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Fiche De Lecture " Sociologie De La Mode "

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la mode vestimentaire. L’auteur apporte donc des réponses en faveur des féministes et il ouvre une perspective qui serait que la mode peut influencer le comportement des gens jusqu’à en faire évoluer la société.

Introduction:

L'auteur utilise le terme de « plurivoque » pour désigner la mode. Selon lui, la mode est donc un phénomène social aux implications très diverses qui touche toutes les sociétés contemporaines.

Premièrement, il parle de mode vestimentaire:

celle-ci a pour lui une place considérable dans la société puisque grâce à son économie, de très nombreux emplois sont créés.

Mais le vêtement est également un élément déterminant dans la constitution des identités individuelles, et c'est un marqueur social.

Deuxièmement, il parle de la mode en général:

elle s'insère dans presque tous les secteurs d'activité humaine (arts décoratifs, littérature, musique, peinture, disciplines intellectuelles, scientifiques, politique) qui sont donc de ce fait soumis à l'effet de mode. Cette dernière décide donc des directions et orientations de ces secteurs d'activité.

Partie I: Naissances

Dans cette partie, l'auteur parle de la naissance de la mode et de l'insertion de celle-ci dans une société de plus en plus individualiste.

Tout d'abord, il cite Condercet pour définir le vêtement « signe qui sépare l'homme de l'animal ». Cette phrase basique parle de la mode comme un phénomène universel. Cela peut s'avérer vrai, dit Monneyron, si l'on prend en compte les civilisations indiennes et chinoises pour qui était importantes les parures. Cependant, l'auteur dit bien que la mode est une création occidentale. De ce fait, c'est un « phénomène social occidental récent ».

L'auteur compare les valeurs d'avant et celles d'aujourd'hui. Jadis, la valeur suprême étant la société en elle-même alors qu'à présent l'individu fait figure de valeur suprême. De ce fait il est logique que la mode s'impose au XIXème siècle, dans un contexte de société fondée sur l'individu. La révolution française est egalement importante pour l'insertion de la mode puisque elle représente une liberté et egalité vestimentaire. Monneyron rattache donc la mode à l'installation des sociétés individualistes où il est primordial de « ne plus être un docile porte-manteau, mais […] imposer sa propre élégance, prévoir et devancer la mode, la quitter avant qu'elle ne devienne celle de tout le monde ».

Le développement de la mode s'est donc fait grâce à l'individualisme grandissant mais également grâce aux journaux qui l'ont promut, et aux nombreux auteurs tels que Balzac et son Traité. Cependant, Monneryon, malgré qu'il avoue que de nombreux auteurs ont traité ce phénomène de mode, il regrette que ça ne se soit pas développé en sociologie de la mode. Cependant, il y a eu avec Emile Durkheim par exemple une sociologie de l'imitation-mode. Tarde en parle également en faisant du concept d'imitation le principe même d'explication de l'évolution générale des sociétés. Simmel reprendra ce concept en parlant de phénomène de distinction. Il entend par là que les classe moyennes imitent les classes supérieurs et que celles-ci doivent de ce fait se distinguer d'elles.

Partie II: Développements

La mode est donc synonyme de distinction ou d'imitation pour les sociologues. Kreoeber parle de changement, alors que Spencer parle de conformisme. Monneyron continue en disant que comme la sociologie de la mode a peiné à se développer, la sociologie de la culture est un bon moyen de l'analyser, au sens plus large. Ainsi, il nous parle des enquêtes réalisés par Pierre Bourdieu. Ce dernier divise les usages du vêtement en deux: la classe populaire qui a un usage réaliste du vêtement, et la classe moyenne qui a un souci du paraître. Ainsi, la classe populaire est réduite aux bien « de première nécessité » et la classe moyenne souhaite un vêtement original et à la mode. Pour Bourdieu, ce souci de paraître correspond à une usurpation d'identité sociale et une volonté de devancer l'être par le paraître. Bourdieu et Yonnet voient tous deux dans la mode un élément important de l'évolution sociale contemporaine.

L'auteur parle ensuite des auteurs qui ont développé cette sociologie de la mode, tels que Bell ou Descamps. Ce dernier dans ses analyses parle de douze vecteurs de la mode: valeur, sexe, changement, norme, société, lutte des classes, politique, économie, industrie, commerce, inspiration, représentation. Pour lui ses motivations peuvent être individuelles ou sociales. L'auteur remarque que ces sociologues analysent plus particulièrement la mode vestimentaire, qui est le point d'ancrage de la mode.

L'auteur parle également des auteurs féministes qui ont fait de la mode un accès aux relations homme/femme. Parmi ces féministes, Anne Hollander qui associe l'histoire du vêtement à l'histoire de ces relations homme/femme, mais aussi à la sexualité et au pouvoir. La mode serait alors « une voie d'accès de la femme au pouvoir ». Cette vision féministe est selon l'auteur très intéressante puisqu'elle permet de donner la parole aux principales concernée par la mode vestimentaire et d'analyser le phénomène de l'intérieur.

Partie III: Reconsidérations

Monneyron propose de ne plus percevoir la mode vestimentaire comme quelque chose d'accessoire et de futile mais comme un élément fondateur et déterminant les comportements sociaux. Pour lui, il est nécessaire de considérer que la mode « ne suit pas l'histoire mais la précède ». Reprenant

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