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L'Argent Et Le Sport

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peut-être assimilé à un salon de l’industrie sportive, où tous les métiers du monde sportif se rencontrent afin de parler de l’évolution du marché, d’effectuer des bilans et de mettre en place des objectifs.

Le sport est aussi le miroir de la société capitaliste créée par la mondialisation. Selon Patrick Mignon, il existe une concurrence des clubs sportifs au niveau économique qui devient plus importante que la concurrence au niveau de la performance. L’extrait du site internet montre aussi que ce prix de la personnalité crée une compétition entre les acteurs du secteur sportif. D’après Fatou Diomé, cette mondialisation, illustrée par l’ouverture des économies, accentue les flux humains liés à l’immigration, les jeunes voulant s’expatrier pour gagner de l’argent afin d’aider leur famille.

La médiatisation de l’univers du sport révèle des enjeux économiques mais aussi financiers et sociaux. A travers leur télévision, l’écrivain Fatou Diomé montre que les jeunes rêvent d’un avenir meilleur mais inaccessible, ils courent après une chimère. Patrick Mignon trouve que les organisations sportives deviennent de vraies entreprises commerciales. La présentation du concept du prix de la personnalité du sport business dénonce aussi ces organisations telles que les sponsors ou société de paris qui amassent de l’argent grâce au sport. Le document iconographique présente aussi l’utilisation des athlètes au niveau marketing afin d’obtenir du profit. Cette photographie de Serge Laget, publiée en 1998, représente un camembert des années 1970. Ce camembert dénommé « Le Rugbyman » illustre deux rugbymen en train d’exercer leur sport, les inscriptions sur l’emballage du camembert font toutes allusions aux sportifs tout en pouvant décrire le fromage (force, santé, 45% matière grasse, très grande valeur énergétique). Le slogan « le délice des sportifs » incite les consommateurs puisque les athlètes sont de bons exemples. Selon Patrick Mignon, ces athlètes sont devenus de vrais « produits commerciaux », ils arrivent d’ailleurs à vendre leur image et ainsi, effectuer une double carrière.

Le sport a subit une grande mutation depuis les années 1980. Plus seulement ludique, il est devenu un fort enjeu économique. Cette évolution a-t-elle détruit certaines valeurs sportives ?

Le sport n’est plus le vecteur de certaines valeurs sportives véhiculées par les Jeux Olympiques. L’extrait du site internet dévoile qu’il n’est plus un vecteur d’intégration puisqu’il ne permet plus de réussir selon ses talents. En effet, les dirigeants du domaine sportif doivent générer de l’argent pour être reconnu. Patrick Mignon souligne aussi cette perte d’équité. Il parle du fait qu’il faille payer pour adhérer aux grands clubs sportifs, il faut donc payer pour réussir. Ce sont alors les organismes les plus rentables qui réussissent le plus, les « riches » contrôlent donc l’univers sportif, sous forme d’oligopoles. C’est un microcosme dans un macrocosme qui reflète la société actuelle dirigée par les pays riches dits développés (la Triade), les pays en développement dépendant de ces puissances économiques. Le prix du sport business montre aussi que le mérite revient au plus lucratif.

Une autre valeur sportive commence à se perdre : la gratuité du sport. Les jeunes utilisent le sport pour s’expatrier afin de gagner de l’argent hors de leur pays, les familles doivent effectuer des sacrifices financiers pour espérer un meilleur avenir à leurs enfants, comme le révèle le roman de Fatou Diomé. Patrick Mignon dénonce lui-aussi le fait que certains clubs ne soient accessibles qu’aux personnes ayant les moyens. Le prix de la personnalité du sport illustre également qu’il y a une remise de prix non plus pour le plaisir du sport mais pour les compétences financières de l’organisation.

Cependant le modèle de la réussite sociale de l’athlète persiste. La photographie de Serge Laget agrémente cette idée, le sportif reste le vecteur de valeurs comme la force ou la santé inscrites sur l’emballage. Le mot « valeur » est d’ailleurs utilisé directement sur l’inscription « très grande valeur énergétique. » Le roman Le ventre de l’Atlantique démontre aussi que le modèle sportif est vecteur de la perfection, du mythe. Il fait croire en la liberté, il fait croire qu’il peut remédier à des conditions difficiles. Il permet la reconnaissance nationale et internationale mais aussi personnelle. Le prix de LA personnalité du sport business qui récompense les représentants des athlètes est révélateur de ce modèle avec ce signe distinctif. Patrick Mignon approuve Fatou Diomé puisqu’il trouve lui aussi que le sportif professionnel représente la réussite sociale, il est d’ailleurs très sollicité pour sa représentation de la réussite, de la gloire. Le sportif serait selon lui, plus seulement choisit pour ses qualités sportives mais aussi pour ses qualités commerciales. Son talent n’est plus le seul critère puisqu’il peut générer du profit grâce à son image. Le personnage du roman Le ventre de l’Atlantique montre qu’il considère son sportif préféré comme son idole, son héros et même comme un roi « la France n’était que la plus courte échelle conduisant au trône de Maldini ».

