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Recherche sur les Misérables de Victor Hugo

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és. « Il gagnait dans la saison de l’émondage six-huit sous puis il se louait comme moissonneur, comme homme noeuvre, comme garçon de ferme-bouvier, comme homme de peine »

La mère de Cosette peut elle aussi incarner l’image de l’ouvrier. Elle doit travailler pour survenir aux besoins de sa fille . « Elle cousait dix-sept heures pas jour mais l’entrepreneur du travail des prisons, qui faisait travailler les prisonnières au rabais , fit tout à coup baisser les prix ce qui réduisit la journée des ouvrières , à neuf sous.

La prostituée est la mère de Cosette, Fantine. Elle laissa son enfant à la famille des Thénardier. Celle-ci demanda chaque fois plus d’argent et menaça d’expulser la petite Cosette. Après avoir vendu ses cheveux et ses dents, Fantine n’eut aucun autre moyen que de se prostituer. « L’infortunée se fit fille publique »

La petite Cosette évoque l’enfant exploité. En effet, sa mère Fantine l’a abandonné chez les Thénardier. Ceux-ci exploitent la jeune enfant. « Dès qu’elle se mit à se développer un peu , c'est-à-dire avant même qu’elle eut cinq ans, elle devint la servante de la maison » ; « On fit faire à Cosette les commissions, balayer les chambres, la cour, la rue, laver la vaisselle, porter même des fardeaux ».

Aux XIXème, en France, les ouvriers sont très mal payés et les conditions de travail sont très dures. Ils sont, le plus souvent, privés d’argent, manquent de logements et sont affamés.

Les patrons, voulant se faire le plus d’argent possible, sous-payent les ouvriers afin de pouvoir acheter des machines et donc, être plus performants. Les salaires sont insignifiants et non adaptés aux besoins des ouvriers. Le travail des ouvriers est très dur, il doivent travailler entre 12 et 24 heures par jours et doivent suivent le rythme que leur impose leur patron.

Les directeurs de compagnie ont un pouvoir absolu, ils sont durs, réclament une obéissance aveugle et imposent des rythmes infernaux.

Ce qui pousse les ouvrières du XIXème siècle à se prostituer, est principalement le manque de ressources. La prostitution permet ainsi à l'ouvrière d'arrondir son salaire et devient une activité de secours quand les revenus de l'ouvrière ne lui permettent plus de manger à sa faim ou d'élever correctement ses enfants. Ce sont surtout les ouvrières sans famille, ni mari, qui sont amenées à se prostituer. Mais, le manque de revenus n'est pas la seule cause de la prostitution occasionnelle. Certaines filles sont entraînées dans la prostitution par des souteneurs qui séduisent. Pour pouvoir profiter d'elles plus tard, ils n'hésiteront d'ailleurs pas à leur prêter de l'argent tout en sachant bien qu'elles ne pourront les rembourser. Les patrons, les petits chefs, les fils de patrons obligent parfois certaines de leurs ouvrières à leurs accorder des services sexuels, c'est pour eux un moyen de bénéficier de services sans devoir avoir recours aux prostituées, sans devoir se déplacer et à moindre frais.

La distinction est faite au XIXème siècle entre la bonne et la mauvaise prostituée. Celle qui se prostitue pour manger et qui est dans la misère telle qu’elle n’a plus d’autres choix et celle qui se prostitue par choix, sans morale et qui se complaît dans la prostitution.

Le XIXème siècle est qualifié de « siècle noir » en matière d’exploitation enfantine.

Dès six ans, les enfants travaillaient le plus souvent dans les mines. Leur petite taille leur permettait de se glisser dans les galeries. Ils subissaient autant de risques que les adultes et vivaient dans d’effroyables conditions de travail. La durée de travail dans les mines de charbons était de onze à douze heures mais, très fréquemment , les enfants effectuaient des « doubles journées » où ils restaient vingt quatre à trente-six heures sous terre.

Au XIXème siècle, les usines devinrent de plus en plus mécanisées. A 8 ans, les enfants étaient employés aux travaux qu’aucune machine ne pouvait effectuer à l’époque ou à surveiller les machines.

Les enfants du XIXème siècle travaillait également beaucoup dans l’industrie du textile où, encore

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