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Commentaire Voltaire Candide Chap 1

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erlatifs, comme « les mœurs les plus douces » « la meilleurs des baronnes possibles », qui doivent participer à la création d’un monde parfait, ce qui présente l’intérêt de proposer des repères simples.

De même, le texte est envahi par une caractérisation positive avec des adjectifs mélioratifs comme « beau », « bon », « honnête », « douce », etc.

On retrouve aussi le temps de la description du conte, l’imparfait. L’incipit en est dominé, car il s’agit de présenter la situation initiale et tous ses éléments avant d’évoquer l’élément perturbateur, qui amènera l’utilisation du passé simple.

Ensuite, si le lecteur retrouve le langage du conte, il retrouve aussi tous ses éléments. En effet, les lieux sont dignes d’un conte de fée, le récit débute dans un pays peu connu, « la Westphalie », et surtout se déroule dans un « château », lieu où l’on trouve, bien sûr, une « grande salle » avec sa « tapisserie ».

Non seulement les personnages font pratiquement tous partie de la noblesse, on trouve ainsi le « baron », la « baronne » et leurs enfants, mais de plus cette noblesse est exigeante par le refus de la sœur du baron d’épouser un « bon et honnête gentilhomme du voisinage » car celui-ci « n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l’injure du temps ». La noblesse est donc à la fois la caractéristique principale des personnages mais elle commande aussi leurs actions. La présence d’un précepteur va donc dans ce sens.

On peut comprendre aussi dans cette description, une image du paradis qui sera confirmée par l’exclusion de Candide qui va embrasser “la fille interdite“.

En dernier lieu, les personnages sont peu décrits se limitant à une caractéristique principale, ce qui les rapproche des personnages de conte.

Le personnage du baron se réduit à son appartenance à la noblesse. Le baron est un personnage puissant et digne qui est définit comme « un des plus puissants seigneurs de Westphalie », qui force l’admiration de son entourage : « ils riaient quand il faisait des contes ».

Il en est de même pour la baronne, caractérisée elle aussi par sa dignité, ce que met en relief le lexique, « très grande considération », « honneurs », « dignité », « respectable ».

Les enfants ne sont que le reflet de leurs parents : Cunégonde est réduite à son physique et à sa sensualité (« haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante ») et le fils du baron est la copie de son père (« paraissait en tout digne de son père »). Quant à Pangloss, il n’est que ce qu’il enseigne et n’a pas d’autres caractéristiques.

Si dans un premier temps, le lecteur semble plongé dans un univers qui lui rappelle celui des contes de fée, il se rend rapidement compte que la présence d’une critique sévère de la société par l’intermédiaire de Pangloss.

Voltaire oppose la prétention de richesse (- grande salle -, - meute -, - piqueurs ., - grand aumônier -, termes ou titres nobles, 1. 15 à 18) et la réalité. Les serviteurs même, tout en donnant au baron du titre de monseigneur en remarque que leur respect a des limites, tout se déroule dans une ambiance à la fois renfermé et familiale. La satire sociale atteint son point culminant avec l'exigence des quartiers de noblesse, qui annonce que derrière se cachent des exigences et des préjugés très grands et absurdes : un honnête homme est refusé comme époux, parce qu'il ne peut prouver que 71 quartiers (nombre d'ancêtres nobles) au lieu de 72. Dans ce détail se cache toute l'audace de la critique par les philosophes. On trouve ici, déjà, l'ironie qui sera repris par plusieurs auteurs comme Beaumarchais.

Le nom même de Pangloss est satirique. Dès cette première apparition il se distingue par deux traits: - oracle de la maison - (1. 26), dogmatique, il n'a aucun contradicteur; et ses discours sont ridicules. Pour le prouver, Voltaire devance le jugement du lecteur en annonçant que Pangloss enseigne la - métaphysico-théologo-cosmolonigologie - (1. 29). Dans la phrase suivante, l'allusion aux « effets sans cause » signale au lecteur averti que la philosophie, si on peut l’appeler comme cela, est un imposteur. Et l'on ne peut que s'étonner de la naïveté de Candide face à de telles mensonges, (que les nez ne furent pas inventés pour les lunettes, mais les lunettes pour les yeux faibles, que ce sont les chaussures qui ont été conçues pour protéger les jambes, et non l'inverse, que les pierres n'étaient pas destinées à être taillées. L’accumulation de tels exemples, avec des phrases construites sur un même style, crée un effet comique.

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