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Dissertation Théâtre

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lle debouts, déjà au centre de la scène. Ils seraient habillés en costumes d’époque, Dom Juan ayant une épée à la ceinture. Dom Juan en avant et Sganarelle en retrait. Le spectre parle tout d’abord en voix off puis un être entièrement recouvert d’un voile blanc apparaît. Dom Juan d’abord décontenancé reprend vite vigueur et lorsque le spectre prend la forme du temps (en retirant son voile dévoilant dessous un costume composé d’une toge sombre et d’une faux), il tente de la transpercer de son épée, mais vise mal et la rate sans cesse. Le spectre du temps sort ensuite par les coulisses.

Scène 6

Un personnage entièrement vêtu de gris portant un masque qui paraît de pierre entre en scène et accoste Don Juan, sans faire attention à Sganarelle. Lorsque Dom Juan prend la main de la Statue, il se fige et crie de douleur. On a alors un flash blanc avec un bruit de tonnerre dans le fond et Dom Juan tombe, mort.

Pour sa dernière réplique, Sganarelle très perturbé, s’avance et se lamente. Puis on fait le noir, le rideau tombe, fin.

Texte C

Pour cet extrait de Hernani de Victor Hugo j’imaginerai une mise en scène d’époque.

La scène ne présente pas de décors apparent, seul les deux personnages Don Carlos et Dona Sol, habillés de costumes d’époque, sont au centre assez éloignés l’un de l’autre. Dona Sol se jette soudainement aux genoux de Don Carlos, qui n’est pas surpris mais prend alors un ton amoureux. Dona Sol toujours à ses genoux lui répond d’un air désenchanté, lui arrache son poignard et s’éloigne vivement. Lorsqu’il s’approche elle lève son poignard parlant d’un air menaçant. Il recule, elle crie alors avec force, appelant Hernani. Don Carlos a alors peur d’être découvert par Hernani. Il ordonne à Dona Sol de se taire. Elle, toujours menaçante répète sa menace.

Dissertation

L

e théâtre de l’absurde et le théâtre apportant une réflexion sont en continuelle opposition. Face au monde et à ses mœurs, le rôle de l’acteur est-il de dénoncer l’absurdité du monde ou de lui donner un sens ? Le théâtre de l’absurde se caractérise par la disparition de l’histoire, par la crise du personnage qui est alors présenté comme un pantin qui perd parfois son identité et par un certain tragique de la conscience. Il dénonce la société sur un ton plein de dérision et d’humour noir. Le théâtre peut aussi apporter une réflexion, être porteur d’un message que ce soit par le théâtre engagé ou par la critique des moeurs la société. Nous verrons comment les auteurs de théâtre absurde traitent de l’absurdité des hommes et de la vie, et sous quelles formes le théâtre essaie de faire passer un message aux spectateurs, de donner un sens à la vie, au monde.

D

ans les années 1950, le théâtre de l’absurde né des divergences d’opinions d’après-guerre qui touchent les fondements de la littérature (langage, personnage, temps, espace...). Certains auteurs comme Samuel Beckett, Eugène Ionesco, Jean Genet ou Arthur Adamov, s’illustrent dans ce nouveau genre. Une expérience similaire touche le roman, créant ainsi le Nouveau Roman. Le traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale suscite chez les intellectuels un débat essentiel, l’écrivain doit-il s’engager pour éviter que de pareilles horreurs ne se reproduisent ? D’autant plus que beaucoup d’écrivains viennent de vivre des expériences affreuses qui vont contribuer à l’apparition d’une littérature de la dérision, du mépris

Le théâtre de l’absurde désigne essentiellement le théâtre de Beckett et Ionesco, notamment avec La Cantatrice chauve. Le théâtre de l’absurde se caractérise par la disparition de l’histoire, les situations n’évoluent pas, par la soumission du personnage qui est présenté comme un pantin qui perd parfois son identité et par un certain tragique des émotions (solitude, souffrance, absurdité de la condition humaine). Il dénonce la société sur un ton plein de dérision et d’humour noir, permettant ainsi de sauver les pièces du désespoir absolu. L'apparente absurdité de la vie est un thème que l'on trouvait chez différents auteurs tels Sartre et Camus, le théâtre de l'absurde n’est cependant pas un mouvement. Les auteurs du théâtre absurde, peu nombreux, n’appartiennent pas à la bourgeoisie. Ils ont en commun cette volonté de rejeter les règles du théâtre, c’est à dire unité de temps, unité de lieu et unité d’action. C’est une approche plus psychologique de la société et de l’homme, de la nature humaine qu’ils tentent de faire partager par le biais d’une intrigue et d’une communication par un dialogue souvent difficile. Dans En attendant Godot de Beckett, les deux personnages parlent mais on a l’impression que chacun d’eux a un discours différent, ce qui montre la difficulté apparente de la communication.

Le théâtre de l’absurde présente donc une vision négative des hommes, de la vie, selon le mot d’Eugène Ionesco, « l’homme comme perdu dans le monde, toutes ses actions devenant insensées, absurdes, inutiles ». Mais ce genre de théâtre portant un jugement sur la condition humaine peut-il être source de réflexion ?

D

’autres écrivains ont choisi un point de vue différent et tentent d’exprimer leurs idées, de faire passer un message au spectateur, d’aboutir à une réflexion.

Le théâtre engagé permet à l’auteur d’exprimer ses opinions politiques ou philosophiques comme Albert Camus dans Caligula. Il peut aussi débattre sur les règles littéraires du théâtre, comme Victor Hugo dans Hernani, qui donna lieu à la bataille d’Hernani (1830) restée célèbre pour avoir été le terrain d'affrontement entre les « classiques », partisans d'une hiérarchisation stricte des genres théâtraux, et la nouvelle génération des « romantiques » aspirant à une révolution de l'art dramatique. Aux prémices de la seconde guerre mondiale, devant la montée du fascisme et du nazisme, certains dramaturges comme Anouilh ou Giraudoux se détournent du théâtre de boulevard pour se tourner vers un théâtre engagé. Ils utilisent alors le mythe pour exprimer leurs angoisses et adaptent les problématiques antiques à celles de l’avant-guerre.

Depuis l'Antiquité, avec notamment les auteurs latins comme Plaute, la comédie s'est le plus souvent imposée en matière de satire de la société. La comédie est, d'après Horace, un moyen de dénoncer et de discréditer certains moeurs et coutumes déplaisantes d’où sa fameuse citation : « castigat ridendo mores » (« corriger les mœurs par le rire »). La comédie en général tend à discréditer une attitude,

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