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Le Capital De Karl Max, Fiche De Lecture

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ait du marxisme, dont les prédictions lui semblent démenties, en France, par l’évolution économique et sociale.

Aron se dit aussi sociologue à travers sa comparaison des régimes de type occidental et soviétique, selon une analyse qui se décline en trois catégories : social, économique et politique. Cette pensée s’affirme également dans l’œuvre étudiée, Les étapes de la pensée sociologique, datant de 1967.

L’ouvrage

Les étapes de la pensée sociologique est une œuvre de 660 pages, publiée chez Gallimard et rééditée plusieurs fois par la même maison en 1976, 1991 et 1994.

Aron décrit son œuvre comme « une galerie de portraits intellectuels ». C’est en fait le rassemblement de plusieurs cours qui ont été à l’origine de cette œuvre. L’auteur saisi ici l’essentiel de la pensée des sociologues étudiés.

Constituée de sept études, nous pouvons couper cette œuvre en deux grands axes : d’une part, l’écrit sur les fondateurs de la sociologie, avec Montesquieu, Comte, Marx et Tocqueville et d’autre part sur la génération du tournant du XXème siècle, avec Durkheim, Pareto et Weber.

Partie étudiée

Cet écrit s'intéressera à la troisième partie du premier chapitre « les fondateurs », dédiée à Karl Marx, qui est une notion propre à la sociologie du travail, branche de la sociologie.

La fiche de lecture va se porter sur la pensée de Karl MARX et se définie de la page 141 à 221 et est complétée d’une indication biographique, de notes et d’une bibliographie de l’auteur.

Nous avons ici le reflet de la pensée de son temps et de l’avenir qu’il y voyait, ainsi qu’une réflexion sur sa théorie de l’ensemble social.

Développement

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Introduction

Marx n’est pas vu comme philosophe de la technique ou de l’aliénation mais comme un sociologue économiste du capitaliste, notion qu’il a longuement étudié. Selon Marx l’homme ne pourrait connaître l’avenir à l’avance mais sa théorie capitaliste donne une idée du sort qu’il infligeait aux hommes et du devenir qu’il connaîtrait. Aron appuie l'idée à laquelle chaque sociologue, philosophe ou encore politologue fait une interprétation sociale en se basant sur la société de son époque, et tente de donner une vision de ce temps. L’interprétation que Marx donne de son temps est le premier point de réflexion d’Aron, comme il l’a fait avec les trois autres auteurs du chapitre, à savoir Montesquieu, Comte et Tocqueville.

La pensée de Marx est très importante, de ce fait elle a été réinterprétée, tant philosophiquement que sociologiquement, par de nombreux Etats en tant qu’idéologie officielle. Cependant, elle connaît quelques difficultés, que l’auteur dit « extrinsèques » et « intrinsèques ». Extrinsèques, car, bien que la pensée marxiste soit réinterprétée, il n’est pas certain qu’elle soit réelle. Elle est également, dans l’Etat soviet, enseignée sous forme de catéchisme à des esprits de qualités diverses. Une autre difficulté extrinsèque serait que certains philosophes qui souhaitent être marxistes imaginent une série d’interprétations intelligentes de la pensée profonde et dernière de Marx. Ce qu’Aron n’a pas la volonté de faire, il veut tout simplement mettre en avant les idées centrales de Marx. Pour source de référence, il se sert de ses écrits de jeunesse et aux écrits que lui-même a toujours considéré comme l’expression principale de sa pensée, comme Le Capital ou encore Le manifeste communiste.

Il voit également des difficultés intrinsèques, car le philosophe ne dit pas toujours la même chose sur un même sujet, ce qui porte le lecteur à confusion. Cela vient de la diversité de ses nombreux ouvrages dans divers thèmes tels la sociologie, l’économie, l’histoire… mais aussi à la diversité des périodes qu’il a connu ; la période de jeunesse avec ses écrits rédigés entre 1841 et 1847-1848 et la période de publication d’ensemble à partir de 1931.

Selon Aron, Marx ne serait plus philosophe dès 1848, mais sociologue et particulièrement économiste, ce qu’il se veut lui-même être. Marx aurait la grande qualité d’avoir une honorable éducation économique, ce qui le distingue des autres hommes, et surtout de ceux qui se veulent marxistes.

