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Situation De Communication Module 5

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chage des cheveux. : – Ne vous inquiétez pas, c’est gratuit.

Mme Rosalie (d’une voix joyeuse et avec un grand sourire) : – C’est formidable !

L’aide-soignante : – Comment ? (Elle éteint à nouveau le sèche-cheveux)

Mm Rosalie : – C’est formidable ! (Elle baisse la tête et apprécie le brushing : cela se voit par son sourire et son regard)

L’aide-soignante inclinant la tête vers Mme R afin de se mettre à sa hauteur et de la regarder

: – C’est pas trop chaud ?

Mme Rosalie : – Non, non, ça va.

L’aide soignante pose la brosse et passe ses mains dans la chevelure de Mme R.

Mme Rosalie sourit et joint ses mains entre ses genoux tout en fixant le sol.

L’aide-soignante reprend la brosse pour finir le brushing tout en souriant et elle se concentre sur ce qu’elle fait.

Mme Rosalie : – Je quitte mes lunettes, ça gênera moins.

L’aide-soignante : – Voila, c’est fini.

Mme Rosalie tout en souriant et en regardant l’aide-soignante : – Mon mari ne va pas me reconnaître.

L’aide soignante regarde Mme Rosalie et lui dit : – Vous croyez ?

Mm Rosalie : – Formidable !

L’aide-soignante : – Vous n’aviez pas un super shampooing, mais bon…

Mme Rosalie : – Impeccable, merci. Elle sourit.

L’aide-soignante se mettant face à Mm R : – Est-ce que vos cheveux sont assez secs ?

Mme R : – Oui, oui.

L’aide-soignante: – Je vous mets vos chaussettes ? (Elle s’accroupit pour les lui mettre.)

Mme R (sur un ton manifestant la surpris) : – C’est à moi ?

L’aide-soignante : – Oui, oui.

Mm Rosalie (qui s’est levée du fauteuil et regarde l’aide-soignante) : – il n’y a rien à payer ?

L’aide-soignante (rangeant le matériel) : – Non, non.

Mme Rosalie (tenant debout les bras le long de son corps et regardant l’aide-soignante qui commence à se diriger vers le couloir) : – eh ben, merci.

L’aide-soignante : (regardant Mme Rosalie avec un grand sourire) : – c’est normal, voilà, à tout à l’heure, Mme Rosalie.

II - Analyse de la situation de communication

Où et quand ?

La situation se passe le matin en service de médecine, dans la chambre de Mme Rosalie, après sa douche. Le lieu a son importance afin de bien situer la scène.

Il est approprié, car c’est la chambre qu’occupe Mme R pendant son séjour en médecine.

Le moment est bien choisi car c’est après sa douche. L’aide-soignante se tient debout dans une distance intime, c'est-à-dire proche de Mme Rosalie soit moins de 45 cm. Par contre, Mme Rosalie est assise dans un fauteuil. Est-ce que l’aide soignante dans cette position ne dominera pas Mme Rosalie ? Mais est-ce qu’elle a bien le choix pour effectuer son soin ?

Qui ?

Les personnes de la situation sont :

- L’aide soignante qui est l’émetteur, elle est là pour effectuer un soin, en l’occurrence, dans cette situation, c’est le séchage des cheveux et le brushing de Mme Rosalie.

- Le récepteur, c’est Mme Rosalie qui est la personne soignée et au centre du soin.

Quoi ?

Il est question de sécher les cheveux de Mme Rosalie et de lui faire un brushing. Ce qui motive la relation est le soin, car d’après W. Hesbeen « […] pour prendre soin des personnes afin de contribuer à leur bien-être quel que soit leur état »1 ; on peut dire aussi : « […] prendre soin, c’est prendre en compte ce que la personne vit, porter sur sa souffrance un regard bienveillant »2. Le message de l’émetteur est de prendre soin avec le brushing, et ainsi de redonner une image, une sensation de bien-être à Mme Rosalie, car « vieillir entraîne une série de changements en soi, d’abord physiques […][certains] n’arrivent pas à accepter les changements, basculent dans la tristesse, voire la dépression. »3. Cela permet ainsi de canaliser, d’apaiser par ce soin, car n’oublions pas que Mme Rosalie est une patiente en début de maladie d’Alzheimer, que ces personnes-là ne tiennent pas en place, déambulent tout le temps et que Mme Rosalie est consciente de ses difficultés. « Au début, sans doute, il se rend compte qu’il est en train de perdre ses capacités intellectuelles, ce qui le rend d’ailleurs anxieux, inquiet, triste. »4. Mme Rosalie ne voit pas d’inconvénient à ce soin, vu qu’elle est installée dans le fauteuil.

Comment ?

Cette situation s’est déroulée dans le calme. Un feedback s’est créé avec Mme Rosalie qui se pose la question suivante : «C’est pour le paiement, comment je vais faire ?»Cette question dénote une préoccupation, venant du fond d’honnêteté de Mme Rosalie, l’aide soignante lui répond : « comment ? »Parce que le bruit du sèche-cheveux l’empêchait de bien entendre et la question était inattendue. C’est le début d’un feedback entre elles. De plus, cette question reviendra deux fois dans la situation, plus une troisième fois où l’aide-soignante la fait répéter, car l’échange est perturbé tout au long du soin par le bruit parasite du sèche-cheveux. Sinon l’échange est cohérent, adapté, car l’aide-soignante utilise des phrases courtes et simples, avec un langage du quotidien : par exemple, « ne vous inquiétez pas, c’est gratuit. » lui permet de mieux communiquer avec Mme Rosalie.

L’aide-soignante est bienveillante, car elle pose une fois à Mme Rosalie la question « si c’est trop chaud, vous me le dites », mais pourrons-nous dire si l’attitude est bien adaptée ? Peut après, elle lui pose la même question, mais en se penchant vers elle pour être à sa hauteur et en la regardant : « c’est pas trop chaud ? », afin de mieux adapter son attitude.

Un moment seulement le feedback est rompu, c’est quand la patiente dit : « je quitte mes lunettes, ça gênera moins. » La soignante lui répond : « Voilà c’est fini ». Cette dernière phrase est sans lien direct avec le précédent propos de Mme Rosalie.

Ensuite il y a beaucoup de non verbal de la part de Mme R. «Le non verbal désigne les moyens dont nous disposons pour communiquer en dehors de la parole, autrement dit avec le corps.[…] chez les personnes âgées désorientées, la mimique, le regard, le toucher[…]5 .» «Car elle sourit » revient quatre fois, on pourrait dire qu’elle apprécie le soin, ce bien-être, de plus renforcé par « formidable » qui revient trois fois. Son regard aussi, lorsqu’elle parle à l’aide-soignante cherche peut-être à montrer qu’elle se sent bien.

On pourrait dire que l’aide-soignante porte un jugement lorsqu’elle dit : « Vous n’aviez pas un super shampooing. » Elle fait allusion au produit, mais par cette phrase, elle montre que, malgré la qualité médiocre de ce produit le résultat est satisfaisant. Donc, malgré la formulation négative, la pensée

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