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Racisme Au Nom De La Liberté Individuelle

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prend pas de recul et se centre sur lui-même. Bien que cette pensée est clairement illogique et néfaste pour le genre humain, chaque individu a le droit de pensée ce qu’il veut. Selon Todorov : « la liberté est le trait distinctif de l’espèce humaine. ». L’Homme est donc libre car il a une conscience et une intelligence. La liberté qui prévaut toutes les autres est certainement la liberté de pensée. Descartes a dit : « Je pense donc je suis. ». Cela signifie que l’existence d’un être humain est validée par sa capacité à penser et que grâce à sa pensée, il est unique. Cette liberté est primordiale pour exister en tant qu’être humain. Puisque cette liberté existe, chacun a le droit d’adhérer aux pensées racistes. Mais les pensées d’un homme se retrouvent généralement dans ses actes et notre société actuelle n’est pas (ou plus) en accord avec les actes racistes. Une frontière existe entre l’acte et la pensée.

L’Homme est un être social. Il a besoin de la société pour se construire. Les autres sont un repère qui permet à l’un de se former et de sans cesse évoluer. « Les autres sont au fond ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes pour notre propre connaissance de nous-mêmes » dit Sartre en préambule de l’enregistrement phonographique de sa pièce « Huis clos ». Le regard de l’autre sur l’un lui apprend qui il est véritablement et le rassure sur sa propre existence. Mais vivre en société aujourd’hui (société occidentale) demande une organisation complexe pour que chacun ait sa place et soit respecté. L’Homme doit donc se mettre des limites. Ces limites représentent les valeurs partagées par la majorité de la communauté. En Occident, les valeurs les plus prônées sont les droits de l’Homme, la démocratie et un équilibre relatif entre liberté et égalité. Une phrase résume très bien cet équilibre, une citation de John Stuart Mill: « La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres ». Chacun peut suivre son libre arbitre et sa liberté de spontanéité tant qu’il n’empêche pas les autres de pouvoir jouir de ces mêmes libertés. C’est un paradoxe, les limites permettent la liberté de tous. Le raciste a donc le droit de penser qu’il existe des races et qu’il appartient à celle supérieur aux autres et ce, sous le couvert de la liberté de penser. Mais il y a une frontière entre la pensée et sa confrontation avec le monde extérieur. Il n’a pas le droit d’exprimer ses idées. Néanmoins dans la société occidentale, il existe une zone de tolérance, l’expression de cette pensée est acceptée tant qu’elle est dite de façon implicite. Cette hypocrisie permet par exemple au Front National de se retrouver à la télévision française et de défendre leur point de vue sur « l’immigration ». Et il a encore moins le droit d’agir pour ses idéaux racistes, c’est puni par la loi. Sa liberté ne lui permet pas de poser des actes. C’est un sacré dilemme d’être raciste dans la société actuelle, car ses actes ne peuvent pas suivre sa pensée.

L’inaction du raciste est une frustration de plus pour un personnage déjà bien torturé, pour son cerveau étriqué. Un personnage qui est aussi dépassé par l’ère d’aujourd’hui, où tout va plus vite, où l’échange avec les autres cultures nous enrichit. Au fond, un personnage qui n’a plus sa place dans notre société. Les échanges culturels et économiques entre les pays sont de plus en plus présents, allant de pair avec la mondialisation. Le temps des colonies est fini. L’avenir n’est plus à la domination du monde par une race supérieur. L’Histoire nous donne la leçon. Cette idée est dépassée. L’Occident (les U.S.A et l’U.E) sont des acteurs incontournable de la scène mondiale d’aujourd’hui et de demain. Ils prônent les valeurs des droits de l’Homme, de la démocratie, de la liberté et l’égalité et de la tolérance. C’est la preuve que le futur tend vers un monde ne pouvant coïncider avec l’existence du racisme. De plus la société, qui est une société du paraître, ne tolère plus les racistes. Notre société a été formatée par le totalitarisme de la tolérance. Comme dit Orelsan : « Ces associations bienpensantes, ces dictateurs de la bonne conscience. » Les associations, les religions, les états prêchent la tolérance et l’individu ne peut que se conformer à cette pensée unique. Même si on nous influence à penser d’une manière, c’est une cause légitime car le racisme est une idéologie nuisible à la race humaine. Malheureusement, la disparition totale du racisme est assurément impossible car l’homme est un être de passion et qu’il y en aura toujours pour se laisser entraîner dans ce raisonnement irrationnel pour quelques raisons que ce soit.

La liberté existe car elle a des limites. Ces limites empêchent le raciste de vivre sa pensée. Il peut penser ses idées racistes, mais la société a évolué et tend aujourd’hui vers la tolérance envers les différences culturelles grâce à la dictature bienpensante. Le raciste ne peut pas assumer ses pensées au risque d’être rejeté de la communauté car il n’est pas

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