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Difficultés contemporaine des jeunes et moyens de prévention

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nA)-La reconsidération de la notion d'Autorité

Face à la perturbante problématique de l'Autorité chez les jeunes, philosophes, psychologues et hommes politiques semblent s'entendre sur un point : la restauration de celle-ci.

Francois Fillon, ministre de l'Education Nationale estime que " le respect de l'autorité est un impératif pour toute la societé".

Le pédiatre, Aldo Naouri dénonce la tyrannie de l'enfant roi, l'absence de véritable autorité paternelle et la prégnance des mères dans l'éducation des enfants.

Pour Alain Renaut, il faut en finir avec la notion d'autorité émanant d'une seule personne et associer à cette notion les partenaires de l'école: enseignants, parents, enfants...

Pour le psychologue Didier Pleux, il faut donner aux parents les moyens d'exprimer leur autorité.

Les parents rencontrent des difficultés liées à l'éducation des enfants.

Les parents des années 1990 sont enclins au phénomène de l'enfant-roi. L'enfant devient le sujet de toutes les attentions et est surprotégé jusqu'à ne plus avoir de limites.

Or un adolescent a besoin de règles afin de s'affirmer et de sortir du monde de l'enfance.

Gérard Mendel affirme que " l'autorité d'il y a soixante-dix ans ne reviendra pas,même à l'école".

L'enseignant joue également un rôle éducatif chez l'enfant.

Le charisme et la force de persuasion de l'enseignant sont des vecteurs d'autorité.

Toutefois exercer son autorité dans une zone défavorisée s'avère plus difficile que dans une classe ou les élèves sont triés " sur le volet".

Les problèmes d'autorité sont souvent liés à la motivation des élèves.

Ils ont une image négative de la societé et n'arrivent pas à se projeter dans l'avenir, même avec un diplôme.

En conséquence, l'enseignant se retrouve démuni de toute autorité face à l'adolescent.

Néanmoins, la notion d'autorité présente un paradoxe.

Face aux carences éducatives,dont doivent faire face parents et enseignants, s'oppose le besoin de règles et de cadre des adolescents.

Il existe chez les jeunes un désir de règles justes et négociées, plus qu'une demande d'autorité.

Selon un sondage publié par le magazine Okapi, "83 % des collégiens interrogés pensent que l'autorité est une qualité pour un professeur".

L'adolescent se réfère et prend pour modèle le professeur qui a des valeurs, une personnalité ou des qualités pédagogiques.

Les règles permettent de sécuriser l'adolescent, sans celles-ci il existe une véritable menace de débordements et de comportement à risque.

B)-La délinquance: l'expression d'un mal-etre juvénile

La statistique publiée annuellement par le Ministère de l'Intérieur et provenant des services de police et de gendarmerie, représente le seul instrument de mesure officielle de la délinquance.

Mais l'état de la délinquance n'est pas reflété intégralement puisque un nombre considérable de faits échappe à la statistique policière.

Le chiffrage exact de la délinquance semble impossible toutefois une affirmation peut être émise concernant l'augmentation significative de la violence.

Cette augmentation se matérialise sur les vingt dernières années, les coups et les blessures sont passés de 6,42 faits pour 10 000 habitants en 1987 à 9,89 en 1993 puis 16,27 en 1999.

On note également une augmentation des vols et des cambriolages sur ces quarantes dernières années.

Afin de tenter d'enrayer le phénomène de délinquance, certains spécialistes interrogent les victimes directement sur les infractions subies.

Pour Eric Debarbieux, directeur de l'Observatoire européen de la violence scolaire et professeur en sciences de l'éducation à Bordeaux, la répétition des actes de violence juvénile est au coeur de la logique délinquante.

Dans un rapport sur la délinquance des mineurs, il tente de démontrer les mécanismes de la violence des jeunes.

La réitération d'actes délicteux permet au jeune d'asseoir sa domination sur les autres.

Cette oppression quotidienne provoque chez les victimes un sentiment d'impuissance et un repli sur soi.

De plus, la notion de loi du plus fort représente une autre forme d'expression de cette violence juvénile.

Elle se caractérise par une hierarchie basée sur la force inspirés de modèles masculins machistes.

La violence verbale est un symbole de cette loi du plus fort.

Le code des garcons oblige les jeunes à adopter des comportements violents, empreint de force de caractère afin de s'assumer et de ne pas se laisser rabaisser ou insulter.

Le code des garcons rejaillit sur la gente féminine qui adopte un look de garcon afin de se protéger de toute agression sexuelle et de résister à la domination masculine.

Parallélement à cette notion de " plus fort" , pour être reconnu comme dominant il faut être visible par les autres, la violence juvénile a besoin d'être vue pour exister.

Les adolescents utilisent la violence pour se protéger et d'autre part, pour s'affirmer.

Encore, l'insécurité et la délinquance frappe plus sevèrement les cités HLM que les autres quartiers. Ainsi, s'additionne à ce phénomène de violence et de délinquance juvéniles des considérations de mixité sociale.

Au-dela d'établir un rapport sur la délinquance des jeunes, d'autres moyens d'actions peuvent être mis en place.

II/-Des moyens de prévention pour lutter contre les conduites juvéniles à risques

De nouveaux outils de luttes permettent de se prémunir contre les conduites juvéniles à risques.

Il faut qu'acteurs et partenaires sociaux assument leur responsabilité dans la prévention de ces comportements chez les adolescents ( A).

Les Collectivités Territoriales ont un rôle très important à jouer dans ce dispositif de prévention ( B).

A)-De nouveaux outils de lutte: multiciplicité des acteurs de la prévention

Dans la lutte contre la délinquance juvénile, plusieurs acteurs sont concernés.

Le pouvoir doit être réparti de facon égalitaire entre représentant de la puissance publique, du corps professorale, de la famille , et travailleurs sociaux.

Face à l'accroissement de la violence chez les jeunes, un plan gouvernemental a été instauré pour lutter contre les substances illicites, le tabac et l'alcool. Il accorde une place majeure à la prévention en proposant des campagnes grand public, une ligne téléphonique sur le cannabis, des consultations gratuites et anonymes et préconise la présence d'acteurs de la prévention lors d'evennements festifs.

Les éducateurs de rue, à l'image d'Adam Cano, sont très présents dans la prévention de la délinquance juvénile.

En outre, un espace ou se mélange éducateurs de rue, animateur de sports et de loisirs, infirmières et assistantes sociales scolaires ainsi qu'enseignant, a été crée. Il s'agit de Carrefour-Prévention qui est un lieu d'échanges des savoirs-faire, de formation et d'action.

Un des moyens de lutte et de prévention ayant déja fait ses preuves, dans le cadre de l'Education Nationale, est la classe relais qui permet à des enseignants volontaires de prendre en charge, sur une période déterminée, quelques jeunes en rupture avec l'école ( absentéisme, violences, insultes).

C'est un dispositif crée en 1998 par Claude Allègre, qui recadre l'adolescent et le confronte à lui même.

Le faible nombre d'adolescents , à savoir 5 ou 6, permet une individualisation de la prise en charge, permettant ainsi aux élèves de retrouver un minimum de considération et de confiance.

La

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