Les quatre documents révèlent néanmoins que le sport reflète une illusion, un spectacle. Le document iconographique montre que malgré les inscriptions sur l’emballage, le fromage reste un aliment contenant de nombreuses matières grasses, en contradiction avec l’image du sportif. Le roman de Fatou Diomé illustre bien que devenir footballeur professionnel est un rêve difficilement accessible, le sportif est un vendeur d’illusions. Comme le dit un personnage de son livre, en réalité, les jeunes quittent tout pour une utopie et finalement peinent à y arriver car derrière les paillettes existent de nombreuses dérives. Le titre du livre Le ventre de l’Atlantique illustre le fait que les jeunes qui s’exilent se font avaler et ne reviennent plus. Le site internet et l’étude de Patrick Mignon montrent que le monde sportif peut n’être qu’une grande supercherie : les clubs réputés ne sont en faits pas les plus performants et la cérémonie de la personnalité du sport business dévoile un « show » qui reflète un univers artificiel.

L’entrée du sport dans la sphère économique montre que le sport n’est plus seulement une activité ludique, il possède désormais une forte valeur marchande. On peut alors l’assimiler à un produit, un bien économique. Les clubs se transforment en véritables entreprises. L’appât du gain semble prendre le dessus sur la performance pour tous les acteurs du monde sportif. Les valeurs sportives ont alors du mal à être honorer même si le modèle sportif persiste.

Ecriture personnelle : L’argent est-il un facteur de la dégradation du sport ?

Dans les années 1980, l’ouverture du marché aux médias explose. On rencontre à cette époque une émergence de la pratique sportive qui se produit en même que celle de la société industrielle et capitaliste. Le développement des mass media a contribué à l’évolution du sport, devenu enjeu économique. L’entraineur Michel H.A Patin disait « dans les sports, seuls le talent et l’argent font les médailles ».L’argent serait-il un facteur de la dégradation du sport ? A première vue, la morale sportive semble presque perdue, l’argent pervertit l’idéal sportif mais les flux d’argent peuvent aussi être justifiés.

La chartre olympique créée en 1896 puis modifiée par une session du Comité international olympique en 2010 présente les différents principes de l’olympisme. Cette chartre promeut notamment les valeurs éthique, éducative, morale, la gratuité du sport et l’équité. Dans « La belle époque », Albert Camus montre que le sport a une valeur éducative, qu’il peut permettre d’apprendre la morale. Je partage l’avis de la journaliste Marie Guichoux qui estime que les valeurs partagées entre les sportifs comme l’esprit d’équipe, le dépassement de soi ou le fair-play permettent la victoire. Le sport serait donc vecteur d’un idéal, de la perfection. Je pense que grâce au sport, l’homme peut accroitre ses qualités physiques, intellectuelles et morales.

Cependant, depuis la médiatisation du sport, l’argent est entré en jeu. Il a alors crée des excès, des tromperies et semble manipuler l’univers sportif au détriment de la pratique sportive. Dans L’homme qui rit de Victor Hugo, je constate que les paris peuvent dénaturer le sport. Des sommes d’argent étant en jeu, les compétitions peuvent alors être truquée et ne plus refléter les sportifs à leur juste valeur. Ces athlètes subissent d’ailleurs une grosse pression à cause de tout l’argent qu’on a misé sur eux du fait de l’hypermédiatisation des évènements sportifs au niveau mondial. . Comme nous le montre le personnage de Le ventre de l’Atlantique, les spectateurs les voient comme des modèles, des héros. On leur demande d’être toujours plus performant, de battre des records. Les athlètes utilisent alors le dopage pour être à la hauteur. « Le Tour de France, il serait moins dur à faire sans le vélo que sans le dopage. Et encore, il faudrait qu'il fasse beau! » Je suis d’accord avec cette citation de Coluche qui dénonce l’utilisation conséquente des produits dopants dans le cyclisme.

Mais ce qui dégrade le plus le sport, ce sont les droits de retransmission à la télévision. Non

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