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Fiche De Lecture " Le Souci De l'Autre"

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ssement d’une enquête menée par l’auteur dans les hôpitaux et cliniques de France où l’auteur dénonce une véritable déshumanisation des soins par le biais d’anecdotes concrètes, vécues par les patients, mais aussi par le personnel soignant.

Marie de Hennezel est née le 5 août 1946 à Lyon. C’est une psychologue et psychothérapeute française titulaire d'un DESS de psychologie clinique et un DEA de psychanalyse.

En 1986, lors d'un déjeuner amical avec François Mitterrand, alors président de la république, celui ci lui parle des travaux d'une commission ministérielle sur l'accompagnement des mourants et du projet de création d'une unité de soins palliatifs pilote à l'ancien hôpital universitaire (aujourd'hui Institut Mutualiste Montsouris) à Paris. Il lui propose alors d'intégrer la première équipe de soins palliatifs en Europe continentale dirigée par le Docteur Abiven.

C'est l'expérience acquise dans ce service que Marie relate dans "la mort intime" (1995), préfacé par François Mitterrand, quelques mois avant sa mort.

Devant l'immense besoin d'accompagnement psychologique et spirituel des personnes touchées par le VIH, Marie de Hennezel fonde en 1992, avec Jean-Louis Terrangle, l'Association Bernard Dutant - Sida et Ressourcement. Son objectif est d'accueillir ceux qui, condamnés par la médecine, conscients d'avoir un temps limité à vivre, sont en quête de sens.

Elle participe à des congrès internationaux, des séminaires de formation, donne des conférences.

En 1999, Marie de Hennezel a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur, sur proposition du premier ministre Lionel Jospin; ils lui ont été remis par Sœur Emmanuelle.

En octobre 2002, Jean-François Mattei, Ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées, lui confie une mission sur la fin de vie.

Un rapport "Fin de vie et Accompagnement" est remis au ministre le 16 octobre 2003.

En mars 2003, Jean-François Mattei, Ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées, lui remet les insignes d'Officier de l'Ordre National du Mérite.

Le 17 décembre 2003, elle est auditionnée par la mission parlementaire d'information sur l'accompagnement de la fin de vie. Cette mission a proposé une loi sur les droits des malades et la fin de vie qui a été adoptée par le parlement le 30 novembre 2004.

Le 26 mars 2006, elle est invitée par Monseigneur André Vingt-Trois à donner une conférence à Notre Dame, sur le thème du "Mourir", dans le cadre des prestigieuses Conférences du Carême.

Elle est membre du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement (CNSSA).

En septembre 2007, son rapport de mission "La France palliative" a été remis à Madame Roselyne Bachelot. Ce rapport fait l'état des lieux de l'avancée de la culture palliative en France.

Depuis septembre 2008, Marie de Hennezel anime régulièrement des séminaires sur "l'art de bien vieillir" pour la Caisse de retraite des professions du spectacle, de l'audio-visuel et de la presse, AUDIENS.

Développement :

L’auteur commence d’emblée par nous expliquer ce que veut dire pour lui « Responsable d’autrui », par le biais d’une anecdote.

Marie De Hennezel recueille le témoignage d’une cadre infirmière et d’un chef de service de médecine. Tous deux dénoncent la pauvreté relationnelle à l’hôpital, où les soignants et le patient ne se rencontrent pas, ils se croisent. Ce passage du statut de soignant, à celui de malade, leur a permis de mieux comprendre le patient. Dorénavant, ils prennent le temps de l’écouter. « Il ne peut pas encore le rassurer, mais au moins il lui parle »[2]

Elle dénonce ensuite un manque d’humanité avec une prise en charge globale qui n’est pas prise en compte mais aussi un mauvais rapport entre soignant et malades. Les soignants vont « profiter de la vulnérabilité d’un autre, pour exercer son pouvoir »[3]. Elle parle également des différents dysfonctionnements où les vrais besoins des malades ne sont pas pris en charge, où les « malades se plaignent d’être humiliés, chosifiés »[4].Elle explique que « la vraie souffrance n’est pas tant dans la maladie elle-même que dans tout ce qui l’entoure, l’attitude fuyante ou indifférente des autres, le silence, le manque d’information, d’écoute, de dialogue »[5]. Elle propose donc, de prendre le temps de parler au patient, d’adapter son langage, d’offrir plus de place aux familles, et surtout de prendre en charge le patient dans sa globalité pour apporter plus d’humanité à l’hôpital.

