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Analyse De La Situation Sociale De La Malaisie

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pement rural donne la priorité à la diversification des cultures, l’ouverture et l’exploitation de nouvelles terres et l’accroissement de la

productivité grâce à l’adoption de nouvelles techniques agricoles. Les problèmes économiques que rencontre la population rurale sont l’absence de perspectives d’emploi et les faibles niveaux de productivité, deux facteurs à l’origine de la faiblesse des revenus et de la pauvreté. La stratégie destinée à combattre ces problèmes dans les zones rurales est arrêtée plutôt par produit et consiste à fournir des apports aussi bien « indirects » que « directs » :  Travaux de drainage et d’irrigation; construction de routes et de ponts; expansion et amélioration des écoles et établissements sanitaires; et fourniture d’eau et d’électricité.  Activités de recherche agricole par les institutions et vulgarisation des résultats de ces travaux; crédit et commercialisation; et organisation des associations de producteurs.  Promotion de la structure d’incitation au moyen de mesures tarifaires et de subventions.  Réaménagement des zones agricoles existantes.  Ouverture de nouvelles terres à l’exploitation agricole. Grâce à ces mesures, la Malaisie peut atteindre ses objectifs de production comme ses objectifs de financement au cours des deux premières décennies de développement agricole.

La Rubber Industry Smallholders’ Development Authority (RISDA) est la principale institution responsable des petits producteurs de caoutchouc. Elle gère les subventions à la replantation accordées aux petits exploitants, définis comme ceux qui sont propriétaires d’une exploitation de moins de 40 hectares. Ses activités sont complétées par celles de la Federal Land Consolidation and Rehabilitation Authority (FELCRA) qui est chargée de regrouper les parcelles morcelées en unités plus grandes et de bonifier les terres avec des cultures à haut rendement de manière à accroître l’efficacité des exploitations. Cette stratégie s’appuie sur un programme de recherche développement exécuté par le Rubber Research Institute of Malaysia (RRIM). Les exploitations de palmiers à huile sont soutenues par le Palm Oil Research Institute of Malaysia (PORIM). Dans les zones de rizières, les interventions consistent à mettre en place des mécanismes de soutien des prix et de subvention pour assurer un revenu minimal aux agriculteurs. L’office national de commercialisation joue également un rôle important en ce sens qu’il garantit l’achat de la production des agriculteurs. Outre qu’ils favorisent l’amélioration des terres déjà mises en culture, les programmes de développement rural portent également sur le défrichage, la culture et la colonisation

de nouvelles terres. Ces programmes de colonisation sont exécutés par la Federal Land and Development Authority (FELDA). Les programmes de promotion d’activités génératrices de revenus et de lutte contre la pauvreté dans les zones rurales ont tendance à être pluridimensionnels et comprennent des programmes de développement communautaire, d’alphabétisation des adultes, de conseils sur les soins à donner aux enfants, de nutrition et d’assainissement, ainsi que des initiatives visant à réorienter les attitudes et valeurs de la population rurale. Ces programmes de développement communautaire sont exécutés par l’intermédiaire d’institutions telles que la FELDA, la FELCRA et la RISDA. Le principe est de travailler par l’entremise de la structure institutionnelle traditionnelle afin d’amener les paysans à faire confiance aux programmes. Il ne fait aucun doute que la politique gouvernementale entraîna une véritable transformation de l’économie rurale. L’intégration des groupes cibles au processus de modernisation s’accompagna d’un accès à d’autres éléments du bien-être, tels qu’un meilleur assainissement (accès à l’eau courante et à l’électricité), la sensibilisation à l’importance de l’éducation pour les enfants, et la socialisation aux normes des conditions de vie modernes. L’accent mis initialement sur le développement rural permit également d’éviter un exode rural prématuré avec les conséquences néfastes qu’entraîne ce phénomène qui semble affliger de nombreuses villes des pays en développement. L’expérience de la FELDA offre des leçons intéressantes sur la façon dont un service public peut fournir un ensemble complet de mesures incitatives d’ordre économique et social pour s’attaquer au problème de la pauvreté dans les zones rurales.

III.

