. Une croissance extravertie à faible impulsion endogène 3.5. Une croissance à faible contenu en emploi 3.6. Le secteur privé : des métamorphoses subies 3.7. Le chaudron informel et l’insécurité humaine

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Chapitre 4: Vers un régime de croissance centrée

sur le développement humain

4.1. Refonder le développement sur les libertés 4.2. Pour une politique économique au service du développement humain

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Références bibliographiques

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Liste des tableaux et diagrammes Liste des tableaux

1.1. Evolution des principales recettes fiscales de l’Etat (en millions de DH) 1.2. Evolution des déficits budgétaires au Maroc (1960-1972) 1.3. Evolution des déficits budgétaires au Maroc (1973 – 1982) 2.1. Evolution des dépenses et des recettes ordinaires 2.2. Evolution du portefeuille de refinancement de Bank Al-Maghrib 2.3. Structure de la population active occupée urbaine selon les branches d’activité 2.4. Evolution du chômage urbain selon le niveau des diplômes 2.5. Structure de la population active occupée urbaine selon le statut professionnel 2.6. Cercle vicieux de la croissance et du développement humain 3.1. Evolution du déficit budgétaire (1993-2003) 3.2. Evolution du taux de change (1990-2003)

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Liste des diagrammes

1.1. Evolution des dépenses de fonctionnement et d’investissement (1970-1983) 1.2. Encours de la dette extérieure en % du PIB 1.3. Evolution des crédits à l’économie financés sur ressources monétaires (1960-1972) 1.4. Evolution de la masse monétaire en % du PIB 2.1. Evolution des dépenses de fonctionnement et des dépenses d’investissement (1984-2003) 2.2. Evolution de la structure des plus importantes recettes (en millions de DH) 2.3. Evolution du déficit budgétaire (en % du PIB) entre 1983 et 1992 2.4. Dépenses publiques pour l’éducation et la santé en % du PIB 2.5. Liens entre croissance et développement humain 3.1. Evolution des prévisions des dépenses de la dette publique 3.2. Evolution des recettes non fiscales depuis 1993 3.3. Evolution des dépenses de la dette publique (intérêts seulement) 3.4. Evolution des prévisions de recettes d’emprunts 3.5. Contribution des éléments de la demande à la croissance réelle 3.6. Evolution du taux de croissance du PIB et de la valeur ajoutée agricole par périodes 3.7. Dépendance du PIB par rapport à l’aléa climatique 3.8. Evolution du taux d’investissement (1980-2002)

