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Commentaire composé sur un extrait de Thérèse Raquin

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Le texte est composée de deux parties temporellement opposées :

Zola se sert de la situation dans laquelle se trouve Thérèse pour raconter un passé triste et plein d'amertume, à l’égard de sa famille adoptive, de la part de notre héroïne. La première partie est donc la situation d'amour de Thérèse et Laurent, dans laquelle Zola insère une autre partie qui se révèle être le passé sinistre de Thérèse. Grâce aux deux noms péjoratifs « J'ai encore des dégoûts et des révoltes »(l.12-13) nous pouvons être amener a penser que la nièce Raquin éprouve de la rancœur. Également, cette idée est renforcée par la phrase « j'aurais préfère l'abandon à leur hospitalité »(l.4-5) qui traduit une énorme tristesse de Thérèse telle qu'elle aurait préféré mourir abandonnée que de vivre la vie imposée par sa tante. Ainsi, l'auteur traduit avec une certaine habileté le dépit de Thérèse. A l'aide de l'oxymore « douceur bourgeoise »(l.27) que Thérèse critique, l'auteur continue de fortifier ce sentiment rancunier et désolant qu’éprouve la jeune fille et viens même à les accuser grâce à la phrase péjorative « j'ai eu comme eux un visage morne et imbécile »(l.29-30) de l'avoir transformer en une sorte de vilain personnage qui erre sans but. Cependant, l'auteur évoque aussi les regrets de Mlle Raquin grâce à l’accumulation « J'avais des besoins cuisants de grand air ; toute petite, je rêvais de courir les chemins, les pieds nus dans la poussière, demandant l’aumône, vivant en bohémienne »(l.5-8) qui traduit un emprisonnement social. Le même emprisonnement qui est solidifié par l'hyperbole « on m'a enterrée toute vive »(l.20) qui justifie un emprisonnement devenu physique. Effectivement, Thérèse continue d’évoquer, avec une douleur fracassante, des regrets avec l'aide de la phrase « A deux reprises, j'ai voulu fuir […] ; le courage m'a manqué »(l.37-38) qui cherche à nous montrer que même plus grande elle préférait mourir dans le froid que de continuer cette existence morne. Elle continue d’évoquer ses regrets, mais, cependant, elle les associe à son amertume grâce aux trois oxymores continues « ils ont fait de moi une brute docile avec leur bienveillance molle et leur tendresse écœurante »(l.39-40) ou elle reproche, pour une énième fois à sa tante et son cousin d'avoir fait d'elle une femme qu'elle aurait préférée ne pas être, d'ailleurs, elle le dit dans la phrase « je n'aurais jamais voulu la quitter et traverser les sables [...] »(l.11) ou elle exprime l'envie irréfutable qu'elle a depuis sa naissance de ressembler a sa mère, d’être une aventurière, ce qui renforce le fait qu'elle se sent cloîtrée dans cette famille qui mène une existence trop commune a son goût. En exprimant ceci, elle fortifie l'idée de sédentarité des Raquin. En effet, sa rancune est puissante mais pas plus que les regrets qu'elle éprouve depuis des années, chose qu'elle dévoile pour la première fois, à la connaissance du lecteur, grâce a son amant, et, grâce à l'oxymore « avec une haine sourde »(l.2), Zola nous fait comprendre que Thérèse a besoin d'en parler et qu'elle se retient depuis trop d'années. Il continue de solidifier le fait que Thérèse en a trop sur le cœur grâce à l'adverbe « respirait fortement »(l.22) et au groupe nominal « petits battements nerveux »(l.23) qui traduit le plaisir qui lui es procuré de ENFIN pouvoir avouer tout ce qu'elle a ressentit durant sa triste enfance.

Zola à associer ces deux parties pour une raison très simple : Elles sont en lien !

Mais, pourquoi sont-elles associées ?

