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La Chartreuse De Parme: Analyse Sur La Comparaison Entre La Duchesse Et Clélia

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évader son neveu. Pour y arriver, elle va demander de l’aide à plusieurs personnes de son entourage: le comte Mosca, Ferranta Petta et enfin Clélia. Toutes les deux sont dévouées pour sauver la vie de Fabrice.

L’empoisonnement

La Sanseverina va empoisonner le prince pour se venger de ce dernier qui a condamné son neveu.

Clélia, elle aussi empoisonnera une personne du récit, son père, afin d’aider Fabrice.

Se donner à quelqu’un

Lorsque la Sanseverina apprend que son neveu est en danger de mort, elle va se donner au prince en échange de la vie saine et sauve de Fabrice.

Clélia, elle, se plie au désir de son père sous la menace d’être envoyée au couvent et ne plus pouvoir voir Fabrice. Elle accepte, et épouse alors le marquis Crescenzi

Différences

Sanseverina et Clélia ont des points communs, cependant quelques différences les distinguent l'une de l'autre. Le narrateur compare Clélia et la duchesse comme des femmes se battant pour être la première femme dans la vie de Fabrice. Cette compétition est plus forte que l’apparence. Ce n'est pas juste la beauté qui est mise en question, ce sont également les personnalités de ces deux femmes. De plus, l'apport de chacune pour Fabrice est très différent.

Au niveau du comportement:

La duchesse Sanseverina est une femme mûre, elle a de l'expérience et elle sait y faire avec son entourage. Elle est déterminée et arrive souvent à ses fins quand il s'agit de sauver sa peau ou celle de Fabrice. Elle élève, chérit, sauve et finit par aimer pour de vrai son neveu. Elle est bien souvent le moteur dramatique du récit. On remarque aussi au cours de la lecture que la duchesse Sanseverina pose rapidement des jugements et tire des conclusions hâtives.

La duchesse était sémillante, pétillante d'esprit et de malice s’attachant avec passion, si l'on peut parler ainsi, à tous les sujets que le courant de la conversation amenait devant les yeux de son âme. (p.355)

Clélia à coté de la femme mûre, n'est encore qu'une enfant. C'est une jeune fille beaucoup plus timide que la duchesse. Elle est maladroite et ne pose pas toujours les actes adéquats pour le bon déroulement du récit. D'ailleurs, elle n'hésite pas à trahir son père pour sauver son amant. Elle est vraie et ne sait faire autrement qu’être vraie. Elle ne montre pas ses sentiments facilement et elle renferme au fond d’elle beaucoup de choses.

Clélia se montrait calme et lente à s’émouvoir, soit par mépris de ce qui l’entourait, soit par regret de quelque chimère absente. (p.355)

Au niveau de la beauté:

En France, pays de vanité, la vraie beauté serait incarnée par Sanseverina mais dans les mœurs italiennes, la beauté la plus chère est celle du cœur. C’est donc Clélia qui semble la

plus belle dans ce récit si proche de l’Italie.

La duchesse Sanseverina est l'inverse de la jeune Clélia. Elle incarne la vraie beauté, mais cela n'est pas nécessairement mieux. Elle a « un peu trop de la beauté connue de l'idéal » (p.355). Or le fait qu'elle a « un peu trop » la fait sembler ostentatoire. Son esprit «sémillante» (p.355) et « pétillante » (p.355) soutient ceux-ci.

La beauté de Clélia excède la duchesse à plusieurs niveaux. Sa beauté n’est pas qu’extérieure, elle vient surtout de son cœur. Le narrateur compare la beauté de la duchesse aux belles Hérodiades de Léonard de Vinci (p.355). Si l’on se réfère à cette comparaison cela signifie que Sanseverina serait digne d’une statue grecque. Ceci est une autre grande différence entre la duchesse et Clélia. Le narrateur explique que Clélia « ne ressemblait en aucune façon aux têtes des statues grecques » (p.355). Clélia cache, d’une certaine façon, sa beauté. Son esthétique est « davantage de l’ordre de l’invisible » (p.355). Ces extraits nous prouvent le côté superficiel de la Sanseverina.

Au niveau de l’apport pour Fabrice :

Les deux femmes apportent toutes les deux de l’amour à Fabrice, mais ces amours sont très différents.

Pour Fabrice, la duchesse Sanseverina, est la femme à qui il tient le plus. C’est un amour de famille, de confiance et de sécurité.

Il résolut de ne jamais dire de mensonges à la duchesse, et c’est parce qu’il l’aimait à l’adoration en ce moment, qu’il se jura de ne jamais lui dire qu’il l’aimait ; jamais il ne prononcerait auprès d’elle le mot d’amour, puisque la passion que l’on appelle ainsi était étrangère à son cœur. (p.217)

Pour la duchesse, cet amour est bien plus que de la fraternité, c’est un amour passionné. Elle désire une vie de couple à ses côtés, mais pour Fabrice il n’en est pas de même.

Clélia dégage un sentiment nouveau pour Fabrice. Le héros éprouve pour cette jeune fille un sentiment qu’il n’avait jamais connu auparavant, il est amoureux. Avec elle, il

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