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Puis-Je, Au Nom De Ma Conscience, Refuser De Me Soumettre Aux Lois ?

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loi existe généralement pour assurer un ordre, pour permettre aux individus de vivre ensemble. Or, si je refuse au nom de ma conscience de refuser à la loi, je me réfère à un sentiment personnel d’infifference à l’égard d’autrui.

Dans notre vie nous sommes confrontés à différentes situations auxquelles nous pensons réagir en bien ou en mal. Prenons l'exemple d'une personne qui est sur le point de faire une bêtise, on connaît tous la petite voie au fond de nous qui d'un côté nous dit « Sois raisonnable, tu risques gros en faisant cela. », en opposition avec l'autre qui nous dit « Si tu ne le fais pas, tes copains vont se moquer de toi, tu ne mérites pas de faire partie de leur clan. » La conscience semble être en rapport avec les sentiments, pour l'exemple précédent, si la deuxième voie prend le dessus malgré le mauvais côté de l'action, nous retirons une certaine fierté et un sentiment de grandeur, d'appartenance à un groupe cela en agissant selon sa volonté et sa conscience.

Qu’est-ce que le moi ?

Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir ? Non ; car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté, l’aime-t-il ? Non : car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera plus.

Et si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on, moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même

Toute idée réelle doit provenir d’une impression particulière. Mais le moi, ou la personne, ce n’est pas une impression particulière, mais ce à quoi nos diverses idées et impressions sont censées se rapporter. Si une impression donne naissance à l’idée du moi, cette impression doit nécessairement demeurer la même, invariablement, pendant toute la durée de notre vie, puisque c’est ainsi que le moi est supposé exister. Mais il n’y a pas d’impression constante et invariable. La douleur et le plaisir, le chagrin et la joie, les passions et les sensations se succèdent et n’existent jamais toutes en même temps. Ce ne peut donc pas être d’une de ces impressions, ni de toute autre, que provient l’idée du moi et, en conséquence, il n’y a pas une telle idée.

David Hume, Traité de la nature humaine (1739)

. La conscience humaine s’extériorise dans la religion, dans l’art, et même dans la science, qui ordonne les choses selon la raison humaine. On la trouvera également dans l’Etat et les lois, qui sont l’expression de l’idéal de paix et de justice qui est en l’homme. Chaque production culturelle peut être interprétée comme le reflet de l’homme, de ses soucis, de sa conscience, de son être intime. C’est évident pour les œuvres artistiques, qui à chaque époque ont toujours exprimé les préoccupations des hommes. Mais on pourrait voir le même processus dans toute production humaine. Une rampe d’escalier, par exemple, exprime la fragilité humaine.

2-

L’idée de Hegel selon laquelle la conscience doit d’abord s’extérioriser pour prendre conscience d’elle-même peut sembler étonnante. Mais on en trouvera de multiples illustrations. Le cas le plus évident est le désir de reconnaissance : il s’agit alors, pour la conscience, de se prouver à elle-même son existence et sa valeur en se faisant reconnaître par autrui, s’il le faut au prix d’un conflit. De même, imaginez que vous êtes convaincus que vous avez tel ou tel talent. Pourrez-vous en rester convaincus ainsi, abstraitement ? N’aurez-vous pas besoin, au contraire, de l’extérioriser dans des œuvres afin de prouver aux autres et à vous-mêmes que vous détenez bien ce talent ? Il en va de même, selon Hegel, pour la conscience dans son ensemble.

L’idée que la conscience a besoin de s’extérioriser dans le monde pour se comprendre elle-même est particulièrement facile à défendre dans le cas du rapport à autrui. Selon Hegel, chaque conscience individuelle cherche fondamentalement à être reconnue par les autres. Ce que l’homme désire fondamentalement, c’est le désir de l’autre, c’est-à-dire être désiré, donc reconnu comme une valeur, par l’autre.

Avec l’analyse précise du phénomène de la honte, montre combien le regard de l’autre nous fait prendre conscience de nous-mêmes. Quand je prends conscience que l’autre me regarde, je me vois soudain comme un objet pour un autre sujet. Je me vois moi-même de l’extérieur, car j’ai conscience qu’on me regarde de l’extérieur. C’est alors seulement que je prends pleinement conscience de moi-même. La honte est, selon Sartre, la preuve de cette prise de conscience, car c’est un sentiment qui peut être déclenché par le regard d’autrui sur moi. Par exemple, je regarde à travers une serrure. Je sais bien, quelque part en moi, qu’il ne faudrait pas le faire, mais j’oublie momentanément cet interdit. Soudain, quelqu’un est là dans le couloir : la honte me saisit. Je prends soudain conscience de mon acte. Il a fallu le regard de l’autre pour que je prenne conscience de moi-même.

Plus généralement, l’ensemble de notre vie sociale est régie par une sorte de « mauvaise foi » par laquelle on nie notre liberté fondamentale en jouant des rôles, ainsi notre comportement et même notre conscience est fondamentalement déterminé par le rapport à autrui. Toute notre vie sociale consiste en de telles prises d’attitudes face à autrui et aux attentes d’autrui. Nous passons notre vie à jouer des rôles : le rôle d’enfant, d’élève, de prof, d’amant, etc. Depuis notre première enfance, les autres nous renvoient une image de nous-mêmes sous forme de jugements, de compliments, de critiques, etc. C’est à partir de ce miroir social que nous définissons ce que nous sommes et que nous déterminons ce que nous pouvons être, c’est-à-dire dans quels rôles nous pourrions être crédibles, faire illusion.

Toutes ces analyses sur la constitution de la conscience à travers le rapport à autrui ne vous semblent pas très convaincantes. Il est toutefois clair que le rapport à autrui nous structure de part en part, car l’homme est un animal social, qui ne vit que par et pour les autres. En ce sens il faut sortir d’un individualisme naïf. Cela dit, si on en reste à cette généralité on peut affirmer que l’homme, concrètement, sera déterminé en grande partie par autrui, et donc que sa conscience le sera aussi.

3-

En fait, la conscience comme connaissance ne suffit pas à faire

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