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Les Politiques Monétaires

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tique budgétaire serait inefficace, quel que soit le mode de financement choisi. En effet, les théoriciens libéraux expliquent que le recours à l'emprunt élève le taux d'intérêt sur le marché des capitaux, augmente l'épargne des ménages mais diminue leur consommation ainsi que les investissements des entreprises. De même, le financement par l'impôt réduit le revenu disponible des ménages et donc leur consommation.

Le rôle de l’Etat, pour cette école de pensée, doit être limité aux actions visant à surmonter les défaillances du marché : justice, éducation, défense nationale et police.

2/ L'analyse Keynésienne :

J.M.Keynes publie " La théorie générale" en 1936, cherche à rompre avec les analyses néo-classsiques dominantes et à démontrer le bien-fondé des politiques macroéconomiques.

Il y montre comment expliquer les mécanismes économiques, par des grandeurs globales interdépendantes comme la production, le revenu , l'investissement , la consommation et l'épargne. Les prix sont rigides à court terme et les déséquilibres entre l'offre et la demande sont possibles, car les ajustements se réalisent par les quantités et non par les prix.

Les entreprises décident du volume de leur production en fonction d'anticipations de la demande. Tant que la demande anticipée par les entreprises est supérieure à l'offre, les entreprises sont incitées à augmenter leur production. Cette "demande effective" détermine le volume de la production et de l'emploi. Le niveau de l'emploi dépend donc de la demande anticipée et ne correspond pas nécessairement à la population active. Le chômage involontaire est possible et s'explique par l'insuffisance de la demande.

En conséquence, l'Etat doit se substituer au marché, parfois défaillant, et mettre en oeuvre des politiques conjoncturelles.

La politique budgétaire vise à stimuler la demande, par le biais des dépenses publiques qui distribuent des revenus supplémentaires, d'où une hausse de la consommation et donc de la production et de l'emploi. Instrument privilégié des politiques économiques, la politique budgétaire contracyclique permet d'accélérer ou de ralentir la croissance en modulant les dépenses publiques, les recettes fiscales et le déficit budgétaire.

Grâce au mécanisme du multiplicateur, la hausse induite de la production est plus que proportionnelle à la dépense initiale de l'Etat. Celui-ci peut également peut également abaisser les impôts ou augmenter les revenus de transfert. Ces mesures concourent à présenter un budget en déficit, ce qui évite la répercussion sur les prélèvements obligatoires.

La politique monétaire accompagne la politique budgétaire, et consiste à agir sur les taux d'intérêt à la baisse pour stimuler l'investissement. Mais si les agents anticipent une faible reprise de la demande, la reprise de l'investissement peut ne pas se produire. Néanmoins, la politique monétaire doit accompagner la politique budgétaire, car l'augmentation de la demande de monnaie due à la reprise risque d'élever le taux d'intérêt et de réduire les investissements.

La politique de relance pose le problème de l'inflation, en relation avec la situation qui prévaut sur le marché des biens et des services.

Dans l'actuel régime européen de changes fixes et de liberté de mouvements de capitaux, la politique monétaire perd son indépendance, car la règle consiste à s'aligner sur le pays dont le taux d'intérêt est le plus élevé.

De même, la politique budgétaire doit être restrictive afin de rester dans le cadre des dispositions fixées à Maastricht.

Dès lors, on peut s'interroger sur les marges de manœuvre que les gouvernements ont à leur disposition.

Fiche 2 : La théorie des anticipations adaptatives

En économie, les anticipations des agents économiques concernant les coûts, les revenus et les risques futurs jouent un rôle important dans l'évolution de l’offre et de la demande et, à partir de là, de la conjoncture.

Un sujet d’étude est la rationalité ou non de ces anticipations et, à partir de là, l’éventualité de pouvoir les influencer par des mesures de politique économique.

Il existe trois grands types d’anticipations en économie :

- l’anticipation extrapolative: elles visent à anticiper les évolutions de certaines variables (le taux d’intérêt, les prix, les profits, les cours en bourse, la demande...) en fonction des tendances actuelles et passées de ces variables.

- l’anticipation adaptative: ce sont des anticipations qui corrigent des erreurs passées, ce qui suppose une certaine maîtrise de l’information par les agents économiques.

- l'anticipation rationnelle: pour ce type d’anticipation, souligné notamment par John Muth et Robert Lucas, les agents ont une maîtrise parfaite de l’information, et donc ils ne se trompent jamais. C’est un modèle proche de celui de la prévision parfaite qui permet aux agents de déjouer les effets attendus d’une politique monétaire ou budgétaire de relance.

Le principe général consiste à prévoir la valeur future d'une variable à partir de sa valeur présente et de l'erreur de prévision faite à la période passée. C'est la prise en compte de cette erreur (affectée d'un coefficient compris entre 0 et 1), qui est à l'origine du terme "adaptatif".

Ainsi, cette règle revient à établir des prévisions à partir d'une somme pondérée des valeurs passées de la variable, les coefficients de pondération décroissant de façon exponentielle au fur et à mesure que le passé s'éloigne.

Milton Friedman introduit donc le principe suivant lequel l'expérience va conduire les agents économiques à anticiper la hausse des prix. (anticipations adaptatives) Cette prise en compte réduira l'impact à court terme de la hausse des quantités de monnaie sur la production et induira des effets inflationnistes. Il en résulte que la hausse des quantités de monnaie n'est pas le bon moyen de stimuler la croissance économique.

Pour Friedman, le seul moyen de maintenir l'effet positif de l'abondance monétaire est de progressivement réduire le taux d'augmentation de la masse monétaire pour le rapprocher de celui de l'augmentation de la production.

Fiche 3 :La théorie des anticipations rationnelles

Cette analyse est en partie née de l'insatisfaction croissante ressentie par bien des économistes à l'égard des anticipations adaptatives.

En 1960, John MUTH avance un argument selon lequel la prévision des agents est "parfaite", sans être forcément exacte, dans le sens où elle est faite à partir des lois de probabilité effectivement suivies par les phénomènes étudiés. Si erreur il y a, elle ne peut être systémique car, si elle l'était, les agents rationnels s'en apercevraient et l'intègreraient dans leurs calculs.

Cette rationalité des agents suppose une connaissance de l'ensemble des caractéristiques de l'économie .De plus, étant un cas particulier des prévisions parfaites, les anticipations rationnelles supposent l'équilibre permanent et l'autoréalisation de la croyance des agents.

C'est par la représentation préalable de l'économie par l'agent, sous la forme d'un modèle, que l'on peut comprendre l'idée d'autoréalisation, puisque le modèle est à l'origine d'actions qui "engendrent" les situations qu'il décrit. Ainsi, les croyances des agents, de type walrassien, sont-elles considérées comme un paramètre que se donne "a priori" le modélisateur.

Robert LUCAS introduit cette hypothèse des anticipations rationnelles au début des années soixante-dix ("Expectations and the neutrality of money", Journal of economic theory, 1972). Les grands courants de pensée économique, les nouveaux classiques, les monétaristes et quelques keynésiens ont adopté cette théorie.

On peut néanmoins avancer que "La principale conséquence de l'introduction de l'hypothèse

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