Pour Marx, il est évident qu’aucun être ne peut dévoiler l’avenir en termes exacts, on ne peut que penser mais pas affirmer. Ainsi, il se livre à une vision philosophique du devenir historique. Il démontre donc, de manière scientifique, que le régime capitaliste et en constante évolution, ce qui influerait sur les sociétés futures.

La pensée de Marx, qu’Aron défini comme « ultime et secrète », connaît de nombreuses versions depuis plus d’un siècle. Ce qui permet d’affirmer que la pensée marxiste ne pourra jamais s’unifier. Pour certains, Marx pourrait être présenté comme hégélien, en référence a Hegel ou encore kantien, avec Kant.

Dans Le Capital, il peut être vu comme un philosophe tentant d’élaborer une philosophie existentielle de l’homme dans l’économie ou comme entièrement économe, sans arrière pensée philosophique. Finalement, dans l’idéologie de Marx, chacun peut y trouver ce qu’il veut.

L’analyse socio-économique du capitalisme

Marx base sa pensée sur une analyse et une compréhension de la société capitaliste de son époque et de son devenir. Auguste Comte, philosophe positiviste, comparait, dans la deuxième partie du chapitre les anciennes sociétés dites théologiques (en référence à l’âge de l’enfance de l’histoire) et militaires avec les sociétés modernes, ancrées dans le scientifique et l’industrie. Marx pense de même mais ne les compare pas, il insiste uniquement sur les contradictions des anciennes sociétés et des sociétés modernes qu’il nomme capitalistes.

Dans Le manifeste historique, avec Engels, Marx s’efforce a exposer quelques unes de leurs idées scientifiques, en disant par exemple que la lutte entre oppresseurs et opprimés s’est toujours soldée par une transformation révolutionnaire de la société ou par « la ruine des classes antagonistes ». La société capitaliste n’échappe pas à cette règle puisqu’elle porte en son sein les contradictions constituantes de son autodestruction. Le conflit entre le prolétariat et les capitalistes, reste ici une contradiction inhérente, qui permet également de prévoir le développement historique. Marx admet cependant que malgré les conflits, la classe prolétarienne et la classe capitaliste sont les deux et seules classes qui peuvent mettre leur marque sur la société et que chacun sera obligé de rallier l’autre lors d’un conflit.

L’histoire humaine est caractérisée par les classes sociales ; division des classes ennemies. Le prolétariat prendra le pouvoir public en constituant de plus en plus l’immense majorité de la population abolira également les classes sociales (Aron affirme que ce sera là, l’œuvre des capitalistes eux-mêmes) et créera la condition du libre épanouissement. La révolution du prolétariat sera faite par la forte majorité au profit de tous. L’emprise du pouvoir de la classe prolétarienne sera une rupture décisive avec le cours de l’histoire, car le caractère antagoniste connu jusqu’ici aura disparu. Le pouvoir public est vu par Marx comme l’expression des conflits sociaux.

Il ajoute que la politique et l’Etat sont des phénomènes peu nécessaires à ces conflits, car « le pouvoir public perdra son caractère politique » avec l’antagonisme mais aussi parce que la tendance du XIXème siècle était de considérer l’économique et le social comme phénomènes essentiels, contrairement à la politique ou l’Etat, qui étaient vus comme des phénomènes secondaires aux sociétés.

Le pouvoir politique, comme nous l’avons vu plus haut n’est que source de conflit et de maintien de domination et d’exploitation de la classe dominante, en l’occurrence, la bourgeoisie.

Dans les sociétés présentes, des rapports sociaux s’imposent aux hommes car ils entrent dans des rapports déterminés et nécessaires entre eux, et ce, inconsciemment, hors de leur volonté. Ainsi, figurent des contradictions comme force de travail et rapports de production et qui englobent entièrement la lutte des classes et donc le capitalisme.

La lutte des classes, quand à elle, va tendre à une à une simplification avec les différents groupes sociaux qui vont se centrer soit autour de la bourgeoisie, soit autour du prolétariat. Marx pense que le devenir historique sera caractérisé par l’essor des forces productives.

Le Capital

Comme vu dans l’introduction, Le Capital de Karl Marx connaît deux sortes d’interprétations ; celle dont Schumpeter affirme que son œuvre est entièrement un livre d’économie scientifique et celle où le Père Bigo affirme que c’est une analyse économique qui prête à une interprétation philosophique. Aron, lui, estime que son intention est purement scientifique, que Marx est « l’héritier » de l’économie mais qu’il n’est cependant pas un économiste classique de stricte

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