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Le Machinisme Est-Il Un Obstacle Au Développement De La Culture

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gueur de journée sur son lieu de travail, afin que ce dernier demeure continuellement propre.

Si l’on compare « aujourd’hui » à « hier », le peuple est globalement plus soudé, plus social, plus solidaire. Cependant, il existe toujours une frontière entre les riches et les pauvres. Quoi qu’il en soit, le peuple sait faire la part des choses entre les différents métiers (ingrats ou valorisants) et étant donné que la politique des « pays du nord » (dans lesquels nous vivons) permet aux peuples de « parler » [ce que l’on appelle, la « liberté d’expression »], Cela crée des polémiques au sein du peuple, concernant les différentes professions que le peuple lui-même exerce. Et c’est à cause de cela qu’une frontière est présente entre les riches et les pauvres. Généralement, les professions dites à répétitions ; « machinisme » (qui soit dit en passant, n’ont pas ou peu de responsabilités), sont exercées par des gens qui très souvent, appartiennent à une classe sociale « moyenne » ou « basse ». Tandis que les professions valorisantes, tel un « notaire » ou « chef d’entreprise » (patron) sont des postes de gestion ; ayant donc un certain nombre de responsabilités.

Le « procès » du machinisme consiste à dénigrer, discréditer, décrier le statut social du machiniste (personne exerçant un métier de ce type). Cependant, on néglige le «grief essentiel » c'est-à-dire que l’on néglige les arguments que l’on estime avoir contre quelqu’un. On oublie que le machiniste est avant tout un homme parmi tant d’autres. Il est alors « rejeté » (ou presque) par la société et est blâmé par son patron qui lui reproche un manque d’investissement au travail ; sauf que ce dernier voulant avant tout de l’argent (car ceci est son objectif), investie dans du matériel bénéficiant des dernières technologies afin que ses salariés (machinistes), usent de leurs compétences pour mettre en œuvre une plus grande production permettant une meilleure rentabilité qui en fin de compte va enrichir le patron qui très souvent, n’augmente pas les salaires de ses employés. Il attend que sa hiérarchie (« l’état » à qui il doit rendre des comptes) lui impose de le faire (quand « il » le fait). La société d’ « aujourd’hui » est basée sur « la loi du plus fort ». Il s’agit d’une course à la « puissance » ; le but est d’arriver « en haut de l’échelle » et ce qui permet de grimper cette échelle, c’est l’argent. Quiconque est riche, est puissant (fort).

Au final, Dans le cas d’une entreprise qui produit des pièces (des matériaux [comme par exemple « PSA »] et non des services [comme par exemple : « TWISTO »]), étant donné que les patrons sont aveuglés par leur soif du pouvoir, ils oublient (volontairement ou indirectement) la qualité de leurs « produits » ; c’est à cela dont Bergson veut faire allusion lorsqu’il parle de « vraies originalités » et « uniformité des produits ». Car étant donné que les produits doivent être fabriqués en masse, si l’on prend comme exemple la production d’un simple joint, le patron va exiger au machiniste d’utiliser le moins de matière possible (car cette dernière lui coute une certaine somme) afin d’en avoir assez pour en faire deux, alors qu’« hier » la quantité de matière qu’utilisait le machiniste donnait un joint plus robuste et durable. « Aujourd’hui », le joint est tellement fin, qu’il sera nécessaire de le changer régulièrement. Cela a un impact énorme sur la société de consommation et sur les entreprises (qui d’ailleurs s’en accommodent très bien), qui tournent à plein régime. Car vu que le joint doit être changé régulièrement, les entreprises ont plus de demandes de joints en tant que « pièces de rechange » ; c’est de cette manière qu’ils s’enrichissent. On peut donc en déduire que le machiniste a une importance cruciale dans la chaine de production ; c’est un maillon. S’il n’est pas présent, la chaine ne tourne pas. Et malheureusement, il n’est pas récompensé à sa juste valeur. « Il est réduit volontairement à l’état de machine » ; il n’est qu’un simple pion dans cette course effrénée au pouvoir et à l’argent.

Pour ce qui est des « prétendus amusements » ; vu que le développement des « grands » pays a totalement révolutionné le monde de l’industrie, L’ouvrier d’« aujourd’hui » n’utilise plus les mêmes méthodes de travail. On peut oublier l’image de l’ouvrier ayant un marteau pour taper une pièce contre une enclume afin de donner forme sa pièce. De nos jours, un ouvrier entre un programme d’usinage ou d’étape de traitement et patiente pendant que sa machine travaille. Les soit disant « prétendus amusements », sont liés au fait que pendant ce temps d’usinage ou de traitement, l’ouvrier ne fait plus rien. Il attend que la machine finisse son travail. C’est donc pour cela que Bergson dit : « […] Mais si la machine procure à l’ouvrier un plus grand nombre d’heures de repos, et si l’ouvrier emploie ce supplément de loisir à autre chose qu’aux prétendus amusements qu’un industrialisme mal dirigé a mis à la portée de tous, il donnera à son intelligence le développement qu’il aura choisi, au lieu de s’en tenir à celui que lui imposerait, dans les limites toujours restreintes, le retour (d’ailleurs impossible) à l’outil, après suppression de la machine. […] ».

Par conséquent, le machinisme est donc un obstacle au

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