Tout simplement, Thérèse, durant son enfance, n'a jamais eu qu'une liberté extrêmement limitée, voire inexistante. Laurent est l'un des premiers hommes qu'elle apprend a connaître, et il est le premier qui la fasse frissonner et l'attire pour une raison extrêmement simple, c'est que sa tante ne lui a jamais laisser la moindre occasion de vivre a force de la cloîtrer et de la surprotéger. Laurent éveille, donc, en elle des sensations inexprimable pour une jeune fille comme Mlle Raquin. Le romancier qu'est Zola, en premier temps, se sert de cette situation pour nous révéler le passé funeste de Thérèse Raquin, mais ces deux parties sont rédigées ensemble afin qu'une chose en explique une autre. Le romancier tire le maximum de profits en rédigeant ce texte car d'autre part, grâce a ce passage, il nous révèle dans quelle situation il a crée ce personnage triste et quel regard porte t-il à son égard.

Zola rédige ce livre dans le seul but de créer un personnage que le lecteur ne risque pas d'envier mais, au contraire, de plaindre.

Mais Zola se confond au lecteur en rédigeant ce passage et commence aussi à ressentir une certaine tendresse pour ce personnage avec l'adjectif mélioratif « douce »(l.41) qu'il emploie dans le but de faire comprendre au lecteur que Thérèse ne méritait certainement pas ce qui lui est arrivé. Également, en employant à la suite les trois adjectifs péjoratifs « grave, écrasée, abrutie »(l.31-32), le naturaliste nous fait tout d'abord comprendre qu'elle ne méritait pas, mais qu'elle a tout de même subit une enfance qui l'a transformée en un personnage errant comme sa tante et son cousin. Cependant, dans la scène d'amour, Zola laisse entrevoir un minimum d'espoir pour Thérèse car il nous fait remarquer habilement qu'elle devient la femme libérée et sans limite qu'elle a toujours voulue être et que le lecteur aimerait qu'elle soit, pour que l'enfer qu'elle subit s’arrête enfin. Pourtant, Zola met fin à cet espoir car il emploie la seconde analepse qui continue à attrister le lecteur sur le personnage : C'EST LE BUT !

Zola introduit ici du registre pathétique car il veut que le lecteur ai peine de cette pauvre fille qui n'a pas eu l'existence qu'elle souhaitait. L'adjectif « abêtie »(l.19) appuis cette idée de pathétique, le lecteur ne voudrait pour rien au monde ressembler a Thérèse car Zola est si précis que Thérèse devient un personnage que le lecteur va commencer a apprécier. Zola se prend au jeu et lui aussi apprécie de plus en plus le personnage car dans ce passage, il fait comprendre le plus clairement possible que rien n'est de sa faute qu'on l'a poussée à devenir ainsi. Il le rappelle plusieurs fois dans le texte en se servant de Thérèse pour les accuser de l'avoir rendue si ordinaire, elle, qui aurait voulue vivre des aventures extraordinaires. A l'aide de la double exclamations « Ah ! Quelle jeunesse »(l.12), Zola veut nous faire comprendre qu'il ne dit pas tout ce qu'a subit Thérèse mais que ce qu'il est en train de conter n'est qu'une infime partie de la jeunesse trop ordinaire et enfermée que Thérèse à du endurée. Il est vrai que le romancier utilise ces deux interjections pour ne pas avoir a tout rédiger et donc, insinue que derrière ces dernières se cachent beaucoup d'autres choses. Le romancier en vient même à exagérer et utiliser l'hyperbole « mon sang me brûlait et je me serais déchiré le corps »(l.36-37) pour signifier toutes les souffrance de Thérèse et ce qu'elle subissait. Il n’arrête donc pas de mettre en pitié le lecteur et avec cette citation, on pourrait se demander si il n'essaie pas de le dégoûter afin de renforcer le coté pathétique du passage. Enfin il évoque aussi un fait présent mais qu'il tourne de la même manière avec l'adjectif péjoratif « ignoble boutique

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