Pauvreté

Le succès des programmes de développement rural peut se mesurer à la façon dont ils contribuent à réduire la pauvreté et à promouvoir l’équité sociale. En ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, l’incidence de l’action gouvernementale varie en fonction du type de culture. Dans le secteur du riz, les résultats n’ont pas été très encourageants tant du point de vue de l’efficacité que de l’équité sociale mais le nouveau programme de colonisation rurale de la FELDA s’est avéré meilleur. Dans l’ensemble, l’incidence du programme de la FELDA sur le développement rural et la

création de revenus a été plus importante dans la mesure où ce programme porte sur de plus grandes superficies et où il existe une demande commerciale plus forte pour les cultures qu’il produit. La Malaisie enregistre l’une des parts de population pauvre les plus faibles parmi les pays asiatiques. L’incidence de la pauvreté s’est réduite, passant de 50 % en 1970 à 5,7 % en 2004 selon la définition nationale. L’objectif du Millénaire pour le développement consistant à réduire de 50 % la part de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté a été atteint en 1999. Malgré cette réalisation impressionnante, l’inégalité des revenus reste élevée et est même croissante. Le coefficient de Gini du pays pour la répartition des revenus était de 0,462 en 2004. Sur le plan géographique, les incidences les plus élevées sont enregistrées à Sabah et à Kelantan. Les différences ethniques restent marquées ; l’incidence de la pauvreté en 2004 était de 8,3 % dans le cas des Bumiputra (une part importante d’entre eux appartenant à la communauté indigène des Orang Asli en Malaisie péninsulaire et aux communautés indigènes de Sabah et Sarawak), de 0,6 % dans le cas des Chinois et de 2,9 % pour les Indiens. Les populations indigènes de Malaisie sont de plus en plus marginalisées, privées du droit de vote et détachées des forêts dans lesquelles elles vivent et dont elles dépendent. La pauvreté se caractérise, en outre, par d’importantes inégalités entre les hommes et les femmes pour des raisons religieuses et culturelles.

Le NEP et, depuis 1990, le NDP sont l’équivalent d’un « contrat social » entre les autorités fédérales et les groupes ethniques. Les autorités fédérales garantissent aux Chinois et aux Indiens qu’ils seront les bienvenus en Malaisie, leur « patrie d’adoption », qu’ils jouiront des mêmes droits et du même traitement sous la Constitution fédérale et qu’ils pourront y être prospères. Entre-temps, les Bumiputra, ou les personnes originaires de la Fédération malaisienne, bénéficieraient d’un traitement préférentiel, conféré par la loi (Constitution), dans bon nombre de domaines afin de les aider à échapper à la précarité et à acquérir une part des revenus et richesses du pays qui soit plus en rapport avec la part qu’ils représentent dans la population. Cette discrimination positive s’infiltre dans quasiment tous les aspects de la vie en Malaisie, de l’enseignement supérieur au crédit bancaire en passant par le logement, l’emploi dans le secteur public et les quotas réservés dans des entreprises cotées en bourse et des entreprises étrangères en ce qui concerne la participation, les postes de direction et l’emploi. Les écoles publiques et les administrations publiques doivent adopter pleinement le bahasa, la langue malaisienne. La croissance économique rapide du pays a permis de progresser vers cet

objectif sans que ceci ait des implications traumatisantes pour les autres groupes ethniques.

IV.

Les services sociaux de base

L’amélioration des services sociaux s’explique davantage par le résultat des politiques sociales que par la croissance économique qui augmente le pouvoir d’achat de la population. L’augmentation des revenus et, par conséquent, de la demande ne garantit pas qu’une population, en particulier les populations vivant dans les zones rurales, aura accès à des services sociaux adéquats. Il est tout aussi important que les services soient accessibles mais aussi abordables. Les pouvoirs publics ont activement contribué à fournir directement aux populations des services essentiels tels que la santé et l’éducation.

1. Éducation

Un peu d’Histoire :

Sous l’administration coloniale, dans les zones urbaines, les pouvoirs publics et les missions chrétiennes assurent un enseignement en anglais et, dans les zones rurales, seule une forme rudimentaire d’enseignement primaire est offerte aux Malais dans leur langue. Très tôt, on comprend que l’éducation universelle est nécessaire pour forger une nation à partir des éléments disparates de la nouvelle Fédération malaise. Après l’indépendance, les pouvoirs

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