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Résumé

1. L’objectif du rapport est de mettre en perspective historique les relations entre croissance économique et développement humain. Plus précisément, il s’agit de tenter un bilan global des politiques économiques mises en œuvre depuis l’indépendance en termes d’impact sur les indicateurs du développement humain. Une telle rétrospective permet de fonder l’esquisse de perspectives pertinentes pour le Maroc de 2025. 2. L’approche adoptée en termes de trajectoires macroéconomiques met en évidence trois périodes, définies chacune par une cohérence d’ensemble : la première s’étend de l’indépendance au début de la décennie 1980. La seconde correspond au Programme d’ajustement structurel (PAS) mis en œuvre entre 1983 et 1993. La troisième concerne la période allant des années 1990 à nos jours. La structure analytique est commune aux trois trajectoires : dans un premier temps sont passées en revue les politiques économiques (budgétaire, monétaire, financière, etc.), puis sectorielles. En second lieu l’analyse en termes de régime de croissance est appréhendée dans ses composantes sectorielles et dans ses relations avec l’emploi, la productivité, la compétitivité, etc. Une troisième déclinaison porte sur le rôle du secteur privé et sur les configurations stratégiques des entreprises privées. Parallèlement, certains indicateurs sont examinés pour appréhender l’impact social des enchaînements macroéconomiques (chômage, précarité, informel, etc.). 3. La rétrospective des résultats obtenus en matière de développement économique et social met en évidence les limites d’une dérivation directe et linéaire du bien-être social des objectifs stricts de la croissance économique. Si l’amélioration des niveaux atteints par le PIB demeure, en effet, un indicateur essentiel de développement, il n’en est pas moins établi aujourd’hui que l’objectif de " la croissance pour la croissance " peut être détourné par l’assurance du prise en compte de la finalité sociale et par les effets pervers liés aux processus économiques exclusifs. 4. L’hypothèse du développement humain implique, précisément, que ce dernier est irréductible au revenu. De même, le principe de justice sociale fondé sur la redistribution des revenus est, à terme, inefficient s’il ne prend pas appui sur un niveau suffisant de potentialités humaines élémentaires. Dans une telle optique la " pauvreté en termes de revenus ", ou la " pauvreté monétaire ", n’est qu’une composante de la pénurie de capacités. A l’inverse, l’élargissement des choix des individus, de leur liberté, de leur participation aux décisions et à l’exercice de contrôle est à même d’induire un processus autoentretenu de croissance économique et d’amélioration du revenu par tête. Bref, le développement humain est un développement de la population, par la population, pour la population. 5. La première trajectoire (1960-1981) se divise en deux périodes : entre 1961 et 1972, les politiques budgétaires et monétaires ont été relativement contenues. Au cours de la période 1973-1981, on assiste à un retournement de la conjoncture nationale et internationale. Les prévisions économiques de cette période ont été au-delà des capacités de production du pays. Le secteur privé a pu renforcer les positions qu’il occupait au sein de l’économie grâce surtout à l’appui de l’Etat durant les années 1960 et 1970. Toutefois, débouchant sur une concentration économique et financière sous une forme conglomérale, la promotion du secteur n’a pas pu favoriser l’accumulation productive. Les retombées sur le développement humain ont été, par conséquent, de faible portée.

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6. La seconde trajectoire (1983-1993) marque un tournant dans les politiques économiques, conjoncturelles et structurelles, du Maroc. La crise de la fin des années 1970, accentuée par un contexte de récession internationale, a conduit à l’adoption d’une série de réformes dans le but de rétablir les déséquilibres macroéconomiques. Le PAS se fonde sur l’hypothèse que la stabilisation et la libéralisation (interne et externe) sont à même de générer la croissance économique, le développement social étant considéré comme une résultante de la croissance économique. Dès lors que la stabilisation impose des réductions budgétaires, ce sont surtout les budgets sociaux qui en font les frais. La conclusion tirée de l’analyse de la trajectoire fait apparaître les limites des stratégies qui font dépendre l’amélioration de la satisfaction des besoins sociaux de l’observation stricte des équilibres fondamentaux. 7. La troisième trajectoire (1993-2004) se définit par rapport à un vaste mouvement de réformes ayant trait à la fois à l’environnement institutionnel et aux objectifs de la politique économique et visant à réhabiliter la composante sociale pour réduire l’ampleur des déficits structurels. Toutefois la prise en compte de la problématique sociale n’a pas manqué de buter sur les limites tracées par la contrainte externe (poids de la dette extérieure) et par la faible marge de manœuvre, en termes de finances publiques, laissée aux pouvoirs publics. Ces limites expliquent l’évolution de la politique économique au voisinage des seuils d’équilibre propres au PAS et expliquent les faibles impacts en termes d’amélioration des indicateurs de développement humain. 8. Les perspectives qui peuvent être esquissées à partir des analyses précédentes plaident pour une politique économique au service du développement humain impliquant une inflexion majeure de trajectoire : (i) restaurer la souveraineté de la politique économique ; (ii) opérer un recentrage des dépenses publiques sur les objectifs prioritaires d’un élargissement rapide des capacités fonctionnelles de base pour une vie digne et décente ; (iii) redéfinir le régime de croissance autour des principes suivants : une reconfiguration du rôle de l’Etat mettant en avant ses fonctions

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