Pourquoi ce mépris de l’humain ? C’est la question que se pose Marie De Hennezel, qui nous montre la baisse de la qualité des soins, en rapport avec les préoccupations économique constante. L’hôpital tend à ressembler à une société administrative à but lucratif au détriment du patient et des soignants. « L’hôpital est une entreprise, ça doit tourner, mais, coté humain, l’hôpital est malade »[6]. La pénurie de soignants et des moyens, associée à la réforme des 35h n’arrange pas les choses, avec une désorganisation du personnel et la suppression de certaines activités pourtant essentielles a la vie de l’équipe et à la communication entre professionnels. Tout cela fragilise le personnel et le système de santé. « Comment humaniser l’hôpital quand on vous coupe les moyens de le faire »[7]. De plus, le développement des technicités au sein de l’hôpital et les spécialisations a outrance entraine la dévalorisation des médecins généralistes et rend le soignant plus vulnérable face a un patient demandeur de soins techniques, les patients « consomment de la médecine »[8].Les infirmières ne sont pas épargné, avec un manque de considération malgré la difficulté de la profession, qu’elle soit physique ou psychologique, amplifié par la pénurie. On parle de plus en plus de Burn out, c’est-à-dire un syndrome d’épuisement professionnel, qui passe par une perte d’estime de soi et de sentiment de culpabilité causés par cette déshumanisation. Par ailleurs, l’auteur critique les formations qu’elle juge trop centrées sur la technicité, et pas assez sur le relationnel.

Apres avoir fait un tableau plutôt noir de la relation soignant soigné, l’auteur nous invite à constater qu’il y a quand même des soignant qui gardent une attitude avenante envers les malades. Pour parvenir à garder une relation humaine, il faut assumer ses émotions sans les brider explique Anne Perrault Soliveres interviewer par l’auteur. Pour être proche du patient, il fait selon elle « apprendre a se connaitre, a prendre soin de soi, a ce ressourcer si l’on veut pouvoir soigner l’autre en gardant la bonne distance, celle qui permet la compassion, sans se réfugier derrière des barrières défensives trop rigides, sans se perdre non plus dans la souffrance de l’autre. »[9] Cependant, cette relation à l’humain est détériorée, par le système hospitalier, qui se veut une entreprise reformé par les 35h. Pour garder cette distance, il faut donc ne pas se sentir coupable de ne pas réussir à combler toutes les attentes du patient. Cette relation soignante soigné, est amplifié lorsque l’on compare « médecin tiroir caisse » et « médecin-médecin ». La relation de ces derniers contribue à prendre en compte « le souci de l’autre ». Afin d’aider les patients dans la prise en charge de leur maladie et pour rendre la relation patient soignant humaine, plus que technique. Pour cela il faudrait humaniser les hôpitaux a de les rendre plus agréable a vivre pour les patients. L’auteur nous fait comprendre que même si un service est lourd en technicité (par exemple le service de réanimation), si le personnel soignant ne déroge pas au principe d’humanisation comme le soutient et l’accueil des familles en détresse, une humanisation est possible. « L’humanisation de l’hôpital passe par toutes ces initiatives qui témoignent de l’énergie et de la créativité de quelques personnes qui y croient encore. »[10] Ce dernier point est très important dans le rapport a l’autre car l’entourage des patients doit avoir des informations sans tromperie ni mensonges mais avec le recul nécessaire afin de venir en aide a leur malades. Le patient se met au centre des soins.

L’auteur nous parle maintenant de la faiblesse des soignants face aux relations humaines qui est la seule chose qui n’est pas enseigné dans les facultés de médecine. « Les médecins doivent être formés à la dimension humaine du dialogue avec leur malades et soutenu dans leur propre affectivité »[11]. Par cette citation, l’auteur montre bien le problème affectif des médecins par rapport a leur technicité de soins. Cependant, si le coté humain n’est pas plus présent dans les services, la responsabilité incombe au chef de service car celui-ci reflète l’image d’une équipe soudé et attentive a l’autre ou au contraire dénué de sentiment envers l’autre. Pour retrouver cette humanité, et ne pas perdre de vue que le patient doit être au centre des soins, a été créé l’espace éthique AP-HP

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