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Le Roi De Guerre; Joël Cornette

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incipe même de la politique de l’ancien régime.

Nous allons donc nous baser sur le plan suivant pour résumer l’extrait du livre de Cornette :

I/ La guerre : une entité comparée à la souveraineté dans toutes ses composantes

II/Différentes manières de faire la guerre différentes en Europe, mais les réactions populaires sont visibles partout

I/ :

L’extrait énonce le fait que la guerre reposait sur un jeu multiple quant à la souverainté : celui des institutions, des fondements juridiques ( avec la notion de guerre juste ), des représentations de l’autorité ( comme le château de versailles, que l’on pourrait du coup comparer à un temple dédié au roi de la guerre d’un point de vue purement militaire.

D’après Bodin ( philosophe et théoricien politique Français du 16ème siècle, la souveraineté, dans son essence, est bien supérieure à la personne physique même du roi, elle transcende donc le physique pour reposer sur des bases morales, voir spirituelles. Lorsque Louis XIV était sur son lit de mort, il parlait des nécessités d’état comme justificaton quant à son incapacité à conserver la paix dans le royaume et à amener la guerre où il la jugeait nécessaire. Or si le souverain évoque ce fait, il sera incontestable de son vivant, et encore plus une fois qu’il sera mort. C’est donc l’ensemble de la France qui se doît de reconnaître, comme elle reconnaissait sa souveraineté, la légitimité de la guerre.

La guerre est tout à la fois une manière d’expliquer et de comprendre la construction et le mécanisme de l’état, et donc forcément, d’expliquer et de comprendre la souveraineté. Dans cette introduction, l’auteur affirme aussi très clairement que l’étude qui sera effectuée dans le livre sera très principalement concentrée sur la France : d’une part, c’est un pays qui a eu une place centrale dans les grands conflits du 17ème et du 18ème siècle ( on note que l’époque ciblée sera le 17ème siècle ),d’autre part, la guerre a eu un poids très lourd sur le fonctionnement du pays.

Par la suite, Cornette rappelle quelques points importants afin de faciliter la compréhension de l’étude : il évoque lé début de la guerre de trente ans commencée à bohême en 1618, qui s’est d’abord étendue en Allemagne, et à travers toute l’Europe par la suite. En même temps, d’autres conflits, bien que moins connus, avaient lieu en Europe : les guerres entre l’Angleterre et les provinces unies ou encore la guerre de Hollande. Par la suite, l’auteur énonce son plan quant à son étude du sujet : les principaux thèmes seront donc les déplacements des conflits sur tout le continent, la discipline des soldats ( qui participe au renforcement de l’autorité ), et la diversité des guerres.

Mais malgré la puissance évidente de la souveraineté à l’époque, la guerre a été un élément terriblement dévastateur et destructeur pour ceux qui la faisaient et ceux qui la subissaient ( les soldats et les civils : c'est-à-dire le peuple ). Des réactions surgissent donc graduellement, avec par exemple la parodie de certaines composantes de la guerre ( comme dans Candide de Voltaire, où l’on périssait au son des Te Deum, et où il n’y avait en fait pas de vrai vainqueur, rien que le massacre d’hommes des deux côtés). L’opinion publique pût émerger petit à petit, réclamant un retour à la paix et s’offusquant du fait que les nobles ne subissaient pas de pertes comme la population ( notamment en Angleterre à la fin du XVIIème siècle ).

II/

Comme on l’a vu précédemment, la guerre a été la manifestation la plus spectaculaire du pouvoir de l’état, mais elle ne se limitait pas purement à la violence, la mort et la destruction, du moins pas dans sa finalité : le sang versé par les soldats, les pertes monétaires dues à la mobilisation de diverses ressources ( matériel de guerre, nourriture, … ) contribuait à régénérer l’autorité du roi ( si besoin il y avait ).

Cependant, quelques différences sont à mettre en évidence quant à cette manière de mener une guerre, selon les pays : En France, le leitmotiv de la guerre était basé sur cette formule : « necessitas legem non habet », ce qui signifie « la nécessité ignore la loi », ce qui facilitait les actions militaires aux frontières du pays (contrairement à d’autres nations où le souverain respectait les lois et prenait en compte les avis de ses conseillers ).

En Autriche, le pouvoir de l’archiduc reste très limité par les décisions des assemblées d’état, de nombreuses familles démocratiques débattaient également quant aux meilleures solutions à adopter, son pouvoir exécutif et législatif étaient donc tous les deux restreints. L’archiduc Léopold 1er ( également empereur ) était d’ailleurs réputé comme étant un homme très influençable.

En Angleterre, la guerre dépendait du souverain et des députés ( qui étaient plus influents qu’en France, le roi devait en effet recourir à eux pour plusieurs opérations financières). En général, les Anglais préféraient la négociation à la guerre ( on le voit à leurs appréhensions quant aux duels : si en France, beaucoup de gentilshommes provoquaient des duels en présence du souverain pour s’attirer ses faveurs, en angleterre ( d’après Cornette ), on considérait que la vie avait plus de valeur que l’honneur, qui n’était pas convertible en une autre valeur.

Mais face à ces différents systèmes de guerre, les populations ne pouvaient rester indifférentes ( quelque soit le pays), surtout parce qu’elles étaient les victimes principales de ces guerres. Les méfaits étaient parfois particulièrement inhumains : villes et villages réduits en cendres, hommes et femmes torturés, violées, tuées… : En Angleterre, au début du XVIIIème siècle, l’opinion publique a été déterminante dans la signature des traités de paix (celui d’Utrecht par exemple, après la guerre contre l’Espagne.) : beaucoup de pamphlets dénonçaient le coût bien trop élevé de la guerre.

En fait, dans toute l’Europe, au XVIIIème siècle, les débats se multipliaient quant à l’utilité des guerres et à leur signification. A la mort de Louis XIV en France, de

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