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Analyse de pratique : prise de sang

Dissertation : Analyse de pratique : prise de sang. Rechercher de 48 000+ Dissertation Gratuites et Mémoires

Par   •  22 Octobre 2019  •  Dissertation  •  1 791 Mots (8 Pages)  •  298 Vues

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Analyse d’une situation vécue en stage

Introduction :

Actuellement en 1er année de formation en soins infirmiers, j’ai effectué mon premier stage en EHPAD, au cours duquel j’ai pu réaliser différents soins notamment des prélèvements sanguins. Ainsi, pour mon analyse d’activité j’ai décidé de décrire ce type de soin.

Titre : « L’organisation et la conduite à tenir lors d’un prélèvement sanguin »

Thème :  mon analyse de situation porte sur le thème de la qualité d’un soin qui concerne l’organisation, et les règles d’hygiène, de sécurité et d’asepsie.

Contexte :

Il était 7H30 ce matin-là, accompagnée d’une collègue infirmière je me dirigeais vers la chambre de Madame X afin de lui faire son bilan de coagulation pour analyser le TP-INR, qui est un examen réalisé dans le cadre de la surveillance des traitements antivitamines K. Le jour précédent, j’avais préparé la prise de sang en étiquetant le tube, en vérifiant si la personne devait être à jeun. Dans son cas, ce n’était pas nécessaire. De plus, j’ai été informée que pour un INR il fallait noter le traitement, la posologie et la dernière prise de celui-ci, pour que le laboratoire le prenne en compte lors de l’analyse du bilan.

Description :

Avant d’entrer dans la chambre, je me lave les mains et je me fais une friction de solution hydroalcoolique (SHA) puis je toque en attendant l’autorisation d’entrer. Je me présente en tant que stagiaire infirmière et la collègue qui m’accompagne demande à la résidente son accord pour que l’élève infirmière lui fasse sa prise de sang.

Avant de réaliser le soin, je m’assure que la prescription est valide, choisi les tubes correspondant au prélèvement, puis vérifie l’identité de la personne.  

Après avoir fait toutes les vérifications, je prépare mon matériel : des compresses que j’imbibe d’alcool, mon garrot, un corps de pompe à usage unique et mon aiguille que je visse à celui-ci. Je conserve le bouchon afin d’éviter de me piquer, je prends mon tube de prélèvements sous vide, des gants et la solution hydroalcoolique. Ensuite, je m’installe en réglant la hauteur du lit et en disposant ce dont il me faut à proximité.

Mon espace de travail pour la réalisation du soin étant prêt, je me désinfecte les mains avec le SHA et enfile des gants en demandant à la personne si on la pique plus d’un côté plus que de l’autre. La patiente me répond que sur son bras droit le prélèvement est plus simple.  Ainsi, je pose mon garrot au niveau du bras droit, en demandant à la patiente de serrer son poing afin de favoriser la vascularisation de la veine. Une fois le garrot mis, je tapote la veine pour bien voir sa localisation et sa direction.

Par la suite, ma veine étant repérée au niveau du pli du coude, je peux désinfecter, à l’aide d’une compresse que j’ai auparavant alcoolisée.  Je peux commencer à piquer, ainsi je prends mon aiguille adaptée sur le corps de pompe que je décapuchonne puis préviens la personne que je vais la piquer. Je place bien mon aiguille dans le sens de la veine, le biseau orienté vers le haut et j’insère l’aiguille en la stabilisant pour placer le tube par la suite.  Néanmoins, je remarque que le tube est derrière moi et non à proximité. Je le récupère et l’insère en le remplissant au maximum, c’est-à-dire jusqu’au trait.

Une fois mon tube rempli, je le retourne lentement pour l’homogénéiser, je retire le garrot puis je prends une compresse imbibée d’antiseptique en la disposant à l’endroit où j’ai piqué. Je peux retirer l’aiguille délicatement et la placer dans le collecteur. Cependant, pour l’atteindre je dois faire plusieurs mouvements car celui-ci n’est pas à proximité.

Je termine mon soin en découpant un bout de sparadrap que j’applique sur une compresse sèche tout en appuyant un certain temps à cet endroit afin d’éviter la formation d’un hématome.  

Je retire mes gants et réinstalle la personne dans une position confortable en baissant le lit et en relevant les barrières.

A la fin, je rempli la feuille de prescription pour le laboratoire en inscrivant mon nom, le déroulement du prélèvement (l’heure à laquelle le prélèvement a été effectué, s’il y a eu des difficultés oui ou non, ainsi que l’endroit du prélèvement).

Avant de sortir, je n’oublie pas de me désinfecter les mains avec de la solution hydroalcoolique.

J’assure la traçabilité du soin en cochant sur la tablette que la prise de sang de madame X a bien été réalisée ce matin puis je finis par désinfecter le matériel.

Analyse :

  • Les points forts

J’ai respecté l’hygiène des mains puisque, avant le soin, j’ai effectué un lavage simple des mains et une désinfection des mains avec une solution hydroalcoolique.  Ces gestes permettent de lutter contre les infections associées aux soins puisque 90% de ces infections sont manuportées. Il est dit qu’une bonne hygiène des mains protège le patient et le personnel. Référence au cours sur : « l’hygiène des mains » et « les infections associées aux soins »

Le respect de l’intimité du patient a bien été pris en compte en frappant avant d’entrer. En effet, nous entrons dans la chambre du résident qui est son domicile, son espace de vie. D’où, il est important de prévenir de son arrivée, en frappant pour obtenir l’autorisation d’entrer et permettre à l’individu de se préparer à notre entrée.

De plus, j’ai obtenu le consentement du patient par l’intermédiaire de ma collègue qui lui a demandé si en tant que stagiaire elle acceptait que je lui fasse le prélèvement sanguin. En effet, d’après l’article R. 4311-48 du code de déontologie des infirmiers : « Lors des stages cliniques des étudiants, l’infirmier veille à obtenir le consentement préalable de la personne, pour l’examiner ou les soins qui lui sont dispensés par l’étudiant ou en sa présence. ». On peut aussi relever l’article R. 4312-14 : « Le consentement libre et éclairée de la personne examinée ou soignée est recherché dans tous les cas »

J’ai vérifié la prescription et ainsi respecté ce qui a été énoncé dans l’article R. 4311-7 : «L’infirmier ou l’infirmière est habilité à pratiquer les actes suivants soit en application d’une prescription médicale qui sauf urgence, est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en application d’un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un médecin : 35° prélèvements de sang par ponction veineuse ou capillaire ou par cathéter veineux »

De plus, avant le port des gants et après le retrait de ceux-ci, j’ai utilisé le SHA afin de me désinfecter les mains. En effet, les gants favorisant la multiplication de la flore permanente du soignant, il est nécessaire d’avoir une bonne hygiène des mains afin de limiter l’augmentation de la prolifération des bactéries. Référence au cours sur « l’hygiène des mains » notamment la partie sur le port des gants non stériles qui illustre bien ceci.

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